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	<title>Peco Archives - REGARD SUR L&#039;EST</title>
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		<title>Roumanie : avenir incertain pour le chantier naval de Mangalia</title>
		<link>https://regard-est.com/roumanie-avenir-incertain-pour-le-chantier-naval-de-mangalia</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 00:44:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Fondé il y a 50 ans, le chantier naval roumain de Mangalia, situé au bord de la mer Noire, a été déclaré en faillite en avril 2026. Depuis, les effectifs ont été réduits de près d’un millier d’employés et seule une centaine d’emplois a été maintenue ; il s’agit des postes strictement nécessaires pour assurer les fonctions de nettoyage et de maintenance du site. L’infrastructure industrielle a été mise en vente pour un montant de 186 M€. Plusieurs enchères ont été réalisées au cours des derniers mois, mais sans trouver d’acquéreur à ce prix élevé.</p>
<p style="text-align: justify;">Après d’âpres négociations avec l’État roumain, le groupe de défense allemand Rheinmetall vient pourtant de se porter acquéreur du complexe pour un montant (hors TVA) de 138 M€. L’achat a été signé le 9 octobre 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le gouvernement roumain présente l’opération comme un franc succès, le milieu syndical local est moins enthousiaste. Ainsi, Bogdan Hossu, dirigeant de la confédération syndicale Cartel Alfa, a indiqué que d’autres opérations de rachat du site avaient déjà été réalisées sur ce complexe sans jamais permettre d’assurer au chantier un avenir stable ou prometteur. L’avenir à court terme est certes assuré, avec un contrat de construction de quatre navires de guerre roumains, chantier prévu pour trois ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cet investissement est financé par les fonds SAFE (Security Action for Europe), c’est-à-dire des sommes empruntées par la Roumanie et non des financements étrangers. De plus, une fois les navires livrés à la marine roumaine en 2030, rien n’empêchera la société allemande de fermer le chantier naval. En effet, en raison de l’absence de droits de licence, la production locale se limite à des opérations d'assemblage destinées à l’État roumain : le chantier ne peut donc prendre rang sur le marché international de la construction navale, pourtant seul gage d’une activité florissante et durable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Jurnalul National, DIGI 24, Mediafax.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
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		<item>
		<title>Ukraine : au cœur du basculement énergétique européen</title>
		<link>https://regard-est.com/ukraine-au-coeur-du-basculement-energetique-europeen</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 00:43:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En frappant les centrales, les postes électriques et les installations gazières, la Russie ne cherche pas seulement à plonger l’Ukraine dans le noir. Elle transforme [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/ukraine-au-coeur-du-basculement-energetique-europeen">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>En frappant les centrales, les postes électriques et les installations gazières, la Russie ne cherche pas seulement à plonger l’Ukraine dans le noir. Elle transforme l’énergie en arme, multiplie les dommages environnementaux et pousse l’Union européenne à rompre avec le gaz russe. Derrière l’urgence se dessine déjà un choix<em> </em>: reconstruire le système d’hier ou inventer une architecture plus locale, plus robuste et plus verte.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-20153-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20153-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20153-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-20154" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko-300x200.jpg" alt="Char russe détruit au milieu de la forêt, région de Kyïv (photo libre de droit, Alex Fedorenko Unsplash)." width="300" height="200" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko-300x200.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko-1024x683.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko-768x512.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko-1536x1024.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko-272x182.jpg 272w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-19-UKR-Energie-Estefania-alex-fedorenko.jpg 1920w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022, le système énergétique ukrainien n’est plus un simple dommage collatéral. Dès l’automne suivant, les frappes de missiles et de drones contre les centrales, les postes de transformation, les réseaux de chaleur et les dépôts de carburant sont devenus une campagne récurrente. Les objectifs sont militaires, économiques et psychologiques : affaiblir l’industrie, compliquer la logistique et rendre la vie quotidienne intenable, surtout en hiver.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plonger un pays dans le noir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La vulnérabilité est à la mesure du système hérité de l’époque soviétique : puissant, centralisé et interdépendant. Avant l’invasion à grande échelle, l’Ukraine disposait d’environ 38 gigawatts de capacité de production. Selon <a href="https://www.iea.org/reports/ukraines-energy-security/a-pre-winter-assessment">l’Agence internationale de l’énergie</a>, 19 GW ont été occupés, détruits ou endommagés au cours de la première année de conflit. Après la vague d’attaques du printemps 2024, il n’en restait plus que 12. Des réparations ont permis de récupérer plusieurs gigawatts, mais chaque remise en service demeure exposée à une nouvelle frappe. Les trois centrales nucléaires encore exploitées dans les zones contrôlées par Kyïv assurent à elles seules environ la moitié de la capacité de production disponible : elles stabilisent le réseau tout en concentrant une part essentielle de sa sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://enlargement.ec.europa.eu/news/updated-ukraine-recovery-and-reconstruction-needs-assessment-released-2026-02-23_en">L’évaluation conjointe publiée en février 2026</a> par la Banque mondiale, l’Union européenne, les Nations unies et le gouvernement ukrainien mesure l’aggravation : les dommages subis par les actifs énergétiques ont encore progressé d’environ 21 % en 2025. La production, le transport d’électricité, la distribution, le chauffage urbain et les infrastructures gazières sont touchés simultanément. Réparer ne signifie donc plus revenir à la situation antérieure, mais maintenir un système en mouvement sous le feu.</p>
<p style="text-align: justify;">Une décision prise dans l’urgence a évité un isolement total. Le 16 mars 2022, trois semaines après l’invasion, <a href="https://www.entsoe.eu/news/2022/03/16/continental-europe-successful-synchronisation-with-ukraine-and-moldova-power-systems/">les réseaux électriques ukrainien et moldave ont été synchronisés</a> avec celui de l’Europe continentale. Cette connexion permet d’importer en cas de pénurie et d’exporter lorsque la production le permet. <a href="https://www.iea.org/reports/ukraines-energy-security/a-pre-winter-assessment">En 2024, l’Ukraine a acheté un volume record de 4 436 GWh</a> à ses voisins. Le câble est ainsi devenu à la fois une ligne de survie et un nouvel ancrage géopolitique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vie au rythme des coupures</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une panne nationale ne se résume pas seulement à l’absence de lumière. Sans électricité, les pompes à eau s’arrêtent, les réseaux mobiles faiblissent, les ascenseurs se figent, les commerces perdent leurs stocks réfrigérés et les hôpitaux basculent sur leurs groupes électrogènes. Quand le chauffage urbain et le gaz sont également visés, la coupure devient une menace directe pour la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 23 janvier 2026, après de nouvelles frappes et à des températures descendant jusqu’à –20°C, <a href="https://civil-protection-humanitarian-aid.ec.europa.eu/news-stories/news/eu-deploys-emergency-generators-russian-strikes-leave-1-million-ukrainians-without-power-20degc-2026-01-23_en">plus d’un million d’Ukrainiens</a> se sont retrouvés sans électricité, sans eau ni chauffage. La Commission européenne a alors envoyé 447 générateurs d’urgence ; près de 10 000 avaient déjà été livrés depuis 2022. Ces équipements assurent des services essentiels, mais ils illustrent aussi une résilience précaire, dépendante du diesel, des pièces détachées et d’une logistique internationale permanente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les habitants, la guerre énergétique impose une discipline invisible : recharger les appareils dès que le courant revient, stocker de l’eau, déplacer le travail ou les repas au rythme des délestages, trouver un lieu de refuge chauffé et connecté. Les effets sont inégaux. Les personnes âgées, malades ou handicapées, les familles modestes et les communes proches du front disposent de moins de solutions de secours. La destruction d’une sous-station située à des centaines de kilomètres peut ainsi interrompre un traitement, un cours à distance ou l’approvisionnement d’un village.