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	<title>REGARD SUR L&#039;EST</title>
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		<title>Bélarus : existe-t-il un programme de recrutement de volontaires bélarusses pour la guerre en Ukraine?</title>
		<link>https://regard-est.com/belarus-existe-t-il-un-programme-de-recrutement-de-volontaires-belarusses-pour-la-guerre-en-ukraine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 00:43:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Le site <em>zachtchitnik.rf</em>, qui recrute des volontaires pour participer à la guerre contre l’Ukraine, a depuis peu ajouté le Bélarus à sa rubrique « Régions ». Avec les régions ukrainiennes occupées par la Russie, c’est la seule zone située à l’étranger répertoriée par le site.</p>
<p style="text-align: justify;">Les recruteurs russes tentent en effet de diversifier leurs zones d’investigation et cherchent à attirer, notamment, des ressortissants bélarusses sur le front, leur promettant rémunérations juteuses et avantages divers : au cours de la première année, les paiements sont fixés au maximum à 17,5 millions de roubles russes (soit 205 000 dollars) et, en cas de décès du volontaire, ses proches se verraient verser la somme de 13,2 millions de roubles (155 000 dollars). En outre, selon le site, les « <em>participants à l’Opération militaire spéciale ont droit à une parcelle de terrain en République de Bélarus</em> » ; il existerait en effet un « <em>programme conjoint du gouvernement bélarusse et du ministère russe de la Défense</em> » dans le cadre duquel « <em>un soutien financier et des prestations sociales, des allocations supplémentaires pour les enfants, des soins médicaux et la prise en charge des parents</em> » sont garantis. C’est du moins ce qu’affirme le site.</p>
<p style="text-align: justify;">Le bureau de recrutement militaire situé rue Angarskaïa à Minsk est indiqué comme point de recrutement. Les responsables du bureau en question affirment quant à eux n’avoir jamais eu vent de ce programme et de ces contrats. Quant au ministère bélarusse de la Défense, il nie toute connexion avec le site russe : « <em>Qui sait ce qu’on peut lire sur un site web russe ? N’importe quoi. C’est une sorte de fake news.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Andrei Kushniarou, volontaire bélarusse qui combat au sein du bataillon ukrainien Da Vinci Wolves, tient à prévenir ses concitoyens : « <em>Il y a trois jours entre le bureau de recrutement et la mort</em> », soutient-il. Selon lui, les étrangers au sein des Forces armées russes (FAR) sont traités « <em>comme du bétail, voire pire</em> ». En outre, les dronistes ukrainiens visent tout soldat des FAR, sans discrimination. Pour un Bélarusse, « <em>les chances de toucher cet énorme salaire et de s’en sortir vivant sont assez minces. Mon conseil est le suivant : ne vous laissez pas avoir </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Belsat, site zachtchitnik.rf.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19992" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/belarus-existe-t-il-un-programme-de-recrutement-de-volontaires-belarusses-pour-la-guerre-en-ukraine">Bélarus : existe-t-il un programme de recrutement de volontaires bélarusses pour la guerre en Ukraine?</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<item>
		<title>Bulgarie : neutralisation d’un réseau de fabrication et de distribution de fentanyl dans le quartier rom de Sofia</title>
		<link>https://regard-est.com/bulgarie-neutralisation-dun-reseau-de-fabrication-et-de-distribution-de-fentanyl-dans-le-quartier-rom-de-sofia</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 00:28:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Au début des années 2020, le fentanyl, un puissant opioïde de synthèse présentant des risques accrus d’overdose pour les toxicomanes, est arrivé en Bulgarie grâce à des organisations criminelles. En juillet 2024, le décès d’un toxicomane par overdose de fentanyl à Roussé a entraîné l’ouverture d’une enquête conjointe entre le parquet local et la Direction générale de la lutte contre le crime organisé (GDBOP). À la suite de ces investigations et de l’infiltration d’agents en contact avec ce réseau criminel, une vaste opération a été réalisée à Sofia par les services de police le 4 août dernier. Elle s’est soldée par l’arrestation d’une douzaine de personnes suspectées d’être impliquées dans la production et la distribution de fentanyl sur le territoire bulgare. Un laboratoire de fabrication du produit de synthèse a également été démantelé dans le quartier de Fakulteta (quartier rom regroupant près de 50 000 personnes) à Sofia. Lors de l’opération, 25 kg de produits stupéfiants (dont 12,6 kg de fentanyl) ont été saisis, ainsi qu’une somme en cryptomonnaie avoisinant les 110 000 dollars. Une fois fabriqués, ces produits étaient ensuite déposés dans des endroits convenus à l’avance dans la région de Sofia avant d’être distribués sur le territoire bulgare.</p>
