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	<title>REGARD SUR L&#039;EST</title>
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		<title>Ukraine : au cœur du basculement énergétique européen</title>
		<link>https://regard-est.com/ukraine-au-coeur-du-basculement-energetique-europeen</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 00:43:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>En frappant les centrales, les postes électriques et les installations gazières, la Russie ne cherche pas seulement à plonger l’Ukraine dans le noir. Elle transforme l’énergie en arme, multiplie les dommages environnementaux et pousse l’Union européenne à rompre avec le gaz russe. Derrière l’urgence se dessine déjà un choix<em> </em>: reconstruire le système d’hier ou inventer une architecture plus locale, plus robuste et plus verte.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-20153-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20153-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20153-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><strong>Plonger un pays dans le noir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La vulnérabilité est à la mesure du système hérité de l’époque soviétique : puissant, centralisé et interdépendant. Avant l’invasion à grande échelle, l’Ukraine disposait d’environ 38 gigawatts de capacité de production. Selon <a href="https://www.iea.org/reports/ukraines-energy-security/a-pre-winter-assessment">l’Agence internationale de l’énergie</a>, 19 GW ont été occupés, détruits ou endommagés au cours de la première année de conflit. Après la vague d’attaques du printemps 2024, il n’en restait plus que 12. Des réparations ont permis de récupérer plusieurs gigawatts, mais chaque remise en service demeure exposée à une nouvelle frappe. Les trois centrales nucléaires encore exploitées dans les zones contrôlées par Kyïv assurent à elles seules environ la moitié de la capacité de production disponible : elles stabilisent le réseau tout en concentrant une part essentielle de sa sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://enlargement.ec.europa.eu/news/updated-ukraine-recovery-and-reconstruction-needs-assessment-released-2026-02-23_en">L’évaluation conjointe publiée en février 2026</a> par la Banque mondiale, l’Union européenne, les Nations unies et le gouvernement ukrainien mesure l’aggravation : les dommages subis par les actifs énergétiques ont encore progressé d’environ 21 % en 2025. La production, le transport d’électricité, la distribution, le chauffage urbain et les infrastructures gazières sont touchés simultanément. Réparer ne signifie donc plus revenir à la situation antérieure, mais maintenir un système en mouvement sous le feu.</p>
<p style="text-align: justify;">Une décision prise dans l’urgence a évité un isolement total. Le 16 mars 2022, trois semaines après l’invasion, <a href="https://www.entsoe.eu/news/2022/03/16/continental-europe-successful-synchronisation-with-ukraine-and-moldova-power-systems/">les réseaux électriques ukrainien et moldave ont été synchronisés</a> avec celui de l’Europe continentale. Cette connexion permet d’importer en cas de pénurie et d’exporter lorsque la production le permet. <a href="https://www.iea.org/reports/ukraines-energy-security/a-pre-winter-assessment">En 2024, l’Ukraine a acheté un volume record de 4 436 GWh</a> à ses voisins. Le câble est ainsi devenu à la fois une ligne de survie et un nouvel ancrage géopolitique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vie au rythme des coupures</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une panne nationale ne se résume pas seulement à l’absence de lumière. Sans électricité, les pompes à eau s’arrêtent, les réseaux mobiles faiblissent, les ascenseurs se figent, les commerces perdent leurs stocks réfrigérés et les hôpitaux basculent sur leurs groupes électrogènes. Quand le chauffage urbain et le gaz sont également visés, la coupure devient une menace directe pour la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 23 janvier 2026, après de nouvelles frappes et à des températures descendant jusqu’à –20°C, <a href="https://civil-protection-humanitarian-aid.ec.europa.eu/news-stories/news/eu-deploys-emergency-generators-russian-strikes-leave-1-million-ukrainians-without-power-20degc-2026-01-23_en">plus d’un million d’Ukrainiens</a> se sont retrouvés sans électricité, sans eau ni chauffage. La Commission européenne a alors envoyé 447 générateurs d’urgence ; près de 10 000 avaient déjà été livrés depuis 2022. Ces équipements assurent des services essentiels, mais ils illustrent aussi une résilience précaire, dépendante du diesel, des pièces détachées et d’une logistique internationale permanente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les habitants, la guerre énergétique impose une discipline invisible : recharger les appareils dès que le courant revient, stocker de l’eau, déplacer le travail ou les repas au rythme des délestages, trouver un lieu de refuge chauffé et connecté. Les effets sont inégaux. Les personnes âgées, malades ou handicapées, les familles modestes et les communes proches du front disposent de moins de solutions de secours. La destruction d’une sous-station située à des centaines de kilomètres peut ainsi interrompre un traitement, un cours à distance ou l’approvisionnement d’un village.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise sociale se double enfin d’une pollution diffuse. L’incendie d’un dépôt de carburant ou d’une installation industrielle libère des fumées toxiques ; la rupture des réseaux d’assainissement contamine les eaux ; le recours massif aux groupes électrogènes déplace les émissions au cœur des quartiers. En temps de guerre, la frontière entre l’urgence humanitaire et le dommage environnemental s’efface.