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise sociale se double enfin d’une pollution diffuse. L’incendie d’un dépôt de carburant ou d’une installation industrielle libère des fumées toxiques ; la rupture des réseaux d’assainissement contamine les eaux ; le recours massif aux groupes électrogènes déplace les émissions au cœur des quartiers. En temps de guerre, la frontière entre l’urgence humanitaire et le dommage environnemental s’efface.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des mégawatts perdus, des territoires contaminés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les traces les plus durables ne sont pas toujours les plus visibles. Les explosions et les munitions dispersent du plomb, du mercure, de l’arsenic et d’autres substances susceptibles d’atteindre les sols, les nappes et, à terme, la chaîne alimentaire. <a href="https://joint-research-centre.ec.europa.eu/jrc-news-and-updates/war-worsens-climate-and-environmental-challenges-ukraine-2025-04-11_en">Le Centre commun de recherche de la Commission européenne</a> rappelle que l’agriculture représentait encore 11 % du PIB ukrainien et 60 % de ses exportations en 2023. La contamination s’ajoute à l’érosion et à la dégradation de terres parmi les plus fertiles d’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Les forêts constituent un autre front. En 2024, les satellites ont recensé <a href="https://joint-research-centre.ec.europa.eu/jrc-news-and-updates/ukraine-hit-record-breaking-wildfires-2024-2025-03-25_en">965 000 hectares brûlés en Ukraine</a>, soit plus du double de la surface incendiée dans toute l’Union européenne au cours de la même année. La carte des principaux feux épouse largement la ligne de front. Les tirs favorisent les départs d’incendie ; les mines, les munitions non explosées et les combats empêchent les pompiers d’intervenir et compliquent ensuite la restauration des écosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">La rupture du barrage de Kakhovka, le 6 juin 2023, a donné une dimension régionale à cette vulnérabilité. L’inondation de l’aval, l’assèchement du réservoir et la mobilisation de sédiments pollués ont affecté l’eau potable, l’irrigation, les habitats du Dniepr et ceux de la mer Noire. <a href="https://www.unep.org/resources/report/rapid-environmental-assessment-kakhovka-dam-breach-ukraine-2023">Le Programme des Nations unies pour l’environnement</a> estime qu’une partie des dommages est irréversible et que leurs effets sur les écosystèmes et la santé humaine pourraient durer des décennies.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étendue exacte du passif demeure pourtant difficile à établir. Les zones occupées, minées ou proches des combats échappent souvent aux prélèvements de terrain ; les stations de mesure elles-mêmes peuvent être détruites. Reconstruire exige donc aussi de restaurer les réseaux de surveillance de l’air, de l’eau, des sols et du littoral. Sans données comparables et publiques, les pollutions risquent de devenir les dettes invisibles de l’après-guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sortir du gaz russe, reconstruire autrement</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette guerre énergétique a provoqué un basculement européen que des années de débats n’avaient pas obtenu. <a href="https://www.iea.org/reports/world-energy-outlook-2023">Entre 2018 et 2021, la Russie couvrait en moyenne plus de 40 % de la demande gazière de l’Union</a>. En 2025, sa part était tombée à environ 13 % des importations mais représentait encore plus de 15 milliards d’euros. En janvier 2026, <a href="https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/01/26/russian-gas-imports-council-gives-final-greenlight-to-a-stepwise-ban/">les Vingt-Sept ont définitivement adopté l’interdiction progressive du gaz russe</a> : elle doit devenir complète courant 2027 pour le gaz naturel liquéfié comme pour le gaz acheminé par gazoduc.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette rupture réduit un levier politique majeur de Moscou. Elle ne constitue pas, à elle seule, une transition écologique. Remplacer les gazoducs russes par du gaz naturel liquéfié provenant d’autres régions diversifie les fournisseurs, mais maintient une dépendance aux combustibles fossiles, des infrastructures coûteuses et crée de nouvelles vulnérabilités. Sécurité énergétique et décarbonation ne convergent que si la baisse des importations s’accompagne d’efficacité, d’électrification, de renouvelables et de sobriété.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Ukraine concentre ce dilemme. Reconstruire de grandes centrales centralisées permettrait de rétablir rapidement des volumes importants, mais recréerait des cibles faciles à identifier. <a href="https://www.iea.org/reports/empowering-ukraine-through-a-decentralised-electricity-system">L’Agence internationale de l’énergie recommande de combiner ces équipements avec des ressources distribuées</a> : solaire, éolien, batteries, cogénération locale et petits moyens pilotables. Un réseau composé de nombreuses unités est plus difficile à paralyser d’un seul coup ; il peut aussi rapprocher la production des hôpitaux, entreprises et municipalités qui en dépendent.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de <a href="https://enlargement.ec.europa.eu/news/eu-steps-support-ukraines-defence-recovery-and-reconstruction-ukraine-recovery-conference-2026-2026-06-25_en">la conférence sur la reconstruction de Gdańsk, en juin 2026</a>, la Commission européenne a annoncé 100 millions d’euros de garanties destinées à stabiliser le système ukrainien, à restaurer les capacités renouvelables et à améliorer l’efficacité énergétique. L’enjeu dépasse cependant le financement. Il faudra arbitrer entre urgence et planification, centrales et micro-réseaux, protection physique et ouverture des données, coûts immédiats et pollution future.</p>
<p style="text-align: justify;">La guerre n’a pas fait de la transition verte un « bénéfice collatéral » : elle a révélé le prix humain et stratégique de la dépendance. Elle a aussi montré que l’énergie n’est pas un secteur parmi d’autres, mais bien l’infrastructure qui permet à toutes les autres de fonctionner. En Ukraine comme dans l’Union européenne, la souveraineté énergétique se mesurera désormais moins au volume de combustible stocké qu’à la capacité des réseaux à résister, à se réparer et à se transformer sans sacrifier les territoires qu’ils doivent protéger.</p>
<p><strong>Vignette :</strong> Char russe détruit au milieu de la forêt, région de Kyïv (photo libre de droit, Alex Fedorenko Unsplash).</p>
<p>* Estefania Granda Orozco est diplômée du Master en management durable et Impact social de l’ESSCA School of Management à Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Estefania Granda Orozco (2026), « Ukraine : au cœur du basculement énergétique européen », <em>Regard sur l'Est</em>, 19 octobre.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.23571217"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.23571217.svg" alt="10.5281/zenodo.23571217" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.23571217']" /></a></p>
<p><a href="#h1"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
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		<item>
		<title>Bélarus : importation non conventionnelle de produits de consommation polonais</title>