<p style="text-align: justify;">Sept individus, dont Valentin Mladenov et Valeri Berberov, considérés comme les dirigeants de ce trafic de stupéfiant, font l’objet de poursuites judiciaires de la part du parquet de Roussé. Leurs avocats ont déposé un recours pour contester la compétente de ce tribunal régional, mais ont été déboutés par la juridiction qui poursuit son action. Le 8 août, cinq des personnes mises en cause ont été placées en détention provisoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Lyubomir Nikolov, le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, les chimistes du réseau, des autodidactes ayant appris à partir de vidéos, produisaient du fentanyl de « bonne qualité ». Aucun laboratoire de fentanyl n’ayant été découvert dans les pays voisins, les autorités bulgares ont décidé de faire appel à l’expertise des services fédéraux américains en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiant (DEA) pour lutter contre de futurs réseaux de stupéfiants de cette nature.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>BNT, 24 chasa, Dnevnik, bTV, Mediapool, Darik News.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19987" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/bulgarie-neutralisation-dun-reseau-de-fabrication-et-de-distribution-de-fentanyl-dans-le-quartier-rom-de-sofia">Bulgarie : neutralisation d’un réseau de fabrication et de distribution de fentanyl dans le quartier rom de Sofia</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Arménie : intégrer l’Asie centrale au projet de route TRIPP</title>
		<link>https://regard-est.com/armenie-integrer-lasie-centrale-au-projet-de-route-tripp</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 00:03:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, n’a pas démenti une information avancée par un média kirghiz qui affirme que le chef du gouvernement arménien aurait proposé au Kazakhstan et au Kirghizistan de prendre une participation dans une entreprise contrôlée par les Etats-Unis et chargée de construire et gérer la fameuse route de transit entre l’Azerbaïdjan et son enclave du Nakhitchevan ainsi que la Turquie, <em>via</em> l’Arménie. La « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP) est portée depuis juin 2025 par Washington, le gouvernement américain devant y détenir 74 % de la société qui disposera de « <em>droits exclusifs d’utilisation du sol, des droits de développement, des autorisations connexes et de tous les autres droits nécessaires</em> » à la réalisation de l’ouvrage. Le gouvernement arménien détiendra les 26 % restants.</p>
<p style="text-align: justify;">Nikol Pachinian aurait proposé à Bichkek et Astana d’acheter chacun 5 % des parts de la société détenue par l’Arménie mais, aucune source ne venant étayer les affirmation du média kirghiz qui se réfère à un échange téléphonique entre le Premier ministre arménien et le Président kazakhstanais, le premier a été interrogé par les journalistes locaux : « <em>En ce qui concerne le Kazakhstan et la TRIPP, la question a été abordée</em> », s’est-il contenté de répondre, laconique et laissant entendre que le projet de connexion attisait l’intérêt de différents pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le média kirghiz, Astana et Erevan auraient évoqué dans leur conversation une option au terme de laquelle le Kazakhstan pourrait prendre en charge la gestion du réseau ferroviaire arménien, actuellement sous monopole des Chemin de fer russes (RZhD). N. Pachinian avait en effet déjà évoqué publiquement la possibilité de confier cette gestion à une société d’un pays tiers, non russe. Selon lui, la situation des Chemin de fer russes dissuaderait Ankara comme Bakou d’utiliser le territoire arménien à des fins de transit. L’Arménie est liée à RZhD par un contrat de gestion de 30 ans signé en 2008. Comme attendu, Moscou a déjà dit s’opposer à la résiliation du contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Début août, un conseiller de l’envoyé américain Steve Witkoff s’est rendu à Erevan pour évoquer les modalités pratiques de mise en œuvre de la TRIPP.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Azatutyun.am, Zerkalo.az.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19989" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/armenie-integrer-lasie-centrale-au-projet-de-route-tripp">Arménie : intégrer l’Asie centrale au projet de route TRIPP</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Roumanie : la face cachée du dernier programme d’aide au retour des jeunes entrepreneurs expatriés</title>
		<link>https://regard-est.com/roumanie-la-face-cachee-du-dernier-programme-daide-au-retour-des-jeunes-entrepreneurs-expatries</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des programmes d’incitation, financés par des fonds européens ou gouvernementaux, sont régulièrement mis en place pour favoriser le retour des expatriés sur le territoire roumain. [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/roumanie-la-face-cachee-du-dernier-programme-daide-au-retour-des-jeunes-entrepreneurs-expatries">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19985"  class="panel-layout" ><div id="pg-19985-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19985-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19985-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Des programmes d’incitation, financés par des fonds européens ou gouvernementaux, sont régulièrement mis en place pour favoriser le retour des expatriés sur le territoire roumain. Ils n’ont pas rencontré le succès escompté par l’exécutif, mais permettent aux dirigeants politiques roumains de montrer qu’ils sont actifs sur ce dossier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement Bolojan, par le biais du ministère des Finances, vient ainsi de proposer un programme intitulé « La diaspora investit au pays », doté d’un budget total de 100 millions d’euros. Il consiste en prêts accordés à de potentiels entrepreneurs résidant à l’étranger et dont le montant peut s’élever jusqu’à 200 000 euros. Les bénéficiaires doivent rembourser la somme empruntée sous un délai maximum de 10 ans, intérêts compris. Pour diffuser cette annonce, Bucarest a fait appel à des influenceurs chargés d’en faire activement la promotion sur les réseaux sociaux, car les cibles sont les jeunes actifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les influenceurs insistent auprès de leurs abonnés sur la garantie du prêt par l’État, leurs conseils de recourir à ce programme apparaissent peu avisés pour nombre d’observateurs qui dénoncent dans ces prêts une forme « d’arnaque ». En effet, les influenceurs n’évoquent pas ou peu la possible situation de faillite à laquelle peuvent être confrontées ces entreprises ; pourtant, quiconque ne peut rembourser le prêt perdra tout ce qu’il aura investi.