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des mégawatts perdus, des territoires contaminés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les traces les plus durables ne sont pas toujours les plus visibles. Les explosions et les munitions dispersent du plomb, du mercure, de l’arsenic et d’autres substances susceptibles d’atteindre les sols, les nappes et, à terme, la chaîne alimentaire. <a href="https://joint-research-centre.ec.europa.eu/jrc-news-and-updates/war-worsens-climate-and-environmental-challenges-ukraine-2025-04-11_en">Le Centre commun de recherche de la Commission européenne</a> rappelle que l’agriculture représentait encore 11 % du PIB ukrainien et 60 % de ses exportations en 2023. La contamination s’ajoute à l’érosion et à la dégradation de terres parmi les plus fertiles d’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Les forêts constituent un autre front. En 2024, les satellites ont recensé <a href="https://joint-research-centre.ec.europa.eu/jrc-news-and-updates/ukraine-hit-record-breaking-wildfires-2024-2025-03-25_en">965 000 hectares brûlés en Ukraine</a>, soit plus du double de la surface incendiée dans toute l’Union européenne au cours de la même année. La carte des principaux feux épouse largement la ligne de front. Les tirs favorisent les départs d’incendie ; les mines, les munitions non explosées et les combats empêchent les pompiers d’intervenir et compliquent ensuite la restauration des écosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">La rupture du barrage de Kakhovka, le 6 juin 2023, a donné une dimension régionale à cette vulnérabilité. L’inondation de l’aval, l’assèchement du réservoir et la mobilisation de sédiments pollués ont affecté l’eau potable, l’irrigation, les habitats du Dniepr et ceux de la mer Noire. <a href="https://www.unep.org/resources/report/rapid-environmental-assessment-kakhovka-dam-breach-ukraine-2023">Le Programme des Nations unies pour l’environnement</a> estime qu’une partie des dommages est irréversible et que leurs effets sur les écosystèmes et la santé humaine pourraient durer des décennies.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étendue exacte du passif demeure pourtant difficile à établir. Les zones occupées, minées ou proches des combats échappent souvent aux prélèvements de terrain ; les stations de mesure elles-mêmes peuvent être détruites. Reconstruire exige donc aussi de restaurer les réseaux de surveillance de l’air, de l’eau, des sols et du littoral. Sans données comparables et publiques, les pollutions risquent de devenir les dettes invisibles de l’après-guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sortir du gaz russe, reconstruire autrement</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette guerre énergétique a provoqué un basculement européen que des années de débats n’avaient pas obtenu. <a href="https://www.iea.org/reports/world-energy-outlook-2023">Entre 2018 et 2021, la Russie couvrait en moyenne plus de 40 % de la demande gazière de l’Union</a>. En 2025, sa part était tombée à environ 13 % des importations mais représentait encore plus de 15 milliards d’euros. En janvier 2026, <a href="https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/01/26/russian-gas-imports-council-gives-final-greenlight-to-a-stepwise-ban/">les Vingt-Sept ont définitivement adopté l’interdiction progressive du gaz russe</a> : elle doit devenir complète courant 2027 pour le gaz naturel liquéfié comme pour le gaz acheminé par gazoduc.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette rupture réduit un levier politique majeur de Moscou. Elle ne constitue pas, à elle seule, une transition écologique. Remplacer les gazoducs russes par du gaz naturel liquéfié provenant d’autres régions diversifie les fournisseurs, mais maintient une dépendance aux combustibles fossiles, des infrastructures coûteuses et crée de nouvelles vulnérabilités. Sécurité énergétique et décarbonation ne convergent que si la baisse des importations s’accompagne d’efficacité, d’électrification, de renouvelables et de sobriété.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Ukraine concentre ce dilemme. Reconstruire de grandes centrales centralisées permettrait de rétablir rapidement des volumes importants, mais recréerait des cibles faciles à identifier. <a href="https://www.iea.org/reports/empowering-ukraine-through-a-decentralised-electricity-system">L’Agence internationale de l’énergie recommande de combiner ces équipements avec des ressources distribuées</a> : solaire, éolien, batteries, cogénération locale et petits moyens pilotables. Un réseau composé de nombreuses unités est plus difficile à paralyser d’un seul coup ; il peut aussi rapprocher la production des hôpitaux, entreprises et municipalités qui en dépendent.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de <a href="https://enlargement.ec.europa.eu/news/eu-steps-support-ukraines-defence-recovery-and-reconstruction-ukraine-recovery-conference-2026-2026-06-25_en">la conférence sur la reconstruction de Gdańsk, en juin 2026</a>, la Commission européenne a annoncé 100 millions d’euros de garanties destinées à stabiliser le système ukrainien, à restaurer les capacités renouvelables et à améliorer l’efficacité énergétique. L’enjeu dépasse cependant le financement. Il faudra arbitrer entre urgence et planification, centrales et micro-réseaux, protection physique et ouverture des données, coûts immédiats et pollution future.</p>
<p style="text-align: justify;">La guerre n’a pas fait de la transition verte un « bénéfice collatéral » : elle a révélé le prix humain et stratégique de la dépendance. Elle a aussi montré que l’énergie n’est pas un secteur parmi d’autres, mais bien l’infrastructure qui permet à toutes les autres de fonctionner. En Ukraine comme dans l’Union européenne, la souveraineté énergétique se mesurera désormais moins au volume de combustible stocké qu’à la capacité des réseaux à résister, à se réparer et à se transformer sans sacrifier les territoires qu’ils doivent protéger.</p>
<p><strong>Vignette :</strong> Char russe détruit au milieu de la forêt, région de Kyïv (photo libre de droit, Alex Fedorenko Unsplash).</p>
<p>* Estefania Granda Orozco est diplômée du Master en management durable et Impact social de l’ESSCA School of Management à Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Estefania Granda Orozco (2026), « Ukraine : au cœur du basculement énergétique européen », <em>Regard sur l'Est</em>, 19 octobre.</p>
<p><a href="#h1"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Bélarus : importation non conventionnelle de produits de consommation polonais</title>