		<link>https://regard-est.com/belarus-importation-non-conventionnelle-de-produits-de-consommation-polonais</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 00:36:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Placé sous sanctions européennes depuis des années, le Bélarus pratique des mesures de contournement de l’embargo : des produits alimentaires (thé, café, épices, chocolat, confiseries...) de [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/belarus-importation-non-conventionnelle-de-produits-de-consommation-polonais">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-20151"  class="panel-layout" ><div id="pg-20151-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20151-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20151-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Placé sous sanctions européennes depuis des années, le Bélarus pratique des mesures de contournement de l’embargo : des produits alimentaires (thé, café, épices, chocolat, confiseries...) de grandes enseignes polonaises comme Biedronka se retrouvent régulièrement sur les étals des marchés locaux, où ils sont revendus à des prix bien supérieurs. Un paquet de boisson cacaotée est par exemple revendu trois fois le prix de départ (de 14 zlotys en Pologne à l’équivalant de 45 zlotys au Bélarus) et les mêmes paquets de bonbons de la marque Haribo passent de 5 à 13,5 zlotys entre le magasin Biedronka et le marché de la ville de Hrodna, près de la frontière polonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Des journalistes polonais ont enquêté pour comprendre comment ces produits traversaient la frontière. Ils ont découvert que les transferts étaient effectués par de simples particuliers faisant office de transporteurs, missionnés par des entrepreneurs bélarusses. Ces derniers leur commandent pour 15 à 25kg de marchandises et, une fois, le transfert réalisé, s’occupent de la détaxe auprès des autorités locales, parfois en faisant appel à une personne spécialisée qui empoche une commission (6 à 7 %).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces importations sont rendues possibles par le fait que la réglementation édictée par Minsk autorise chaque habitant du Bélarus à importer pour son usage personnel jusqu’à 25kg de produits étrangers sans payer de droits de douane, dans la limite d’une valeur n’excédant pas 500€.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Zerkalo, MOST.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
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		<item>
		<title>Les dossiers parus dans Regard sur l&#8217;Est depuis 1996</title>
		<link>https://regard-est.com/les-dossiers-parus-dans-regard-sur-lest-depuis-1996</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 18:10:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>#77 – Naître à l’Est (10/2024) #76 – L’Asie centrale, des équilibres en devenir (09/2024) #75 Des ponts à l’Est : Liens, blessures et symboles (04/2020) [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/les-dossiers-parus-dans-regard-sur-lest-depuis-1996">Read More</a></span></p>
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	<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-11922 alignright" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2018/06/Logo_regard.gif_400x400.jpg" alt="" width="118" height="118" /><a href="https://regard-est.com/dossier-77-naitre-a-lest"><span style="font-size: 1.125rem;">#77 – Naître à l’Est (10/2024)</span></a></p>
<p><a href="https://regard-est.com/dossier-76-lasie-centrale-des-equilibres-en-devenir">#76 – L’Asie centrale, des équilibres en devenir (09/2024)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/des-ponts-a-lest-liens-blessures-et-symboles">#75 Des ponts à l’Est : Liens, blessures et symboles (04/2020)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-74-pologne-que-veux-tu">#74 Pologne. Que veux-tu ? (06/2018)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-73-a-lest-des-terres-dexils">#73 À l’Est, des terres d’exils (10/2017</a><a href="http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1682">)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-72-a-lest-des-territoires-aux-statuts-incertains">#72 À l’Est, des territoires aux statuts incertains (09/2016)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-71-la-roumanie-de-klaus-iohannis">#71 La Roumanie de Klaus Iohannis (02/2016)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-70-manger-a-lest-au-dela-du-plaisir">#70 Manger à l'Est: Au-delà du plaisir (11/2015)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-69-le-sexe-a-lest">#69 Le sexe à l’Est (04/2015)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-68-des-lieux-hors-du-monde-les-iles-a-lest">#68 Des lieux hors du monde: les îles à l’Est (12/2014)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-67-portrait-du-belarus">#67 Portrait du Bélarus (06/2014)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-66-sports-a-lest">#66 Sports à l'Est (02/2014)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-65-riga-une-capitale">#65 Riga, une capitale (12/2013)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-64-la-place-de-lenfant-dans-les-societes-centre-et-est-europeennes">#64 La place de l’enfant dans les sociétés centre et est-européennes (06/2013)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-63-la-foret-a-lest">#63 La forêt à l’Est (04/2013)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-62-frontieres-recomposees-a-lest">#62 Frontières recomposées à l’Est (12/2012)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-61-projets-durbanisme-a-lest">#61 Projets d’urbanisme à l’Est (07/2012)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-60-un-an-apres-fukushima-quelles-politiques-energetiques-a-lest">#60 Un an après Fukushima: Quelles politiques énergétiques à l’Est (04/2012)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-59-citoyennete-et-nationalite-a-lest">#59 Citoyenneté et Nationalité à l'Est (12/2011)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-58-le-renouveau-du-monde-juif-en-europe-centrale-et-orientale-2">#58 Le renouveau du monde juif en Europe centrale et orientale (07/2011)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-57-regards-de-lest-sur-lunion-europeenne">#57 Regards de l’Est sur l’Union européenne (04/2011)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-56-la-russie-et-son-etranger-proche">#56 La Russie et son ‘étranger proche’ (12/2010)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-55-strategies-et-rivalites-en-mer-caspienne">#55 Stratégies et rivalités en mer Caspienne (09/2010)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-54-portrait-du-nord-de-la-russie-europeenne">#54 Portrait du Nord de la Russie européenne (04/2010)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-53-femmes-a-lest">#53 Femmes à l'Est (01/2010)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-52-dependance-energetique-vis-a-vis-de-la-russie">#52 Dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie (10/2009)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-51-politiques-et-pratiques-linguistiques">#51 Politiques et pratiques linguistiques (03/2009)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-50-ecologie-a-lest">#50 Ecologie à l'Est (01/2009)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-49-boissons-a-lest">#49 Boissons à l'Est (07/2008)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-48-asie-centrale-union-europeenne-une-belle-indifference">#48 Asie centrale-UE: une «belle» indifférence ? (04/2008)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-47-les-villes-nouvelles-a-lest">#47 Les Villes nouvelles (11/2007)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-46-les-turcs-deurope">#46 Les Turcs d'Europe (06/2007)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-45-intelligence-economique-quel-enjeu-a-lest">#45 Intelligence économique, quel enjeu à l'Est (01/2007)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-44-bulgarie-roumanie-enjeux-dune-nouvelle-adhesion">#44 Bulgarie, Roumanie : enjeux d'une nouvelle adhésion (11/2006)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-43-le-tourisme-a-lest">#43 Le tourisme à l'Est (07/2006)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-42-lelectricite-apres-tchernobyl-le-grand-marche-europeen-sorganise">#42 L'électricité après Tchernobyl, le marché s'organise (04/2006)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-41-choc-des-generations">#41 Choc des générations (01/2006)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-40-medias-a-lest-les-raisons-des-espoirs-decus">#40 Les médias à l'Est (05/2005)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-39-russie-multiethnique-les-tatars-de-saratov">#39 