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les précédents programmes visant à créer des « start-up » en Roumanie, les bénéficiaires se plaignaient déjà de ne pas pouvoir satisfaire aux conditions parfois jugées « absurdes » imposées aux entreprises et qui causaient leur pertes.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant au montant de 200 000 euros annoncé, de nombreux Roumains peinent déjà à rembourser des prêts immobiliers de 50 000 à 70 000 euros remboursables sur 30 à 35 ans : rembourser rapidement un prêt aussi conséquent paraît difficile pour une jeune entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Ziarul Romanesc, TVR Info, Jurnalul national.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19985" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/roumanie-la-face-cachee-du-dernier-programme-daide-au-retour-des-jeunes-entrepreneurs-expatries">Roumanie : la face cachée du dernier programme d’aide au retour des jeunes entrepreneurs expatriés</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lituanie : le service militaire universel plébiscité par la population</title>
		<link>https://regard-est.com/lituanie-le-service-militaire-universel-plebiscite-par-la-population</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:35:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19983"  class="panel-layout" ><div id="pg-19983-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19983-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19983-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Un sondage réalisé en Lituanie révèle que 76,3 % des personnes interrogées se disent favorables à l’instauration d’un service militaire universel, contre 12 % qui y sont opposées. Pour plus de 40 % des sondés, ce service universel doit être réservé aux hommes, tandis que 19 % se prononcent pour une conscription applicable aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Plus de la moitié des sondés plébiscitent un service militaire pour les femmes sur une base volontaire et avec des formules variées. Le soutien à la conscription universelle des femmes est plus élevé chez les hommes (55 %) que chez les femmes (48 %).</p>
<p style="text-align: justify;">Les intéressés se disent plus motivés s’ils peuvent envisager des formes variées de service, notamment dans les domaines de la défense civile, de la médecine et de la cybersécurité. Une formation militaire incluant les nouvelles technologies ou le pilotage de drones est citée par 35 % des sondés comme facteur susceptible de renforcer leur soutien à la conscription universelle. De même, 29 % indiquent que l’opportunité de servir dans leur région d’origine rendrait le service plus attractif. Une rémunération équitable et des conditions égales pour tous les milieux sociaux sont souhaitées par 23 % des sondés, et 21 % disent soutenir un traitement préférentiel lors de l’admission à l’université ou au cours de leurs études.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, et ce depuis 2015, c’est une conscription partielle de neuf mois qui prévaut. Le caractère aléatoire des tirages au sort mais aussi les exemptions et les autres restrictions apparaissent opaques à la population, qui constate que toutes les personnes éligibles n’effectuent par leur service et soupçonne que le statut social, la capacité financière ou la notoriété jouent un rôle dans la désignation des conscrits.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sondage, réalisé en août auprès de 1 501 personnes, intervient alors que Vilnius continue de renforcer ses forces armées. Pour le chef d’Etat major lituanien, le général Raimundas Vaikšnoras, le nombre de conscrits masculins est actuellement suffisant pour répondre aux besoins de l’armée. Les Forces armées lituaniennes recrutent quasiment tous ceux qui le souhaitent et sont aptes, l’objectif étant d’avoir d’ici quelques années 7 à 8 000 conscrits effectuant diverses formes d’entraînement militaire. En 2026, ce sont 5 000 conscrits âgés de 18 à 22 ans qui devraient être appelés.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong>: <em>lrt.lt, Delfi.lt, Charter97.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19983" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/lituanie-le-service-militaire-universel-plebiscite-par-la-population">Lituanie : le service militaire universel plébiscité par la population</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Quand l’Europe centrale et orientale réveille le débat sur la sécurité du continent</title>