		<link>https://regard-est.com/belarus-importation-non-conventionnelle-de-produits-de-consommation-polonais</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 00:36:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Placé sous sanctions européennes depuis des années, le Bélarus pratique des mesures de contournement de l’embargo : des produits alimentaires (thé, café, épices, chocolat, confiseries...) de grandes enseignes polonaises comme Biedronka se retrouvent régulièrement sur les étals des marchés locaux, où ils sont revendus à des prix bien supérieurs. Un paquet de boisson cacaotée est par exemple revendu trois fois le prix de départ (de 14 zlotys en Pologne à l’équivalant de 45 zlotys au Bélarus) et les mêmes paquets de bonbons de la marque Haribo passent de 5 à 13,5 zlotys entre le magasin Biedronka et le marché de la ville de Hrodna, près de la frontière polonaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Des journalistes polonais ont enquêté pour comprendre comment ces produits traversaient la frontière. Ils ont découvert que les transferts étaient effectués par de simples particuliers faisant office de transporteurs, missionnés par des entrepreneurs bélarusses. Ces derniers leur commandent pour 15 à 25kg de marchandises et, une fois, le transfert réalisé, s’occupent de la détaxe auprès des autorités locales, parfois en faisant appel à une personne spécialisée qui empoche une commission (6 à 7 %).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces importations sont rendues possibles par le fait que la réglementation édictée par Minsk autorise chaque habitant du Bélarus à importer pour son usage personnel jusqu’à 25kg de produits étrangers sans payer de droits de douane, dans la limite d’une valeur n’excédant pas 500€.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Zerkalo, MOST.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Russie : à Saint-Pétersbourg, de nouvelles restrictions au travail des étrangers</title>
		<link>https://regard-est.com/russie-a-saint-petersbourg-de-nouvelles-restrictions-au-travail-des-etrangers</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 10:55:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités de Saint-Pétersbourg vont désormais interdire à de nombreux étrangers titulaires d’un permis de travail d’exercer une activité dans les secteurs du commerce de [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/russie-a-saint-petersbourg-de-nouvelles-restrictions-au-travail-des-etrangers">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;">Les autorités de Saint-Pétersbourg vont désormais interdire à de nombreux étrangers titulaires d’un permis de travail d’exercer une activité dans les secteurs du commerce de détail, de la santé, des instituts de beauté et autres coiffeurs, ainsi que des centres de remise en forme. Le gouverneur de la ville, Alexandre Beglov, élargit donc ainsi le décret qu’il avait adopté en juillet 2025 et qui interdisait aux titulaires d’un permis de travail pour migrants (c’est-à-dire un visa temporaire pour emplois peu qualifiés) de conduire des taxis et d’effectuer des livraisons.</p>
<p style="text-align: justify;">Les employeurs ont jusqu’au 15 décembre pour se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions que l’édile justifie par son souhait de combattre le « <em>travail au noir</em> » et la dépendance économique vis-à-vis de la main-d’œuvre étrangère peu qualifiée. Selon A. Beglov, elles permettront en outre de favoriser « <em>un marché du travail transparent et réglementé, où des emplois sont créés pour les citoyens russes, notamment les jeunes et les étudiants</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces restrictions ne s’appliquent pas, en revanche, aux spécialistes hautement qualifiés et aux ressortissants des pays de l’Union économique eurasiatique (UEE, à savoir Arménie, Bélarus, Kazakhstan et Kirghizistan). D’autres pays exemptés de visas voient leurs ressortissants aptes à bénéficier d’un permis de travail en Russie, parmi lesquels l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’Azerbaïdjan et la Moldavie.</p>
<p style="text-align: justify;">Saint-Pétersbourg n’est pas pionnière en matière de restrictions à l’accès au marché du travail : c’est le cas dans des dizaines d’autres régions russes, ainsi que dans les territoires ukrainiens temporairement occupés. Ces mesures s’inscrivent dans un plan fédéral plus large, qui vise à restreindre l’accès au travail de la main-d’œuvre étrangère et qui a été mis en place à la suite de l’attentat terroriste de mars 2024 qui s’était déroulé au Crocus City Hall de Moscou.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces restrictions interviennent pourtant dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, particulièrement sensible dans les secteurs de l’industrie manufacturière, du commerce de détail et des transports.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles sont enfin concomitantes d’une chasse aux étrangers qui s’intensifie dans le cadre de la mobilisation rampante qui se déroule en Russie : au cours de la semaine passée, les autorités pétersbourgeoises ont par exemple procédé à des vérifications massives des papiers militaires de fidèles à la sortie d’une mosquée de la ville, juste après la prière.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Fontanka,</em> <em>The Moscow Times.</em></p>
</div>
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		<title>Bosnie-Herzégovine : victoire inattendue de Darijana Filipović lors de l’élection présidentielle</title>