Russie multiéthnique : les Tatars de Saratov (01/2005)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-38-adhesion-dankara-sous-langle-des-relations-armeno-turques">#38 Adhésion d’Ankara sous l’angle des relations arméno-turques (10/2004)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-37-securite-dans-la-nouvelle-europe-a-25">#37 Sécurité dans la nouvelle Europe à 25 (07/2004)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-36-capitales-de-lest-sous-les-feux-des-lumieres">#36 "Capitales de l'Est, sous le feu des lumières ! (04/2004)"</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-35-les-reseaux-culturels-est-ouest">#35 Réseaux culturels Est-Ouest (01/2004)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-34-musulmans-des-balkans-musulmans-deurope">#34 Musulmans des Balkans, Musulmans d'Europe (09/2003)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-33-sur-les-rives-de-la-mer-noire">#33 Sur les rives de la mer Noire (05/2003)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-32-froid">#32 Froid (01/2003)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-31-luniversite-russe-a-lepreuve">#31 L'université russe à l'épreuve (11/2002)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-30-mythes-et-symboles">#30 Mythes et symboles (07/2002)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-29-charbon-or-diamants-ces-richesses-qui-nous-minent">#29 Charbon, or, diamants, ces richesses ... (05/2002)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-28-lest-court-toujours">#28 L'Est court toujours (01/2002)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-27-lenigme-du-sous-rire">#27 L'énigme du sous-rire (11/2001)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-26-oural-ourals">#26 Oural, Ourals ? (05/2001)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-25-marches-alimentaires">#25 Marchés alimentaires (03/2001)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-24-nouvel-espace-nouvelles-menaces">#24 Nouvel espace, nouvelles menaces ? (01/2001)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-23-lviv-une-ville-en-devenir">#23 Lviv, une ville en devenir (11/2000)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-22-une-autre-serbie-peut-etre">#22 Une autre Serbie. Peut-être... (09/2000)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-21-slovaquie-le-poids-des-heritages">#21 Slovaquie, le poids des héritages (05/2000)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-20-caucase">#20 Caucase (03/2000)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-19-espace-baltique">#19 L'espace baltique (01/2000)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-18-1989-1999-en-attendant-leurope">#18 1989-1999... En attendant l'Europe (11/1999)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-17-migrations-emigration-immigration">#17 Migration, émigration, immigration (09/1999)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-16-1999-aux-frontieres-du-kosovo">#16 1999 - Aux frontières du Kosovo (07/1999)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-15-la-russie-ne-releve-pas-de-la-raison">#15 La Russie ne relève pas de la raison (05/1999)</a></p>
<p><a href="http://regard-est.com/dossier-15-la-russie-ne-releve-pas-de-la-raison">#14 http://regard-est.com/dossier-15-la-russie-ne-releve-pas-de-la-raison  (03/1999)</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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#12 La Macédoine à l'épreuve (11/1998)<br />
#11 Quel horizon pour la Biélorussie ? (09/1998)<br />
#10 Kosovo : rencontre avec l'UCK (07/1998)<br />
#09 Kosovo : un drame attendu (05/1998)<br />
#08 Le séparatisme criméen (03/1998)<br />
#07 L'après-guerre en Croatie (01/1998)<br />
#06 Quelle paix en Bosnie ? (09/1997)<br />
#05 La Lettonie et le réveil balte (05/1997)<br />
#04 La renaissance tchèque (03/1997)<br />
#03 Roumanie : l'enjeu des élections (01/1997)<br />
#02 La Bulgarie, vers une transition difficile (09/1996)<br />
#01 Pologne: perspectives d'adhésion à l'UE (05/1996)</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>République tchèque : résultats historiques de l’opérateur ferroviaire national</title>
		<link>https://regard-est.com/republique-tcheque-resultats-historiques-de-loperateur-ferroviaire-national</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 00:36:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Principal opérateur ferroviaire de transport de voyageurs en République tchèque, le groupe České dráhy (ČD) vient d’annoncer d’excellents résultats pour le premier semestre 2026 : son bénéfice, [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/republique-tcheque-resultats-historiques-de-loperateur-ferroviaire-national">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-20139"  class="panel-layout" ><div id="pg-20139-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20139-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20139-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Principal opérateur ferroviaire de transport de voyageurs en République tchèque, le groupe České dráhy (ČD) vient d’annoncer d’excellents résultats pour le premier semestre 2026 : son bénéfice, tous secteurs confondus et avant impôt, s’élève pour cette période à 2 Mds de couronnes. Jamais dans son histoire, la compagnie nationale n’avait obtenu des données comptables aussi exceptionnelles. Pour la même période en 2025, ses bénéfices avoisinaient 444 M de couronnes.</p>
<p style="text-align: justify;">ČD a transporté 85,5 millions de passagers au cours des 6 premiers mois de l’année, soit près de 7 % de plus qu’au cours du premier semestre 2025. En conséquence, ce secteur a enregistré un gain financier semestriel (avant impôt) d’un montant de 1,489 Md de couronnes ; la suite d’une hausse de 40 % sur une année.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette croissance significative, Jiří Ješeta, directeur général adjoint de ČD chargé du transport de passagers, l’explique principalement par la fréquentation accrue à la fois des liaisons de banlieue et des lignes longue distance mais aussi par les investissements réalisés par l’entreprise dans le matériel roulant et les services. L’augmentation de la prise en charge de passagers a également été favorisée par le maillage du réseau ferroviaire national, plus dense qu’ailleurs en Europe, qui permet de desservir quotidiennement les usagers dans les petits bourgs.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accroissement du recours au train comme moyen de transport privilégié concerne également la circulation des marchandises. Ainsi, la filière fret, ČD Cargo (plus grand prestataire de fret ferroviaire en République tchèque), déficitaire au cours des dernières années, a clôturé le premier semestre dans le vert, annonçant même un bénéfice avant impôts d’un montant de 385 M de couronnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres exceptionnels s’expliquent probablement pour partie par la croissance du prix de l’essence et du diesel, qui a amené nombre de conducteurs à privilégier le déplacements en train.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Hospodářské noviny, České noviny, iŽeleznice.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Ukraine : Kyïv dénonce de nouvelles opérations russes de désinformation sur les réseaux sociaux et Telegram</title>