		<link>https://regard-est.com/quand-leurope-centrale-et-orientale-reveille-le-debat-sur-la-securite-du-continent</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:13:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre d’ampleur menée par la Russie contre l’Ukraine depuis 2022 n’a pas seulement bouleversé les équilibres militaires du continent. Elle a également révélé un profond [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/quand-leurope-centrale-et-orientale-reveille-le-debat-sur-la-securite-du-continent">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19977"  class="panel-layout" ><div id="pg-19977-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19977-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19977-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">La guerre d’ampleur menée par la Russie contre l’Ukraine depuis 2022 n’a pas seulement bouleversé les équilibres militaires du continent. Elle a également révélé un profond décalage entre les perceptions de l’est et de l’ouest de l’Europe. Là où une partie de l’Europe occidentale a longtemps cru aux vertus pacificatrices de l’interdépendance économique, les pays ayant connu la domination soviétique ont perçu plus tôt le retour de la menace russe.</p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-19977-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19977-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19977-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-19978" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/08/26-08-31-Irpine-T-Hoerber-225x300.jpg" alt="sur un mur de la Maison de la culture détruite d’Irpine – Ukraine (photo Céline Bayou)." width="225" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/08/26-08-31-Irpine-T-Hoerber-225x300.jpg 225w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/08/26-08-31-Irpine-T-Hoerber-768x1024.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/08/26-08-31-Irpine-T-Hoerber-1152x1536.jpg 1152w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/08/26-08-31-Irpine-T-Hoerber-1536x2048.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/08/26-08-31-Irpine-T-Hoerber.jpg 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" />Les États baltes, la Pologne, la Roumanie, dans l’UE, mais aussi l’Ukraine, et la Moldavie avec un soutien assez fort de l’Ouest et, de façon plus précaire la Géorgie et l’Arménie rappellent aujourd’hui que la sécurité européenne ne peut plus être pensée depuis les seuls centres traditionnels de pouvoir que sont Paris, Berlin ou Bruxelles. Dans cette Europe inquiète, « l’Est » n’est plus une périphérie. Dans son extrême diversité, cette région de l’Europe devient l’un des lieux où l’avenir stratégique du continent se redéfinit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fin de l’illusion post-guerre froide</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après 1945, l’Europe occidentale a vécu dans un monde que l’on pouvait croire durablement « pacifié » : jusqu’à la chute de l’Union soviétique, il s’agissait certes davantage d’une absence de guerre ouverte que d’une paix pleinement garantie. A l’Ouest, la menace nucléaire demeurait d’ailleurs présente. À l’Est, à cette menace nucléaire s’ajoutait à l’expérience de l’oppression politique et de la tutelle soviétique. Pourtant, avec l’effondrement de l’URSS, l’élargissement européen et la réunification progressive du continent, beaucoup ont cru que l’Europe était entrée dans une nouvelle ère, et ce même si la guerre froide a laissé des traces profondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette période a nourri une conviction forte. Le commerce, l’interdépendance et les institutions communes devaient rendre la guerre impossible. L’expérience de l’Union européenne semblait confirmer cette hypothèse. Entre anciens adversaires, l’intégration économique avait produit de la confiance, de la prospérité et une paix durable. Il était tentant d’étendre ce raisonnement aux relations avec la Russie. La dépendance européenne vis-à-vis des hydrocarbures russes qui s’est alors renforcée pouvait dès lors être interprétée non comme une vulnérabilité, mais comme un lien d’intérêt mutuel.</p>
<p style="text-align: justify;">La guerre d’ampleur en Ukraine a brutalement mis fin à cette illusion : l’interdépendance économique n’a pas empêché Moscou de recourir à la force. Elle a au contraire exposé les fragilités européennes, notamment dans le domaine énergétique et militaire. Ce retour de la guerre sur le continent n’est pas entièrement inédit. Dans les années 1990 déjà, les guerres des Balkans avaient montré l’incapacité des Européens à empêcher seuls la violence dans leur voisinage. Brendan Simms a parlé à ce propos de l’« <em>heure la moins glorieuse</em> » de l’Europe, lorsque celle-ci dut constater son impuissance face aux crimes commis en Bosnie(1).</p>
<p style="text-align: justify;">La différence est notamment qu’aujourd’hui la menace touche directement l’architecture de sécurité européenne. L’agression russe contre l’Ukraine, ajoutée aux incertitudes croissantes sur la fiabilité américaine, a forcé les Européens à regarder en face ce qu’ils avaient longtemps préféré repousser. Leur sécurité ne peut plus reposer uniquement sur les fameux « dividendes de la paix » ni sur la garantie automatique des États-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Europe centrale et orientale face à la manifestation de la menace russe</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les pays d’Europe centrale et orientale, le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine n’a pas eu le même sens que pour une partie de l’Europe occidentale. Elle a réactivé une mémoire historique encore vive, celle de l’occupation, de la domination et de la terreur soviétiques. Dans ces sociétés, la menace russe n’est pas une abstraction stratégique mais renvoie à une expérience vécue, transmise, inscrite dans les trajectoires nationales et familiales.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi l’opposition la plus ferme à la Russie actuelle vient souvent des États qui ont été les plus directement exposés à l’Union soviétique. Les pays baltes en sont l’exemple le plus évident. Leur incorporation forcée dans l’URSS puis leur retour à l’indépendance ont façonné une perception aiguë de la souveraineté et de la vulnérabilité. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie le rappellent depuis longtemps : la Russie post-soviétique n’a jamais renoncé à penser son voisinage comme une zone d’influence.</p>