		<link>https://regard-est.com/bosnie-herzegovine-victoire-inattendue-de-darijana-filipovic-lors-de-lelection-presidentielle</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 00:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 4 octobre, les Bosniens ont élu les trois membres de la présidence collégiale de l’État, représentant les trois peuples constitutifs (Bosniaques, Serbes et Croates). Les [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/bosnie-herzegovine-victoire-inattendue-de-darijana-filipovic-lors-de-lelection-presidentielle">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;">Le 4 octobre, les Bosniens ont élu les trois membres de la présidence collégiale de l’État, représentant les trois peuples constitutifs (Bosniaques, Serbes et Croates). Les candidats sortants étaient le social-démocrate Denis Bećirović (membre bosniaque), la nationaliste Željka Cvijanović (représentante serbe) et le social-démocrate Željko Komšić (membre croate). Ce dernier, très populaire auprès de l’opinion publique, occupait ce siège sans interruption depuis 2018. Il avait décidé de ne pas se représenter et soutenait Slaven Kovačević pour lui succéder. Mais, si Denis Bećirović et Ž. Cvijanović ont été réélus à la présidence, S. Kovačević (30,6 %) a été balayé par la députée conservatrice Darijana Filipović (46,5 %). Pour les observateurs, la députée et vice-présidente de l’Union démocratique croate (HDZ) a sans conteste bénéficié de l’absence de Ž. Komšić.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à cette victoire, elle sera la première femme croate à occuper ces fonctions, permettant aux conservateurs de reconquérir ce siège.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette victoire inattendue, le portail d’information croate <em>Dnevno</em>, l’interprète en partie comme le résultat d’un travail sur l’image de la candidate pour la rendre plus crédible que ses concurrents. Alors que d’autres cherchent à attirer l’œil, D. Filipović a choisi  durant la campagne des tenues classiques et sobres. Avec sa coiffure soignée et un maquillage discret, la candidate est apparue comme capable d’incarner une forme solennelle d’autorité. Ce code vestimentaire s’ajustait parfaitement à sa personnalité politique, à sa retenue habituelle et aux idées conservatrices qu’elle défend. Cette harmonie rassurante aurait inspiré chez l’électeur, en quête de renouveau, une forme de confiance et de respect. L’élue fait partie d’une nouvelle génération de politiciens sachant se faire habilement conseiller. Cette autorité lui sera utile pour son mandat quadriennal, notamment lorsqu’il lui faudra prendre la direction de la présidence (tournante tous les 8 mois).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Slobodna Bosna, Dnevno.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
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		<title>Kosovo : après dix-neuf mois de crise, le Parlement élit une nouvelle présidente</title>
		<link>https://regard-est.com/kosovo-apres-dix-neuf-mois-de-crise-le-parlement-elit-une-nouvelle-presidente</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 00:42:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plus de dix-neuf mois de blocage institutionnel, le Parlement du Kosovo a élu, dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026, Justina Shiroka-Pula à la présidence [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/kosovo-apres-dix-neuf-mois-de-crise-le-parlement-elit-une-nouvelle-presidente">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;">Après plus de dix-neuf mois de blocage institutionnel, le Parlement du Kosovo a élu, dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026, Justina Shiroka-Pula à la présidence de la République. L’économiste et universitaire de 73 ans a obtenu 81 voix sur les 120 députés, soit une voix de plus que la majorité qualifiée requise. Son élection, intervenue à l’issue du délai fixé par la Cour constitutionnelle, permet au pays d’éviter un nouveau scrutin législatif anticipé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nomination intervient après une succession de crises politiques et électorales. Depuis les législatives de février 2025, le mouvement Vetëvendosje (Autodétermination), dirigé par le Premier ministre Albin Kurti, a rencontré des difficultés à obtenir les majorités parlementaires nécessaires au fonctionnement des institutions. De nouvelles élections législatives ont été organisées en juin 2026, sans mettre fin aux désaccords entre les principales formations politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s’est aggravée avec l’expiration, en avril, du mandat de la présidente Vjosa Osmani. La présidente du Parlement, Albulena Haxhiu, assurait depuis lors l’intérim, limité constitutionnellement à six mois. L’incapacité des députés à élire un nouveau chef de l’État avant le 6 octobre aurait entraîné une nouvelle dissolution parlementaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La désignation de J. Shiroka-Pula résulte d’un compromis entre Vetëvendosje et le Parti démocratique du Kosovo (PDK), formation d’opposition. Cet accord s’accompagne d’une controverse concernant les amendements à la législation encadrant les Chambres spécialisées pour le Kosovo, tribunal établi à La Haye pour juger des crimes commis pendant la guerre de 1998-1999. Les modifications envisagées, visant notamment à limiter certaines prérogatives de cette juridiction, ont suscité des manifestations et des préoccupations concernant l’indépendance de la justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Ancienne ministre de l’Énergie et des Mines entre 008 et 2011 et présidente de l’Académie des sciences et des arts du Kosovo, J. Shiroka-Pula devient la troisième femme à accéder à la présidence du pays depuis son indépendance proclamée en 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Si son élection permet d’éviter un nouveau retour aux urnes, elle ne résout pas l’ensemble des tensions politiques. Le compromis conclu entre majorité et opposition soulève notamment la question des rapports entre stabilité institutionnelle, justice transitionnelle et État de droit. Dans un contexte de relations toujours difficiles avec la Serbie et de rapprochement européen, la capacité des institutions kosovares à maintenir un fonctionnement durable demeure un enjeu central.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Reuters, Associated Press, Bulgarian News Agency, Euronews.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
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		<item>
		<title>République tchèque : résultats historiques de l’opérateur ferroviaire national</title>