		<link>https://regard-est.com/ukraine-kyiv-denonce-de-nouvelles-operations-russes-de-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux-et-telegram</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 00:37:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la guerre d’invasion de l’Ukraine, le Kremlin dans le cadre de sa stratégie militaire instrumentalise les réseaux sociaux pour y diffuser [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/ukraine-kyiv-denonce-de-nouvelles-operations-russes-de-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux-et-telegram">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-20131"  class="panel-layout" ><div id="pg-20131-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20131-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20131-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Depuis le début de la guerre d’invasion de l’Ukraine, le Kremlin dans le cadre de sa stratégie militaire instrumentalise les réseaux sociaux pour y diffuser de fausses informations, souvent avec l’aide de l’intelligence artificielle, afin de discréditer Kyïv et les pays qui lui viennent en soutien. Les autorités ukrainiennes se voient régulièrement obligées de démentir la réalité de ces nouvelles et des images qui les accompagnent.</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre 2026, les autorités ukrainiennes avaient dénoncé les fausses informations diffusées par le réseau Tik-Tok et des chaînes Telegram russes, notamment le détournement des éditions du 17 septembre du quotidien français <em>Nice-Matin</em> et de l’hebdomadaire <em>Marianne</em> (N° 1540). La désinformation consistait à faire paraître des unes annonçant le décès d’un militaire britannique, dénommé Paul Wilks, en Ukraine à la suite de la mauvaise manipulation d’une grenade par un soldat ukrainien. Les numéros de presse originaux ne faisaient aucune mention de ces nouvelles. Les faits ont également été démentis par les autorités britanniques. Pour Kyïv, ces documents visaient à la fois à donner l’image de troupes ukrainiennes incompétentes et à signaler la présence de troupes de pays de l’OTAN sur le front côté ukrainien, justifiant la rhétorique habituelle du Kremlin.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin du mois de septembre, une vidéo générée par l’IA et circulant sur les réseaux sociaux montrait cette fois-ci des soldats ukrainiens revêtant des vêtements civils, notamment en se travestissant en vieille femme, pour se déplacer sur la ligne de front. Les autorités ukrainiennes soupçonnent là aussi la Russie d’être à l’origine de ces documents. La falsification a été mise à jour par l’observation attentive de la séquence permettant de détecter le mouvement artificiel des visages, ainsi que par le recours à DeepFake-O-Meter, une plateforme de vérification. Le pourcentage de chances que l’IA soit à l’origine de la vidéo s’élevait de 86,1 à 99,6 % en fonction des modèles d’analyse de Deep Fake.</p>
<p style="text-align: justify;">Kyïv s’attend à ce que cette forme de propagande russe automatisée et générée par l’IA se développe au cours des prochains mois. Elle craint également qu’elle soit de plus en plus difficile à détecter pour l’internaute moyen et encourage le sentiment anti-ukrainien en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Ukrinform, StopFake, Detector Media.</em></p>
</div>
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		<title>Roumanie : un gouvernement ou les urnes?</title>
		<link>https://regard-est.com/roumanie-un-gouvernement-ou-les-urnes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:24:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Le 30 septembre 2026, le Parlement roumain a rejeté le gouvernement proposé par Siegfried Mureșan. Sur les 233 voix nécessaires à son investiture, le candidat soutenu par le PNL, l’USR et l’UDMR n’en a obtenu que 182. Les élus du PSD étaient présents mais n’ont pas voté ; ceux de l’AUR ont boycotté la séance. Près de cinq mois après la chute du gouvernement d’Ilie Bolojan, la Roumanie reste donc dirigée par un exécutif aux pouvoirs limités.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président Nicușor Dan a pourtant choisi de ne pas convoquer d’élections anticipées. Le 5 octobre, il a confié à Luca Niculescu, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et ancien ambassadeur en France, la mission de former un gouvernement. C’est la quatrième nomination depuis mai. Le choix d’un diplomate n’est pas anodin : le Président le présente comme un homme capable « <em>d’harmoniser les positions</em> » dans un Parlement où aucune majorité stable ne se dessine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières négociations, ouvertes le 8 octobre, ont révélé l’ampleur de la tâche : le PSD a accepté de discuter mais refusé un gouvernement purement technocratique. Il exige un changement de politique économique et une majorité clairement assumée avec le PNL et l’UDMR. Les libéraux, eux, excluent pour l’instant de gouverner avec le PSD, tout en se disant prêts à envisager un vote d’investiture. L’UDMR adopte une position comparable, se disant prêt à soutenir éventuellement le futur cabinet sans nécessairement y participer. L. Niculescu poursuit ses consultations et doit encore rencontrer l’USR et les autres groupes parlementaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces tractations se joue désormais davantage que la composition d’un gouvernement. Le pays doit préparer son budget pour 2027, procéder à une rectification budgétaire et respecter ses engagements en matière de consolidation des finances publiques. Le blocage institutionnel devient donc progressivement un problème économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections anticipées restent possibles. Après plusieurs échecs d’investiture, le Président peut dissoudre le Parlement mais la Constitution ne l’y oblige pas.</p>
<p style="text-align: justify;">La Roumanie se retrouve ainsi devant un choix de plus en plus net : fabriquer, malgré les antagonismes, une majorité parlementaire capable de gouverner ou reconnaître que le Parlement actuel n’en est plus capable. Après cinq mois de crise et trois tentatives infructueuses, chaque nouvel échec rapproche un peu plus le pays des urnes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources : </strong><em>A</em><em>GERPRES.ro, Digi24.ro, HotNews.ro.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
</div>
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		<title>Ljubljana, capitale du zéro déchet à l’épreuve de l’incinérateur</title>
		<link>https://regard-est.com/ljubljana-capitale-du-zero-dechet-a-lepreuve-de-lincinerateur</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>Première capitale de l’Union européenne à rejoindre<em>, en 2014,</em> le réseau Zero Waste, Ljubljana a transformé la manière dont ses habitants trient et paient leurs déchets. La collecte en porte-à-porte, la tarification au volume, la régie publique et le centre de traitement ultramoderne ont fait de la ville une référence. Douze ans plus tard, les progrès ralentissent et un projet d’incinérateur vient mettre cette réussite à l’épreuve</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-20133-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20133-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20133-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-20134" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-300x196.jpg" alt="Zero waste in Ljubljana (© 2026 Ljubljana Tourism)." width="300" height="196" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-300x196.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-1024x668.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-768x501.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-1536x1002.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana.jpg 1594w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Au début des années 2000, Ljubljana envoyait encore l’essentiel de ses ordures à la décharge. La capitale slovène ne disposait ni d’une culture du tri bien établie ni d’une avance technologique particulière. C’est précisément ce qui rend sa trajectoire remarquable. <a href="https://ebrdgreencities.com/policy-tool/zero-waste-strategy-ljubljana-slovenia/">La collecte séparée commence en 2002</a>, avant même que la législation nationale ne l’impose, puis les biodéchets sont progressivement collectés au pied des habitations. En 2012, la municipalité accélère : nouveaux bacs, collecte en porte-à-porte et tarification incitative. Deux ans plus tard, elle adopte un plan d’action en vigueur jusqu’en 2035 et devient la <a href="https://www.ljubljana.si/sl/aktualno/novice/mednarodni-dan-brez-odpadkov">première capitale de l’Union européenne à intégrer le réseau Zero Waste</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la décharge au zéro déchet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette continuité compte autant que les équipements. La politique est décidée par la ville et mise en œuvre par VOKA SNAGA, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/waste-management-services">entreprise publique chargée de la collecte et du traitement</a>. Entre les objectifs politiques et le service quotidien, les responsabilités sont clairement définies. La municipalité peut modifier les tournées, la taille des bacs ou les campagnes d’information sans renégocier une mosaïque de contrats privés. Le zéro déchet n’est donc pas conçu comme une opération ponctuelle mais comme un service public appelé à transformer durablement les habitudes.</p>