<p style="text-align: justify;">La Pologne occupe également une place centrale dans cette géographie de la vigilance, elle qui fut l’un des premiers pays à rompre politiquement avec la domination soviétique, notamment à travers le mouvement <em>Solidarność</em>. Cette expérience explique en partie la fermeté de Varsovie face à Moscou. Depuis 2022, la défense de l’Ukraine n’est pas seulement une question de solidarité européenne pour elle. Elle est aussi perçue comme une ligne de protection avancée pour l’ensemble de l’Europe centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">La Roumanie, de son côté, porte encore la mémoire du régime de Ceaușescu et se trouve aujourd’hui exposée aux tensions régionales liées à la mer Noire, à la Moldavie et à la proximité du conflit ukrainien. La Hongrie a occupé sous le règne de Viktor Orbán une position plus ambiguë au sein de l’UE. Mais l’histoire hongroise reste marquée par l’insurrection de 1956 et par les chars soviétiques dans Budapest.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres cas montrent que la menace russe ne se limite pas aux seules armes. La Slovaquie, au sein de l’UE, et la Géorgie, à l’extérieur de celle-ci, illustrent la puissance des stratégies d’influence, de division et de subversion. Moscou soutient ou encourage des forces politiques capables d’affaiblir la cohésion européenne, de relativiser l’agression contre l’Ukraine ou de présenter l’Occident comme responsable des tensions actuelles. Cette action indirecte accompagne la guerre conventionnelle et vise à fragiliser les sociétés de l’intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Ukraine représente le cas évidemment extrême de cette confrontation, lieu où le retour de l’impérialisme russe s’est transformé en guerre ouverte. Sa résistance militaire et politique contribue à modifier le regard porté sur les pays d’Europe centrale et orientale, désormais perçus comme des acteurs centraux de la sécurité continentale. Ils apportent une expertise historique, politique et stratégique que l’Ouest ne peut plus ignorer, ne se contentent pas de subir l’histoire mais en proposent aussi une lecture pertinente. Pour ces pays, la paix ne repose pas seulement sur le dialogue, le commerce ou les institutions : elle suppose aussi la capacité de résister à la coercition, de défendre les frontières et de comprendre les logiques impériales lorsqu’elles réapparaissent. Cette leçon, longtemps jugée excessive ou trop alarmiste par certains partenaires occidentaux, est aujourd’hui au cœur du débat européen sur la sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Ouest européen à l’épreuve du réel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Face à l’agression russe, l’Europe occidentale a réagi plus lentement et plus difficilement que les pays de son flanc oriental. Cette hésitation s’explique notamment par une culture stratégique façonnée par plusieurs décennies de paix relative, de prospérité et de confiance dans les mécanismes de coopération. Pour une partie des dirigeants et des opinions publiques d’Europe de l’Ouest, l’idée qu’une guerre de conquête puisse de nouveau viser un État européen est longtemps restée un impensé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette confiance a longtemps nourri une lecture trop optimiste de la Russie. Les liens énergétiques, les échanges commerciaux et les formats diplomatiques devaient permettre de contenir les tensions. L’Allemagne en fut l’exemple le plus visible, tant sa politique orientale reposait sur l’idée qu’un rapprochement économique pouvait accompagner une transformation politique. D’autres pays d’Europe occidentale partageaient, à des degrés divers, cette conviction. La Russie était perçue comme un partenaire difficile, parfois brutal, mais encore intégrable dans un ordre européen fondé sur les règles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’invasion à grande échelle de l’Ukraine a fait voler en éclats cette représentation. Elle a aussi révélé l’impréparation militaire des États européens. Pendant trois décennies, les « dividendes de la paix » avaient permis de réduire les budgets de défense et de reporter les investissements lourds. Cette évolution paraissait rationnelle dans un monde où la guerre interétatique semblait appartenir au passé européen. Elle apparaît aujourd’hui comme une vulnérabilité majeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux agressions russes, l’Union européenne n’est pas restée immobile. Dès 2014, elle a adopté des sanctions contre la Russie, et certains de ses pays membres ont soutenu financièrement l’Ukraine et organisé des livraisons d’armes et des formations. Ce soutien militaire représente une rupture importante avec les habitudes politiques de l’après-1945 pour l’UE. Mais cette réaction s’est construite par étapes, souvent sous la pression des événements et des pays les plus exposés à la menace russe, notamment après 2022. Elle témoigne d’un apprentissage stratégique plus que d’une conversion immédiate.</p>