		<link>https://regard-est.com/republique-tcheque-resultats-historiques-de-loperateur-ferroviaire-national</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 00:36:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Principal opérateur ferroviaire de transport de voyageurs en République tchèque, le groupe České dráhy (ČD) vient d’annoncer d’excellents résultats pour le premier semestre 2026 : son bénéfice, [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/republique-tcheque-resultats-historiques-de-loperateur-ferroviaire-national">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-20139"  class="panel-layout" ><div id="pg-20139-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20139-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20139-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Principal opérateur ferroviaire de transport de voyageurs en République tchèque, le groupe České dráhy (ČD) vient d’annoncer d’excellents résultats pour le premier semestre 2026 : son bénéfice, tous secteurs confondus et avant impôt, s’élève pour cette période à 2 Mds de couronnes. Jamais dans son histoire, la compagnie nationale n’avait obtenu des données comptables aussi exceptionnelles. Pour la même période en 2025, ses bénéfices avoisinaient 444 M de couronnes.</p>
<p style="text-align: justify;">ČD a transporté 85,5 millions de passagers au cours des 6 premiers mois de l’année, soit près de 7 % de plus qu’au cours du premier semestre 2025. En conséquence, ce secteur a enregistré un gain financier semestriel (avant impôt) d’un montant de 1,489 Md de couronnes ; la suite d’une hausse de 40 % sur une année.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette croissance significative, Jiří Ješeta, directeur général adjoint de ČD chargé du transport de passagers, l’explique principalement par la fréquentation accrue à la fois des liaisons de banlieue et des lignes longue distance mais aussi par les investissements réalisés par l’entreprise dans le matériel roulant et les services. L’augmentation de la prise en charge de passagers a également été favorisée par le maillage du réseau ferroviaire national, plus dense qu’ailleurs en Europe, qui permet de desservir quotidiennement les usagers dans les petits bourgs.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accroissement du recours au train comme moyen de transport privilégié concerne également la circulation des marchandises. Ainsi, la filière fret, ČD Cargo (plus grand prestataire de fret ferroviaire en République tchèque), déficitaire au cours des dernières années, a clôturé le premier semestre dans le vert, annonçant même un bénéfice avant impôts d’un montant de 385 M de couronnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres exceptionnels s’expliquent probablement pour partie par la croissance du prix de l’essence et du diesel, qui a amené nombre de conducteurs à privilégier le déplacements en train.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Hospodářské noviny, České noviny, iŽeleznice.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
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		<item>
		<title>Bulgarie : des attaques de drones en mer Noire interrogent la sécurité du flanc Est de l’OTAN</title>
		<link>https://regard-est.com/bulgarie-des-attaques-de-drones-en-mer-noire-interrogent-la-securite-du-flanc-est-de-lotan</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 00:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6 octobre 2026, deux navires marchands ont été frappés par des drones aériens et maritimes dans la zone économique exclusive (ZEE) bulgare, en mer Noire. [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/bulgarie-des-attaques-de-drones-en-mer-noire-interrogent-la-securite-du-flanc-est-de-lotan">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-20137"  class="panel-layout" ><div id="pg-20137-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20137-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20137-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Le 6 octobre 2026, deux navires marchands ont été frappés par des drones aériens et maritimes dans la zone économique exclusive (ZEE) bulgare, en mer Noire. L’<em>Alfa Watan</em>, battant pavillon togolais, a coulé (12 membres d’équipage sont portés disparus). Le second navire, l’<em>Able</em>, transportant des céréales, a été endommagé mais son équipage a pu être secouru. Le Premier ministre bulgare Roumen Radev a condamné ces attaques, les qualifiant de violation du droit international et du droit maritime.</p>
<p style="text-align: justify;">L’origine des drones demeure toutefois incertaine. Le Président ukrainien a attribué les frappes à la Russie. Sofia a refusé de confirmer cette accusation sans preuves matérielles. Le 9 octobre, R. Radev a reconnu que certains éléments orientaient les soupçons « <em>vers un pays</em> », tout en soulignant qu’aucun débris permettant d’identifier les appareils n’avait été retrouvé. Les autorités bulgares envisagent une coopération avec la Roumanie, la Turquie et les États-Unis pour poursuivre les investigations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 8 octobre, R. Radev a rencontré à Sofia Kyrylo Boudanov, chef de l’administration présidentielle ukrainienne, lors d’une visite confidentielle organisée à la demande de ce dernier. Le Premier ministre a réaffirmé sa foi dans les moyens diplomatiques pour mettre fin aux hostilités. De son coté, l’ambassadrice russe en Bulgarie Elonora Mitrofanova niait les accusations.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union européenne, elle, a exprimé sa solidarité avec la Bulgarie par la voix de la commissaire Marta Kos, soulignant les risques pour la navigation commerciale et les chaînes d’approvisionnement alimentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces incidents illustrent l’extension des risques liés à la guerre menée par la Russie en Ukraine aux routes commerciales de la mer Noire. Pour Sofia, ils renforcent la nécessité d’améliorer la surveillance maritime et la coordination avec ses partenaires européens et atlantiques, tout en maintenant une position prudente sur l’attribution des responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Bulgarian News Agency, Reuters, Radio Bulgaria, DarikNews.</em></p>
</div>
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		<item>
		<title>Ukraine : Kyïv dénonce de nouvelles opérations russes de désinformation sur les réseaux sociaux et Telegram</title>