<p style="text-align: justify;">La stratégie reprend <a href="https://environment.ec.europa.eu/topics/waste-and-recycling/waste-framework-directive_en">la hiérarchie européenne</a> : éviter d’abord la production de déchets, puis réutiliser, recycler et composter ; ne réserver l’enfouissement ou la valorisation énergétique qu’à ce qui ne peut plus être récupéré. « Zéro » ne signifie pas la disparition immédiate de toute poubelle. Il désigne une direction et oblige la ville à mesurer ce qui reste dans le bac noir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La poubelle noire comme levier</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ljubljana n’a pas demandé aux habitants de devenir écologistes par la seule force des affiches. Elle a modifié l’environnement matériel dans lequel ils jettent. Papier, emballages et biodéchets sont collectés au plus près des logements ; dans le centre historique, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/separating-and-collecting-waste/underground-collection-units">des conteneurs enterrés accessibles par carte</a> remplacent les alignements de bacs. La fréquence de ramassage des ordures résiduelles a, elle, été réduite, parfois <a href="https://www.vokasnaga.si/en/waste-removal-mixed-wasteresidual-waste/">jusqu’à un passage toutes les trois semaines</a> dans les zones peu denses. Au final, trier devient plus simple que ne pas trier.</p>
<p style="text-align: justify;">La facture renforce ce signal. <a href="https://www.vokasnaga.si/odpadki/ceniki">Le coût dépend notamment du volume des bacs et de leur fréquence de vidage</a>, tandis que le papier, le verre et les emballages séparés ne donnent pas lieu à une facturation spécifique. Plus le bac noir est petit et rarement présenté, plus le ménage est incité à détourner les matières recyclables. Dans les immeubles, où les conteneurs sont partagés, le mécanisme est moins individualisé ; il repose davantage sur les règles communes et la pression du collectif. La ville a accompagné le dispositif par des explications sur les calendriers, les consignes et le calcul des tarifs. Les premières résistances à la diminution des tournées n’ont pas été niées : la municipalité a maintenu le cap tout en adaptant le service en fonction de la densité des quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2016, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/regional%20waste%20management%20centre">le centre régional RCERO</a> complète ce système. Il traite les biodéchets et les ordures mélangées de <a href="https://www.ljubljana.si/sl/aktualno/novice/mednarodni-dan-brez-odpadkov">près de 60 communes, soit environ 890 000 habitants</a>. Le compostage et la méthanisation produisent du compost, du biogaz, de la chaleur et de l’électricité. Selon l’opérateur, le traitement mécanique et biologique permet de récupérer, sous forme de matériaux ou de combustible, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/waste-management-services/separating-waste/residual-waste/">jusqu’à 95 % du contenu résiduel reçu, et d’en enfouir moins de 3 %</a>. Ce résultat ne remplace pas le tri à la source, mais réduit fortement la mise en décharge.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un champion encore loin du « zéro »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats sont spectaculaires. En 2014, Ljubljana <a href="https://zerowasteeurope.eu/library/the-story-of-ljubljana/">collectait déjà séparément 61 % de ses déchets municipaux</a> ; le taux atteignait <a href="https://www.visitljubljana.com/en/visitors/sustainable-tourism-in-ljubljana/responsible-waste-management">69,9 % en 2023</a>. À l’échelle de l’Union européenne, <a href="https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-eurostat-news/w/ddn-20260330-1">48 % des déchets municipaux étaient effectivement recyclés en 2024</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison doit toutefois rester prudente : la collecte séparée et le recyclage final ne mesurent pas exactement la même chose. Elle situe néanmoins la capitale slovène parmi les villes les plus avancées. Le volume d’ordures résiduelles par habitant a, lui aussi, fortement diminué au cours des années 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le rythme s’est tassé. Au printemps 2025, la ville communiquait toujours sur un taux arrondi à 70 %, alors que <a href="https://zerowastecities.eu/wp-content/uploads/2019/09/zero_waste_europe_CS5_the_story_of_Ljubljana_en.pdf">son plan visait 75 à 78 % en 2025, puis 80 % en 2035</a>. L’autre faiblesse concerne la prévention. Le plan fixait, pour 2025, un plafond de 280 kilogrammes de déchets municipaux par habitant et de 60 kilogrammes de déchets résiduels. Or, la municipalité indique désormais qu’<a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">environ 370 kilogrammes de déchets municipaux sont encore collectés par personne et par an</a>. La ville trie beaucoup mieux qu’hier, mais elle jette encore trop de déchets par rapport à ses objectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce décalage rappelle une limite fréquente des politiques de gestion des déchets. Les bacs colorés, les centres de tri et les taux de collecte sont visibles et faciles à comptabiliser. La réduction à la source suppose d’agir plus en amont : produits réparables, réemploi, consigne, lutte contre le gaspillage, achats publics et pratiques des commerces. En 2025, <a href="https://rralur.si/wp-content/uploads/2025/05/Ljubljana-Urban-Region-Situational-Analysis-CLEAR_CITIES.pdf">une analyse de la région urbaine de Ljubljana</a> reconnaissait d’ailleurs que la quantité totale de déchets municipaux augmentait et appelait à renforcer la prévention, la réparation et le réemploi. Le succès du tri a réglé une partie du problème mais pas celui de la consommation de ressources.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’incinérateur, test de vérité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que Ljubljana prépare TEO, une unité de valorisation énergétique. Le projet pourrait permettre de brûler <a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">130 000 tonnes par an</a> de fractions combustibles issues des déchets municipaux de l’ouest de la Slovénie et fournir chaleur et électricité à <a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">plus de 20 000 foyers</a>. La ville évalue l’investissement à <a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">environ 200 millions d’euros</a> et présente l’équipement comme un moyen de cesser d’exporter ces résidus vers des incinérateurs étrangers, de sécuriser le chauffage urbain et d’accélérer la sortie du charbon. Energetika Ljubljana et VOKA SNAGA <a href="https://www.ljubljana.si/sl/aktualno/novice/nalijmo-si-cistega-vina-o-odpadkih">ont déposé leur candidature à la concession nationale en février 2026</a> ; le choix du site et les procédures environnementales restent à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la municipalité, l’incinérateur ne recevrait que ce qui ne peut plus être recyclé. Ses opposants redoutent au contraire un verrouillage sur plusieurs décennies : une installation dimensionnée pour 130 000 tonnes doit être alimentée, alors que la logique zéro déchet commande de réduire ce flux. Le réseau slovène Zero Waste a placé Ljubljana sous <a href="https://ebm.si/zw/obcine/">« carton jaune »</a> en raison de la nature de ce projet et de retards dans la publication de ses résultats. <a href="https://planbzaslovenijo.si/stroka-opozarja-430-milijonska-sezigalnica-v-ljubljani-bo-zdravstveni-okoljski-in-financni-polom/">Des associations et des professionnels de santé</a> demandent également que les coûts, les émissions et les solutions alternatives soient discutés publiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dilemme ne se résume pas à opposer une ville vertueuse à une technologie polluante. Les résidus combustibles existent déjà et leur exportation ne fait que déplacer l’incinération. Mais la capacité choisie engage les politiques futures : plus elle est importante, plus la prévention et le recyclage risquent d’entrer en concurrence avec le besoin de combustible. Après avoir montré que les gestes changent lorsque les règles, les tarifs et les services vont dans le même sens, Ljubljana doit désormais prouver que ses infrastructures resteront subordonnées à la réduction des déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">L’expérience de la Slovénie demeure donc précieuse mais elle n’est pas une recette à copier mécaniquement. Elle suppose une régie publique capable d’investir, une direction politique stable, un service jugé fiable et une population qui comprend les règles. La principale leçon de l’expérience de Ljubljana n’est finalement ni le bac enterré ni le centre RCERO : c’est plutôt la cohérence entre les institutions et la vie quotidienne. Le projet TEO dira si cette cohérence peut survivre au passage du tri des déchets à leur véritable prévention.</p>