<p style="text-align: justify;">À cette difficulté interne s’ajoute désormais l’incertitude américaine. Depuis 1945, la sécurité de l’Europe occidentale s’est construite autour de la garantie des États-Unis et de l’OTAN. Or, cette certitude s’est fissurée. Une alliance ne repose pas seulement sur des traités, des institutions et des capacités militaires. Elle repose aussi sur la confiance dans la constance de l’engagement. Gregory Miller souligne, dans un autre contexte, l’importance de la réputation de fiabilité dans la construction des partenariats stratégiques<sup>(2)</sup>. Appliquée à la relation transatlantique, cette idée éclaire la fragilité actuelle. Lorsque la parole américaine devient incertaine, c’est toute l’architecture de sécurité européenne qui vacille.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les pays d’Europe centrale et orientale, cette incertitude est particulièrement préoccupante. Leur sécurité repose largement sur l’OTAN, mais leur expérience historique les conduit à se méfier des garanties trop abstraites. Ils savent que la dissuasion ne vaut que si elle est crédible, visible et politiquement assumée. C’est pourquoi ils plaident souvent pour une présence militaire renforcée sur le flanc oriental, pour des investissements de défense plus élevés et pour une Europe capable d’agir même en cas d’hésitation américaine.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Europe occidentale se trouve donc devant un double défi. Elle doit réarmer matériellement, mais aussi intellectuellement. Dans ce nouveau contexte, Paris, Berlin, Rome ou Madrid ne peuvent plus ignorer ce que Varsovie, Tallinn, Riga, Vilnius ou Kyïv disent depuis longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce que l’Est enseigne à l’Ouest</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, l’Europe centrale et orientale n’apparaît plus seulement comme un espace à protéger, mais comme un lieu d’expertise stratégique. Cette familiarité avec les logiques de domination russe confère à ses États une légitimité nouvelle dans le débat européen sur la défense.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’UE, l’enjeu n’est pas seulement d’augmenter les budgets militaires ou de produire davantage d’armements. Il est aussi d’accepter un déplacement du regard. La sécurité du continent se construit avec celles et ceux qui vivent au plus près de la menace. Elle doit intégrer ce que Kyïv, Varsovie, Tallinn, Riga, Vilnius, Bucarest ou Chisinau savent depuis longtemps : la paix européenne reste fragile lorsqu’elle n’est pas soutenue par une capacité de résistance crédible.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><strong>Notes :</strong></p>
<p>(1) Brendan Simms, <em>Unfinest Hour: Britain and the Destruction of Bosnia</em>, Penguin, New York, 2003.</p>
<p>(2) Gregory Miller, “Building space partnership through reliable reputation”, <em>in</em> Thomas Hoerber, Mariel Borowitz, Antonella Forganni, Bruno Reynaud de Sousa (dir.), <em>Routledge Handbook of Space Policy</em>, Routledge, Londres, 2025, pp. 22-39.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vignette</strong> : sur un mur de la Maison de la culture détruite d’Irpine – Ukraine (photo Céline Bayou).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Thomas Hoerber est titulaire de la chaire Jean Monnet en études européennes, directeur du Centre d'excellence Jean Monnet sur la politique spatiale européenne et directeur de l'Institut UE-Asie à l'ESSCA School of Management, à Angers, en France.</p>
<p>** Jakob Dehner est étudiant en licence de gouvernance et de politiques publiques à l'université de Passau, chargé de liaison indépendant, en collaboration avec des ministères allemands, et auteur de nombreux travaux de recherche.</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19977" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/quand-leurope-centrale-et-orientale-reveille-le-debat-sur-la-securite-du-continent">Quand l’Europe centrale et orientale réveille le débat sur la sécurité du continent</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Ukraine : près de 30% des PME menacées de fermeture</title>
		<link>https://regard-est.com/ukraine-pres-de-30-des-pme-menacees-de-fermeture</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 00:40:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">Une étude réalisée récemment par le Centre d’analyse Advanter Group révèle que la majorité des PME ukrainiennes sont en grande difficulté depuis plusieurs mois, en raison de la hausse des coûts d’exploitation et de la diminution de leur rentabilité. L’indicateur moyen d’efficacité des PME a chuté de plus de 16 % par rapport à 2025. 85 % entrepreneurs dénoncent une augmentation de leurs coûts d’exploitation, qui s’élèveraient en moyenne à plus de 19 % et sont donc difficiles à absorber dans le contexte actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour plus de 60 % des sondés, les principales charges à l’origine de cette hausse des coûts sont liées à l’augmentation des prix de l’énergie (électricité et gaz), de la logistique, du transport, ainsi que les charges salariales. Sur un marché bien portant, ces surcoûts pourraient être absorbés par une adaptation des prix de vente au consommateur ou au client mais, en période de guerre, la demande est faible et ne permet pas de compenser ces coûts par une hausse des prix. De plus, l’imprévisibilité des futures actions de l’État contribue à aggraver cette situation délétère. C’est également le cas de la pénurie de personnel qualifié, liée à la mobilisation d’actifs sous les drapeaux. Au printemps, deux des principaux « reproches » adressés par les entrepreneurs aux autorités étaient les refus d’exemption de service militaire et les contrôles inopinés.