		<link>https://regard-est.com/ukraine-kyiv-denonce-de-nouvelles-operations-russes-de-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux-et-telegram</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 00:37:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la guerre d’invasion de l’Ukraine, le Kremlin dans le cadre de sa stratégie militaire instrumentalise les réseaux sociaux pour y diffuser [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/ukraine-kyiv-denonce-de-nouvelles-operations-russes-de-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux-et-telegram">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-20131"  class="panel-layout" ><div id="pg-20131-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-20131-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-20131-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Depuis le début de la guerre d’invasion de l’Ukraine, le Kremlin dans le cadre de sa stratégie militaire instrumentalise les réseaux sociaux pour y diffuser de fausses informations, souvent avec l’aide de l’intelligence artificielle, afin de discréditer Kyïv et les pays qui lui viennent en soutien. Les autorités ukrainiennes se voient régulièrement obligées de démentir la réalité de ces nouvelles et des images qui les accompagnent.</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre 2026, les autorités ukrainiennes avaient dénoncé les fausses informations diffusées par le réseau Tik-Tok et des chaînes Telegram russes, notamment le détournement des éditions du 17 septembre du quotidien français <em>Nice-Matin</em> et de l’hebdomadaire <em>Marianne</em> (N° 1540). La désinformation consistait à faire paraître des unes annonçant le décès d’un militaire britannique, dénommé Paul Wilks, en Ukraine à la suite de la mauvaise manipulation d’une grenade par un soldat ukrainien. Les numéros de presse originaux ne faisaient aucune mention de ces nouvelles. Les faits ont également été démentis par les autorités britanniques. Pour Kyïv, ces documents visaient à la fois à donner l’image de troupes ukrainiennes incompétentes et à signaler la présence de troupes de pays de l’OTAN sur le front côté ukrainien, justifiant la rhétorique habituelle du Kremlin.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin du mois de septembre, une vidéo générée par l’IA et circulant sur les réseaux sociaux montrait cette fois-ci des soldats ukrainiens revêtant des vêtements civils, notamment en se travestissant en vieille femme, pour se déplacer sur la ligne de front. Les autorités ukrainiennes soupçonnent là aussi la Russie d’être à l’origine de ces documents. La falsification a été mise à jour par l’observation attentive de la séquence permettant de détecter le mouvement artificiel des visages, ainsi que par le recours à DeepFake-O-Meter, une plateforme de vérification. Le pourcentage de chances que l’IA soit à l’origine de la vidéo s’élevait de 86,1 à 99,6 % en fonction des modèles d’analyse de Deep Fake.</p>
<p style="text-align: justify;">Kyïv s’attend à ce que cette forme de propagande russe automatisée et générée par l’IA se développe au cours des prochains mois. Elle craint également qu’elle soit de plus en plus difficile à détecter pour l’internaute moyen et encourage le sentiment anti-ukrainien en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Ukrinform, StopFake, Detector Media.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
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			</item>
		<item>
		<title>Roumanie : un gouvernement ou les urnes?</title>
		<link>https://regard-est.com/roumanie-un-gouvernement-ou-les-urnes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:24:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Le 30 septembre 2026, le Parlement roumain a rejeté le gouvernement proposé par Siegfried Mureșan. Sur les 233 voix nécessaires à son investiture, le candidat soutenu par le PNL, l’USR et l’UDMR n’en a obtenu que 182. Les élus du PSD étaient présents mais n’ont pas voté ; ceux de l’AUR ont boycotté la séance. Près de cinq mois après la chute du gouvernement d’Ilie Bolojan, la Roumanie reste donc dirigée par un exécutif aux pouvoirs limités.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président Nicușor Dan a pourtant choisi de ne pas convoquer d’élections anticipées. Le 5 octobre, il a confié à Luca Niculescu, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et ancien ambassadeur en France, la mission de former un gouvernement. C’est la quatrième nomination depuis mai. Le choix d’un diplomate n’est pas anodin : le Président le présente comme un homme capable « <em>d’harmoniser les positions</em> » dans un Parlement où aucune majorité stable ne se dessine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières négociations, ouvertes le 8 octobre, ont révélé l’ampleur de la tâche : le PSD a accepté de discuter mais refusé un gouvernement purement technocratique. Il exige un changement de politique économique et une majorité clairement assumée avec le PNL et l’UDMR. Les libéraux, eux, excluent pour l’instant de gouverner avec le PSD, tout en se disant prêts à envisager un vote d’investiture. L’UDMR adopte une position comparable, se disant prêt à soutenir éventuellement le futur cabinet sans nécessairement y participer. L. Niculescu poursuit ses consultations et doit encore rencontrer l’USR et les autres groupes parlementaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces tractations se joue désormais davantage que la composition d’un gouvernement. Le pays doit préparer son budget pour 2027, procéder à une rectification budgétaire et respecter ses engagements en matière de consolidation des finances publiques. Le blocage institutionnel devient donc progressivement un problème économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections anticipées restent possibles. Après plusieurs échecs d’investiture, le Président peut dissoudre le Parlement mais la Constitution ne l’y oblige pas.</p>
<p style="text-align: justify;">La Roumanie se retrouve ainsi devant un choix de plus en plus net : fabriquer, malgré les antagonismes, une majorité parlementaire capable de gouverner ou reconnaître que le Parlement actuel n’en est plus capable. Après cinq mois de crise et trois tentatives infructueuses, chaque nouvel échec rapproche un peu plus le pays des urnes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources : </strong><em>A</em><em>GERPRES.ro, Digi24.ro, HotNews.ro.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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		<title>Ljubljana, capitale du zéro déchet à l’épreuve de l’incinérateur</title>
