Bélarus : des députés lituaniens demandent des sanctions européennes à l’encontre de Minsk

Un groupe de députés lituaniens (membres des parlements lituanien et européen) ont appelé le 22 juillet à la mise en place de sanctions à l’encontre du gouvernement bélarusse. Il s’agit de faire pression sur Minsk qui applique actuellement des mesures de répression violentes contre l’opposition et les médias, alors que le pays est en pleine campagne avant l’élection présidentielle du 9 août.

Une lettre a donc été signée, notamment, par les présidents respectifs des comités aux Affaires européennes et aux Affaires étrangères du Parlement, Gediminas Kirkilas et Juozas Bernatonis, ainsi que par le chef de file de l’opposition parlementaire conservatrice Gabrielius Landsbergis et celle du Mouvement libéral Viktorija Čmylitė-Nielsen. Cette lettre s’adresse aux dirigeants des institutions européennes et rappelle l’urgence qu’il y a à manifester la position ferme de l’UE qui « ne doit pas tolérer les actions brutales du régime autoritaire de Loukachenka ». Les signataires demandent donc le renouvellement des sanctions à l’égard des autorités du pays et des responsables des répressions.

Pour G. Landsbergis, « rester silencieux reviendrait à soutenir et encourager », alors que « la démocratie est piétinée brutalement à la toute proximité [de l’UE] et que des opposants politiques sont persécutés et des innocents incarcérés ». Selon lui, la politique de l’autruche qui consisterait à fermer les yeux et à cajoler un dictateur pourrait conduire non seulement à la capitulation morale de l’Europe mais aussi à la trahison de milliers de Bélarusses qui descendent dans la rue pour réclamer la démocratie.

Une semaine avant, le ministre lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevičius, avait exprimé sa préoccupation face au tour que prenait cette campagne électorale et prévenu que les répressions constatées ne seraient pas sans influence sur l’évolution des relations entre le Bélarus et l’UE. Le 22 juillet, le Ministre a estimé que la Lituanie devrait interdire l’entrée de son territoire aux responsables des répressions, en vertu de la liste Magnitsky (qui, pour le moment inclut des citoyens russes et saoudiens), entreprise qu’il a qualifiée de « délicate ».

Sources : The Baltic Times, LRT.lt, BNS.

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