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les prévisions du Centre, si la situation économique des PME n’évolue pas plus favorablement rapidement, 28,8 % d’entre elles pourraient fermer leurs portes au cours des prochains mois. En juillet, plus de 6 000 dossiers de faillites d’entreprise avaient été déposés devant les tribunaux locaux. Les entreprises les plus anciennes (fondées avant 2022) semblent les plus menacées, car elles étaient taillées pour un marché en bonne santé. Les structures les plus jeunes ont appris à vivre avec la guerre et donc à faire preuve d’une plus grande flexibilité ; une qualité vitale pour survivre au cours des prochains mois.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Advanter Group, Delo.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19981" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/ukraine-pres-de-30-des-pme-menacees-de-fermeture">Ukraine : près de 30% des PME menacées de fermeture</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Russie : l’exportation de céréales bloquée par les frappes de drones ukrainiens</title>
		<link>https://regard-est.com/russie-lexportation-de-cereales-bloquee-par-les-frappes-de-drones-ukrainiens</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 15:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une récolte particulièrement satisfaisante cette année, la région de Rostov, l’une des principales zones agricoles du pays qui fournit 10 % de la récolte céréalière [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/russie-lexportation-de-cereales-bloquee-par-les-frappes-de-drones-ukrainiens">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19975"  class="panel-layout" ><div id="pg-19975-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19975-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19975-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;">Malgré une récolte particulièrement satisfaisante cette année, la région de Rostov, l’une des principales zones agricoles du pays qui fournit 10 % de la récolte céréalière de Russie, vient de déclarer l’état d’urgence à compter du 28 août en raison de son incapacité à exporter du blé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les attaques de drones ukrainiens sur les ports de la mer d’Azov sont la cause de cette difficulté : alors que ces installations permettaient de faire transiter chaque mois jusqu’à 1,5 million de tonnes de céréales russes destinées à l’exportation, depuis mi-juillet elles sont à l’arrêt complet. À leur suite, les principaux terminaux céréaliers de la mer Noire, eux aussi touchés par les frappes ukrainiennes, ont cessé leurs activités en août. Au total, ce sont plus de 80 % des capacités d’exportation de céréales russes qui seraient paralysés : en août, les exportations russes de blé ont atteint leur plus bas niveau depuis 16 ans, soit 1,9 million de tonnes. Les volumes ont été divisés par 2,3 par rapport à août 2025 et par 2,6 par rapport à la moyenne sur les cinq dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;">Des volumes importants de céréales restent coincés chez les producteurs, ce dont s’inquiète le président de l’Union céréalière russe, Arkadi Zlotchevski, qui décrit une situation économique très mauvaise pour les agriculteurs. Les pertes matérielles pourraient être considérables et entraîner une détérioration des conditions de vie de la population. Nombre d’agriculteurs sont déjà acculés et doivent vendre leur récolte à prix réduit, parfois environ 35 % moins cher qu’en début de saison. Les prix baissent de 100 à 200 roubles par jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministère russe de l’Agriculture envisage de procéder à des achats publics de céréales pour compenser et réfléchit à des itinéraires d’exportation alternatifs, notamment <em>via </em>les ports de l’Arctique. En mer Baltique, le terminal céréalier de Vissotski (Saint-Pétersbourg) a une capacité de 3 millions de tonnes par an seulement. Quant aux ports de Lettonie et de Lituanie, il n’est pas certain qu’ils accepteraient de laisser passer des cargaisons russes, note A. Zlotchevski…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>The Moscow Times, Interfax, Nsn.fm.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19975" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/russie-lexportation-de-cereales-bloquee-par-les-frappes-de-drones-ukrainiens">Russie : l’exportation de céréales bloquée par les frappes de drones ukrainiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Bosnie-Herzégovine : glorification post mortem de Ratko Mladić par des élus et militants nationalistes serbes</title>