		<link>https://regard-est.com/ljubljana-capitale-du-zero-dechet-a-lepreuve-de-lincinerateur</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>Première capitale de l’Union européenne à rejoindre<em>, en 2014,</em> le réseau Zero Waste, Ljubljana a transformé la manière dont ses habitants trient et paient leurs déchets. La collecte en porte-à-porte, la tarification au volume, la régie publique et le centre de traitement ultramoderne ont fait de la ville une référence. Douze ans plus tard, les progrès ralentissent et un projet d’incinérateur vient mettre cette réussite à l’épreuve</strong></p>
</div>
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-20134" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-300x196.jpg" alt="Zero waste in Ljubljana (© 2026 Ljubljana Tourism)." width="300" height="196" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-300x196.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-1024x668.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-768x501.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana-1536x1002.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/10/26-10-12-Zero-Waste-in-Ljubljana.jpg 1594w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Au début des années 2000, Ljubljana envoyait encore l’essentiel de ses ordures à la décharge. La capitale slovène ne disposait ni d’une culture du tri bien établie ni d’une avance technologique particulière. C’est précisément ce qui rend sa trajectoire remarquable. <a href="https://ebrdgreencities.com/policy-tool/zero-waste-strategy-ljubljana-slovenia/">La collecte séparée commence en 2002</a>, avant même que la législation nationale ne l’impose, puis les biodéchets sont progressivement collectés au pied des habitations. En 2012, la municipalité accélère : nouveaux bacs, collecte en porte-à-porte et tarification incitative. Deux ans plus tard, elle adopte un plan d’action en vigueur jusqu’en 2035 et devient la <a href="https://www.ljubljana.si/sl/aktualno/novice/mednarodni-dan-brez-odpadkov">première capitale de l’Union européenne à intégrer le réseau Zero Waste</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la décharge au zéro déchet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette continuité compte autant que les équipements. La politique est décidée par la ville et mise en œuvre par VOKA SNAGA, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/waste-management-services">entreprise publique chargée de la collecte et du traitement</a>. Entre les objectifs politiques et le service quotidien, les responsabilités sont clairement définies. La municipalité peut modifier les tournées, la taille des bacs ou les campagnes d’information sans renégocier une mosaïque de contrats privés. Le zéro déchet n’est donc pas conçu comme une opération ponctuelle mais comme un service public appelé à transformer durablement les habitudes.</p>
<p style="text-align: justify;">La stratégie reprend <a href="https://environment.ec.europa.eu/topics/waste-and-recycling/waste-framework-directive_en">la hiérarchie européenne</a> : éviter d’abord la production de déchets, puis réutiliser, recycler et composter ; ne réserver l’enfouissement ou la valorisation énergétique qu’à ce qui ne peut plus être récupéré. « Zéro » ne signifie pas la disparition immédiate de toute poubelle. Il désigne une direction et oblige la ville à mesurer ce qui reste dans le bac noir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La poubelle noire comme levier</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ljubljana n’a pas demandé aux habitants de devenir écologistes par la seule force des affiches. Elle a modifié l’environnement matériel dans lequel ils jettent. Papier, emballages et biodéchets sont collectés au plus près des logements ; dans le centre historique, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/separating-and-collecting-waste/underground-collection-units">des conteneurs enterrés accessibles par carte</a> remplacent les alignements de bacs. La fréquence de ramassage des ordures résiduelles a, elle, été réduite, parfois <a href="https://www.vokasnaga.si/en/waste-removal-mixed-wasteresidual-waste/">jusqu’à un passage toutes les trois semaines</a> dans les zones peu denses. Au final, trier devient plus simple que ne pas trier.</p>
<p style="text-align: justify;">La facture renforce ce signal. <a href="https://www.vokasnaga.si/odpadki/ceniki">Le coût dépend notamment du volume des bacs et de leur fréquence de vidage</a>, tandis que le papier, le verre et les emballages séparés ne donnent pas lieu à une facturation spécifique. Plus le bac noir est petit et rarement présenté, plus le ménage est incité à détourner les matières recyclables. Dans les immeubles, où les conteneurs sont partagés, le mécanisme est moins individualisé ; il repose davantage sur les règles communes et la pression du collectif. La ville a accompagné le dispositif par des explications sur les calendriers, les consignes et le calcul des tarifs. Les premières résistances à la diminution des tournées n’ont pas été niées : la municipalité a maintenu le cap tout en adaptant le service en fonction de la densité des quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2016, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/regional%20waste%20management%20centre">le centre régional RCERO</a> complète ce système. Il traite les biodéchets et les ordures mélangées de <a href="https://www.ljubljana.si/sl/aktualno/novice/mednarodni-dan-brez-odpadkov">près de 60 communes, soit environ 890 000 habitants</a>. Le compostage et la méthanisation produisent du compost, du biogaz, de la chaleur et de l’électricité. Selon l’opérateur, le traitement mécanique et biologique permet de récupérer, sous forme de matériaux ou de combustible, <a href="https://www.vokasnaga.si/en/waste-management-services/separating-waste/residual-waste/">jusqu’à 95 % du contenu résiduel reçu, et d’en enfouir moins de 3 %</a>. Ce résultat ne remplace pas le tri à la source, mais réduit fortement la mise en décharge.