Vladimir Poutine à la recherche de soutien politique en Ouzbékistan

Par Hélène Rousselot (sources : Golos Ameriki, Nezavisimaïa Gazeta, Regnum)

En partance pour l’Inde, le président russe Vladimir Poutine s’est arrêté dans la capitale ouzbèke Tachkent, le 10 décembre 2014. Parmi les paroles de bienvenue convenues, le président ouzbek Islam Karimov a évoqué le caractère stabilisateur de la Russie dans la région centrasiatique et les deux hommes ont réitéré leurs inquiétudes dues aux conséquences du retrait des forces américaines d’Afghanistan, tout comme l’avaient fait les chefs d’État kazakh et turkmène début décembre.

Malgré les agacements russes face à certaines postures de l’Ouzbékistan qui interrompt fréquemment ses livraisons de gaz au Kirghizstan et se montre par ailleurs réservée quant à son éventuelle adhésion à l’Union eurasiatique (qui entre en vigueur le 1er janvier 2015), Moscou a annulé la dette ouzbèke de 865 millions de dollars, contractée au cours de la première moitié des années 1990. Сette annulation devrait permettre d’ouvrir de nouvelles lignes de crédit, notamment pour la vente d’armes. De plus, la société pétrolière russe Lukoil s’est engagée à investir 5 milliards de dollars en Ouzbékistan d’ici… 2039. Sans doute la Russie espère-t-elle en retour un minimum de soutien de la part de l’Ouzbékistan, afin de contrebalancer son isolement international croissant.

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