Bulgarie : Boïko ‘Keynes’ Borissov adopte un plan de relance post-Covid

Faisant face à une crise politique couplée à une crise sanitaire inédites depuis qu’il exerce le pouvoir, le Premier ministre bulgare de centre-droit Boïko Borissov s’est résigné à engager un vaste plan de relance, aux antipodes de ses ambitions austéritaires annoncées au moment des législatives anticipées de 2017.

Le gouvernement bulgare s’engage à débloquer une enveloppe de 1,163 milliard de lévas (près de 595 millions d’euros) pour contrer les conséquences du coronavirus. Sur ce total, 730 millions de lévas sont destinés aux mesures sociales et 430 aux mesures économiques.

Parmi les mesures sociales les plus emblématiques, on peut citer l’augmentation de 30 % des sommes versées aux administrations chargées de la gestion de la pandémie (y compris la revalorisation des heures supplémentaires et du taux de rémunération du travail de nuit pour les employés de première ligne), le relèvement du budget de l’aide sociale à l’enfance ainsi que de celui des hôpitaux, l’augmentation de 50 lévas de toutes les pensions de retraite pendant 3 mois renouvelables, le relèvement de 10 % des taux de remboursement de l’assurance maladie, l’augmentation du fonds dédié à l’aide à domicile, le passage de l’allocation chômage de 9 à 12 lévas par jour ou encore le déblocage de fonds supplémentaires pour les intermittents du spectacle.

Au titre des mesures économiques, on note des aides à l’investissement, une prime de 210 lévas pour les personnels du tourisme en charge de la prévention du virus, une subvention pour les compagnies aériennes de 35 euros par siège occupé sur les vols charters à destination de la Bulgarie, des fonds pour le développement territorial et les projets d’infrastructures routières, ainsi que la réduction de 9 % de la TVA pour les agences de voyage.

D’après la Commission européenne, la Bulgarie devrait connaître une évolution de son PIB en 2020 de l’ordre de -7,2 % (contre +3,4 % en 2019), due principalement à l’état d’urgence décrété le 13 mars 2020, à l’effondrement de l’activité internationale, à la réduction de la demande intérieure et au ralentissement des investissements.

Sources : Nova.bg, BNR, Commission européenne.

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