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un champion encore loin du « zéro »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats sont spectaculaires. En 2014, Ljubljana <a href="https://zerowasteeurope.eu/library/the-story-of-ljubljana/">collectait déjà séparément 61 % de ses déchets municipaux</a> ; le taux atteignait <a href="https://www.visitljubljana.com/en/visitors/sustainable-tourism-in-ljubljana/responsible-waste-management">69,9 % en 2023</a>. À l’échelle de l’Union européenne, <a href="https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-eurostat-news/w/ddn-20260330-1">48 % des déchets municipaux étaient effectivement recyclés en 2024</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison doit toutefois rester prudente : la collecte séparée et le recyclage final ne mesurent pas exactement la même chose. Elle situe néanmoins la capitale slovène parmi les villes les plus avancées. Le volume d’ordures résiduelles par habitant a, lui aussi, fortement diminué au cours des années 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le rythme s’est tassé. Au printemps 2025, la ville communiquait toujours sur un taux arrondi à 70 %, alors que <a href="https://zerowastecities.eu/wp-content/uploads/2019/09/zero_waste_europe_CS5_the_story_of_Ljubljana_en.pdf">son plan visait 75 à 78 % en 2025, puis 80 % en 2035</a>. L’autre faiblesse concerne la prévention. Le plan fixait, pour 2025, un plafond de 280 kilogrammes de déchets municipaux par habitant et de 60 kilogrammes de déchets résiduels. Or, la municipalité indique désormais qu’<a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">environ 370 kilogrammes de déchets municipaux sont encore collectés par personne et par an</a>. La ville trie beaucoup mieux qu’hier, mais elle jette encore trop de déchets par rapport à ses objectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce décalage rappelle une limite fréquente des politiques de gestion des déchets. Les bacs colorés, les centres de tri et les taux de collecte sont visibles et faciles à comptabiliser. La réduction à la source suppose d’agir plus en amont : produits réparables, réemploi, consigne, lutte contre le gaspillage, achats publics et pratiques des commerces. En 2025, <a href="https://rralur.si/wp-content/uploads/2025/05/Ljubljana-Urban-Region-Situational-Analysis-CLEAR_CITIES.pdf">une analyse de la région urbaine de Ljubljana</a> reconnaissait d’ailleurs que la quantité totale de déchets municipaux augmentait et appelait à renforcer la prévention, la réparation et le réemploi. Le succès du tri a réglé une partie du problème mais pas celui de la consommation de ressources.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’incinérateur, test de vérité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que Ljubljana prépare TEO, une unité de valorisation énergétique. Le projet pourrait permettre de brûler <a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">130 000 tonnes par an</a> de fractions combustibles issues des déchets municipaux de l’ouest de la Slovénie et fournir chaleur et électricité à <a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">plus de 20 000 foyers</a>. La ville évalue l’investissement à <a href="https://www.ljubljana.si/assets/MOL_TEO-Zlozenka_V12-WEB_popravljen-SURS_april2026-v2.pdf">environ 200 millions d’euros</a> et présente l’équipement comme un moyen de cesser d’exporter ces résidus vers des incinérateurs étrangers, de sécuriser le chauffage urbain et d’accélérer la sortie du charbon. Energetika Ljubljana et VOKA SNAGA <a href="https://www.ljubljana.si/sl/aktualno/novice/nalijmo-si-cistega-vina-o-odpadkih">ont déposé leur candidature à la concession nationale en février 2026</a> ; le choix du site et les procédures environnementales restent à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la municipalité, l’incinérateur ne recevrait que ce qui ne peut plus être recyclé. Ses opposants redoutent au contraire un verrouillage sur plusieurs décennies : une installation dimensionnée pour 130 000 tonnes doit être alimentée, alors que la logique zéro déchet commande de réduire ce flux. Le réseau slovène Zero Waste a placé Ljubljana sous <a href="https://ebm.si/zw/obcine/">« carton jaune »</a> en raison de la nature de ce projet et de retards dans la publication de ses résultats. <a href="https://planbzaslovenijo.si/stroka-opozarja-430-milijonska-sezigalnica-v-ljubljani-bo-zdravstveni-okoljski-in-financni-polom/">Des associations et des professionnels de santé</a> demandent également que les coûts, les émissions et les solutions alternatives soient discutés publiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dilemme ne se résume pas à opposer une ville vertueuse à une technologie polluante. Les résidus combustibles existent déjà et leur exportation ne fait que déplacer l’incinération. Mais la capacité choisie engage les politiques futures : plus elle est importante, plus la prévention et le recyclage risquent d’entrer en concurrence avec le besoin de combustible. Après avoir montré que les gestes changent lorsque les règles, les tarifs et les services vont dans le même sens, Ljubljana doit désormais prouver que ses infrastructures resteront subordonnées à la réduction des déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">L’expérience de la Slovénie demeure donc précieuse mais elle n’est pas une recette à copier mécaniquement. Elle suppose une régie publique capable d’investir, une direction politique stable, un service jugé fiable et une population qui comprend les règles. La principale leçon de l’expérience de Ljubljana n’est finalement ni le bac enterré ni le centre RCERO : c’est plutôt la cohérence entre les institutions et la vie quotidienne. Le projet TEO dira si cette cohérence peut survivre au passage du tri des déchets à leur véritable prévention.</p>
<p><strong>Vignette :</strong> Zero waste in Ljubljana (© 2026 Ljubljana Tourism).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Hai Minh Do est diplômée du master de Management durable et Impact social de l’ESSCA School of Management de Paris.</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Hai Minh Do (2026), « Ljubljana, capitale du zéro déchet à l’épreuve de l’incinérateur », <em>Regard sur l'Est</em>, 12 octobre.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.23455826"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.23455826.svg" alt="10.5281/zenodo.23455826" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.23455826']" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
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