<p><strong>Vignette :</strong> Zero waste in Ljubljana (© 2026 Ljubljana Tourism).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Hai Minh Do est diplômée du master de Management durable et Impact social de l’ESSCA School of Management de Paris.</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Hai Minh Do (2026), « Ljubljana, capitale du zéro déchet à l’épreuve de l’incinérateur », <em>Regard sur l'Est</em>, 12 octobre.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.23455826"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.23455826.svg" alt="10.5281/zenodo.23455826" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.23455826']" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
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		<item>
		<title>Roumanie : affaire de corruption en marge du projet énergétique de Gheorgheni</title>
		<link>https://regard-est.com/roumanie-affaire-de-corruption-en-marge-du-projet-energetique-de-gheorgheni</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 00:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La construction à Gheorgheni (comté de Harghita) d’un système autonome de stockage d’énergie par batterie d’une capacité de 220 MWh est l’un des projets de développement les [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/roumanie-affaire-de-corruption-en-marge-du-projet-energetique-de-gheorgheni">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;">La construction à Gheorgheni (comté de Harghita) d’un système autonome de stockage d’énergie par batterie d’une capacité de 220 MWh est l’un des projets de développement les plus médiatisés actuellement en Roumanie. Il doit permettre d’améliorer la flexibilité du réseau électrique local. Son coût de réalisation s’élève, hors TVA, à près de 22,5 M€. Le contrat a été signé en juillet 2026 et l’infrastructure, dont les travaux ont débuté dès le mois suivant, doit être livrée au troisième trimestre 2027. Les maîtres d’œuvre sont les entreprises GEN-I Sonce et Waldevar Energy, toutes deux spécialisées dans le secteur de l’énergie renouvelable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 26 septembre, la Direction nationale anti-corruption (DNA, parquet spécialisé) a indiqué que des dirigeants de ces deux sociétés, Cristian Theodor Dragomir, directeur exécutif de Waldevar Energy, et le Slovène Gregor Hudohmet, directeur de GEN-I Sonce, faisaient l’objet de poursuites pour corruption et complicité de corruption liées au projet en cours. Les deux hommes sont soupçonnés d’être impliqués dans le versement de pots-de-vin d’un montant de 450 000€ (hors TVA), soit 2 % de la valeur du contrat. La somme devai être versée dans un premier temps par le prestataire de services à une autre entité commerciale, afin de dissimuler ce transfert aux autorités, avant de bénéficier aux véritables bénéficiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">A la demande de la DNA, le tribunal de Bucarest a ordonné le placement en détention provisoire de C. T. Dragomir et G. Hudohmet pour une durée de 30 jours. L’instruction du dossier se poursuit pendant le temps de cette mesure afin d’établir la matérialité des faits dans cette affaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Jurnalul national, Mediafax.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Mer Noire : mesurer la catastrophe sous les bombes</title>
		<link>https://regard-est.com/mer-noire-mesurer-la-catastrophe-sous-les-bombes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 00:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mines dérivantes, hydrocarbures, résidus d’explosifs, bruit sous-marin : depuis 2022, la guerre ajoute ses propres poisons à ceux d’une mer déjà fragile. Mais elle détruit aussi les [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/mer-noire-mesurer-la-catastrophe-sous-les-bombes">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>Mines dérivantes, hydrocarbures, résidus d’explosifs, bruit sous-marin<em> </em>: depuis<em> </em>2022, la guerre ajoute ses propres poisons à ceux d’une mer déjà fragile. Mais elle détruit aussi les navires, les stations et les coopérations qui permettraient d’en établir le bilan. En mer Noire, l’urgence écologique commence donc par une bataille pour les données.</strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-20076" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/09/26-10-04-Environnement-mer-Noire-281x300.jpg" alt="Image satellitaire de la mer Noire" width="281" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/09/26-10-04-Environnement-mer-Noire-281x300.jpg 281w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/09/26-10-04-Environnement-mer-Noire.jpg 482w" sizes="auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px" />Presque fermée et reliée à la Méditerranée par les détroits turcs, la mer Noire reçoit les eaux d’un vaste bassin versant, du Danube au Don. Sa forte stratification prive d’oxygène <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/26/a-toxic-punch-fears-russia-war-black-sea-dolphins">environ quatre cinquièmes de son volume</a> : la vie marine se concentre donc dans une couche superficielle très exposée aux pollutions, au réchauffement et aux espèces invasives.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant la guerre à grande échelle, une renaissance inachevée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant les combats, l’écosystème avait déjà frôlé l’effondrement. Dans les années 1970 et 1980, engrais, eaux usées, rejets industriels, surpêche et organismes invasifs avaient alimenté l’eutrophisation et l’emprise des « zones mortes ». La baisse de l’apport de nutriments après 1990 et l’assainissement du Danube avaient ensuite permis une récupération partielle. En 2025, la Commission européenne classait toutefois encore la mer Noire <a href="https://environment.ec.europa.eu/news/new-model-black-sea-ecosystem-provides-valuable-baseline-policy-and-assessment-2025-07-24_en">parmi les écosystèmes marins les plus perturbés par l’activité humaine</a> et les moins bien documentés pour leur biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette amélioration reposait sur une architecture patiemment construite. La convention de Bucarest de 1992 avait réuni les six États riverains autour de la <a href="https://blackseacommission.org/">Commission pour la protection de la mer Noire contre la pollution</a>. <a href="https://emblasproject.org/">EU4EMBLAS</a> a ensuite harmonisé les méthodes, financé des campagnes communes et constitué des données de référence. L’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 avait déjà fragilisé cet espace scientifique. L’invasion à grande échelle de 2022 l’a morcelé : zones interdites, équipes dispersées, campagnes en mer suspendues et accès impossible à une grande partie du littoral ukrainien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kakhovka, mazout, mines : la pollution en cascade</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.unep.org/resources/report/rapid-environmental-assessment-kakhovka-dam-breach-ukraine-2023">La destruction du barrage de Nova Kakhovka</a>, le 6 juin 2023, a révélé cette vulnérabilité. Une semaine plus tard, l’onde de crue atteignait la mer, chargée de sédiments, pesticides, résidus industriels et eaux contaminées. <a href="https://emblasproject.org/">EU4EMBLAS</a> a identifié <a href="https://emblasproject.org/archives/8980">106 polluants organiques dans les échantillons d’eau et 68 dans les sédiments</a>. À Odessa, la concentration cumulée des substances détectées atteignait <a href="https://emblasproject.org/wp-content/uploads/2024/10/Nova-Kakhovka-DRAFT-FINAL-REPORT-0524-rev3-inclAnx.pdf">jusqu’à seize fois le niveau mesuré en 2019</a>. Des <a href="https://emblasproject.org/archives/7794">gènes de résistance à plusieurs familles d’antibiotiques</a> ont aussi été repérés près d’Otchakiv et d’Odessa. <a href="https://emblasproject.org/archives/8980">Le suivi de 2026</a> y observe encore des changements, dont l’ampleur reste inconnue.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre choc est venu du détroit de Kertch. Le 15 décembre 2024, <a href="https://ceobs.org/the-ongoing-environmental-impact-of-the-kerch-strait-oil-spill/">deux pétroliers russes vieillissants</a>, les <em>Volgoneft-212</em> et <em>Volgoneft-239</em>, ont été brisés ou endommagés par une tempête alors qu’ils transportaient du mazout. Les estimations de la quantité déversée varient fortement, <a href="https://ceobs.org/the-ongoing-environmental-impact-of-the-kerch-strait-oil-spill/">d’environ 2 400 à 5 000 tonnes</a>. Ce fioul lourd peut flotter, rester en suspension ou se déposer sur le fond selon la température ; il est donc beaucoup plus difficile à repérer et à récupérer qu’une nappe classique. Six mois après l’accident, l’analyse d’images satellitaires montrait encore <a href="https://ceobs.org/the-ongoing-environmental-impact-of-the-kerch-strait-oil-spill/">une contamination persistante des côtes et des sédiments</a>. Rien ne permet en revanche d’assimiler automatiquement ces navires à la « flotte fantôme » russe : l’accident révèle d’abord le risque créé par des bâtiments anciens, une navigation dangereuse et une gouvernance fragmentée.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces pollutions s’ajoutent les épaves, les munitions et les mines libérées par les courants. Leur nombre et leur origine exacte restent impossibles à établir. L’Organisation maritime internationale maintient depuis 2022 <a href="https://www.imo.org/en/mediacentre/hottopics/pages/maritimesecurityandsafetyintheblackseaandseaofazov.aspx">une alerte sur les mines flottantes</a>, tandis que la Turquie, la Roumanie et la Bulgarie ont créé <a href="https://www.msb.gov.tr/SlaytHaber/b7810cfbf7ea40edb0423cd8cc0b1597">un groupe naval commun</a> pour les détecter et les neutraliser. <a href="https://www.msb.gov.tr/SlaytHaber/ba9b8070ae27468aa7b85ee19da6683a">Sa neuvième activation</a> s’est déroulée au printemps 2026 : preuve que le danger n’a rien de résiduel. En juillet 2026, l’OMI dénonçait en outre <a href="https://www.imo.org/en/mediacentre/pressbriefings/pages/statement-on-attacks-in-black-sea-and-sea-of-azov.aspx">une nouvelle série d’attaques contre des navires marchands</a> en mer Noire et en mer d’Azov. Chaque coque touchée, chaque cargaison perdue ajoute au risque humain une menace de fuite d’hydrocarbures ou de substances dangereuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les dauphins ne livrent pas de bilan</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les trois cétacés de la mer Noire – dauphin commun, grand dauphin et marsouin commun – sont devenus les symboles de cette crise. Explosions, sonars militaires, captures accidentelles, hydrocarbures et contaminants chimiques peuvent tous les blesser, les désorienter ou affecter leurs proies. <a href="https://accobams.org/wp-content/uploads/2023/04/SC15.Doc10_Report-on-the-conservation-status-of-cetaceans-and-relevant-activities-in-BS.pdf">Plus de 600 échouages avaient été signalés en 2022</a> sur les côtes bulgares, roumaines, turques et ukrainiennes. Ce chiffre ne permet pourtant ni d’établir le nombre réel de morts, ni d’attribuer chaque décès à la guerre. Les carcasses retrouvées ne représentent qu’une fraction des animaux disparus, et les autopsies restent rares.</p>
<p style="text-align: justify;">L’incertitude n’atténue pas le problème ; elle en fait partie. En Crimée occupée et près des zones de combat, l’observation est presque impossible. À Odessa, le navire océanographique <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/26/a-toxic-punch-fears-russia-war-black-sea-dolphins"><em>Borys Aleksandrov</em></a> demeure endommagé à quai et trop exposé pour reprendre la mer. Les équipes ukrainiennes ont perdu une partie de leurs effectifs et de leurs sites d’échantillonnage. En mars 2026, le responsable d’<a href="https://emblasproject.org/">EU4EMBLAS</a> estimait que <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/26/a-toxic-punch-fears-russia-war-black-sea-dolphins">le paysage de la biodiversité avait profondément changé</a>, tout en soulignant qu’il manquait les données nécessaires pour conclure espèce par espèce.</p>
<p style="text-align: justify;">La science continue pourtant. Des chercheurs d’Odessa prélèvent des polluants et constituent une base d’ADN environnemental à partir des dauphins échoués. En juin 2026, <a href="https://emblasproject.org/">EU4EMBLAS</a> <a href="https://emblasproject.org/archives/8980">a équipé le laboratoire du Centre scientifique ukrainien pour l’écologie de la mer</a> afin qu’il puisse analyser sur place les polluants organiques et les microplastiques. L’accord ACCOBAMS prépare parallèlement <a href="https://accobams.org/wp-content/uploads/2025/09/MOP9_DraftRes9.10_PostWarPlanForBlackSeaCetaceans.pdf">un plan d’après-guerre pour les cétacés</a> : suivi du bruit sous-marin, analyses <em>post mortem</em>, contrôle des contaminants, déminage et restauration des habitats. Il faudra partir de séries lacunaires, mais ne pas attendre la paix pour les reconstruire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coopérer avant la paix</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La coopération régionale n’est donc ni intacte ni totalement morte. La Commission de la mer Noire <a href="https://www.blackseacommission.org/BSC%20Activities/Current%20Activities/">maintenait encore en 2024-2025 son Secrétariat, ses groupes d’experts, ses bases d’information</a> et un projet de programme commun de surveillance. Mais une institution qui réunit Russie et Ukraine ne peut plus fonctionner comme avant : l’échange de données, l’accès aux eaux occupées et la confiance politique se sont effondrés au moment même où la circulation des polluants exige une réponse à l’échelle de tout le bassin.</p>
<p style="text-align: justify;">Des coalitions plus étroites ont pris le relais. Les trois États membres de l’Otan riverains coordonnent le déminage ; l’Organisation maritime internationale a élaboré avec les pays côtiers <a href="https://www.imo.org/en/mediacentre/pages/whatsnew-2109.aspx">un plan d’amélioration de la réponse aux marées noires</a> ; <a href="https://emblasproject.org/">EU4EMBLAS</a>, <a href="https://black-sea-maritime-agenda.ec.europa.eu/black-sea-success-story-3-projects-responding-war-pollution">RESPONSE</a> et d’autres projets européens préservent des méthodes communes et des données ouvertes. Cette géographie à plusieurs cercles ne remplace pas la coopération des six riverains, mais elle évite que toute capacité d’action disparaisse.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union européenne a franchi une étape supplémentaire en mai 2025 en proposant <a href="https://www.eeas.europa.eu/delegations/ukraine/new-eu-strategy-secure-prosperous-and-resilient-black-sea-region_en">un pôle de sécurité maritime pour la mer Noire</a>, conçu comme un système d’alerte précoce associant surveillance, protection des infrastructures et suivi des menaces environnementales. En juillet 2026, les ministres européens examinaient encore sa mise en œuvre ; l’Union recensait <a href="https://www.consilium.europa.eu/en/meetings/fac/2026/07/13/">65 projets régionaux, pour environ 200 millions d’euros</a>, mais le pôle restait à concrétiser. Son utilité écologique dépendra moins du nombre de capteurs que de l’ouverture des données, de leur comparabilité et de la place accordée aux scientifiques des pays riverains.</p>
<p style="text-align: justify;">La mer Noire rappelle ainsi une évidence : la sécurité maritime ne se limite ni aux navires ni aux ports. Elle inclut l’eau, les sédiments, les zones humides, les pêcheries et les espèces qui ignorent les frontières. Réparer cet espace prendra des décennies. Pour éviter de reconstruire à l’aveugle, il faut dès aujourd’hui protéger les observateurs, conserver les échantillons et rendre compatibles les systèmes de mesure. La première infrastructure de l’après-guerre sera peut-être une carte écologique commune.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vignette</strong> : Vue satellite de la mer Noire (Source : NASA (1999), Wikimedia Commons).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Niloofar VAFA est diplômée du master de Management durable et Impact social à l’ESSCA.</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Niloofar VAFA (2026), « Mer Noire : mesurer la catastrophe sous les bombes », <em>Regard sur l'Est</em>, 5 octobre.</p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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