		<link>https://regard-est.com/bosnie-herzegovine-glorification-post-mortem-de-ratko-mladic-par-des-elus-et-militants-nationalistes-serbes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 00:21:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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	<p style="text-align: justify;">L’ancien commandant en chef de l’armée de la République serbe de Bosnie (RS), Ratko Mladić, s’est rendu célèbre pour les crimes de guerre perpétrés pendant la guerre de Bosnie (1992-1995), notamment le massacre de Srebrenica, d’où le surnom de « Boucher des Balkans » dont il a été affublé. Le 8 juin 2021, R. Mladić a été condamné à la réclusion à perpétuité pour le génocide de la population bosniaque à Srebrenica par le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux. Le 27 août 2026, il est décédé dans un centre de détention à La Haye.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie du milieu ultranationaliste bosnoserbe a réagi en glorifiant le général génocidaire. Des centaines de personnes ont défilé dans plusieurs villes de la RS (Zvornik, Višegra et Bijeljina) et dans le district de Brčko, scandant le nom du général et louant ses actions passées.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, plus que la mobilisation de ces partisans, ce sont les prises de parole des élus nationalistes qui ont accaparé l’attention des médias. Le maire de Banja Luka, Draško Stanivuković, a réagi en postant sur les réseaux sociaux un message de condoléance adressé à la famille du défunt, mais aussi « <em>à tous ceux qui voyaient en R. Mladić le symbole d'une époque et d'un combat</em> ». Selon l’édile, « <em>pour le peuple serbe, le général reste un homme dont le nom est profondément gravé dans son histoire. Un homme qui, comme beaucoup s’en souviennent, a porté sur ses épaules les moments les plus difficiles de son peuple, qui a fait des sacrifices pour lui et dont l’œuvre et le nom perdureront</em> ». Ces mots ont choqué les familles de victimes et une partie de l’opinion publique bosnienne. La glorification d’un criminel de guerre constitue bien une infraction pénale dans ce pays (article 145a du Code pénal bosnien).</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’a pas été le seul édile à glorifier le général génocidaire. Ainsi, Milorad Dodik, ancien président de la RS, a déclaré que R. Mladic avait combattu pour la liberté du peuple serbe et que sa mort s’apparentait à un assassinat. Le président de l'Assemblée nationale de la RS, Nenad Stevandić, a accusé le Tribunal de La Haye d’être responsable de sa mort en ayant refusé son transfert en Serbie pour y recevoir des soins. Quant au maire de Laktaši, Miroslav Bojić, il a déclaré qu’il proposerait lors de la prochaine session municipale, le 21 septembre, de donner le nom de R. Mladić à l’une des rues du centre-ville de sa commune.</p>
<p style="text-align: justify;">En réaction, le Parti socio-démocrate a déposé plainte pour glorification d’un criminel de guerre contre M. Dodik, N. Stevandić et D. Stanivuković.</p>
<p style="text-align: justify;">Des funérailles nationales, avec honneurs militaires, seront organisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Conformément à la procédure, le président du Mécanisme a ordonné une enquête sur les circonstances de sa mort.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Slobodna Bosna, Slobodna Evropa, TV Informer, X.</em></p>
</div>
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		<title>Lituanie : un modèle à dupliquer en matière de réduction des déchets</title>
		<link>https://regard-est.com/lituanie-un-modele-a-dupliquer-en-matiere-de-reduction-des-dechets</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 00:25:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la pression environnementale sur l’écosystème fragile de la mer Baltique s’intensifie et que les ressources se raréfient, les pays de la région cherchent [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/lituanie-un-modele-a-dupliquer-en-matiere-de-reduction-des-dechets">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19943"  class="panel-layout" ><div id="pg-19943-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19943-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19943-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>Alors que la pression environnementale sur l’écosystème fragile de la mer Baltique s’intensifie et que les ressources se raréfient, les pays de la région cherchent des alternatives au modèle conventionnel « extraire-fabriquer-jeter ». Dans le cadre de cette transition régionale, la Lituanie s’est positionnée comme un leader, démontrant comment des politiques innovantes de gestion des déchets peuvent transformer les principes de l’économie circulaire en résultats tangibles et mesurables.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-19943-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19943-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19943-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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	<hr />
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-19944" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-06-LT-Dechets-Sebrith-photo-machine-recuperation-300x206.jpg" alt="Machine de récupération (Taromatas) utilisée dans le système de consigne et de remboursement des contenants de boissons en Lituanie (Copyright Wikimedia Commons/CC BY-SA)." width="300" height="206" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-06-LT-Dechets-Sebrith-photo-machine-recuperation-300x206.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-06-LT-Dechets-Sebrith-photo-machine-recuperation-768x526.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-06-LT-Dechets-Sebrith-photo-machine-recuperation.jpg 890w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Pendant de nombreuses années, la croissance économique en Europe a reposé sur un modèle de développement linéaire fondé sur l’extraction des ressources naturelles, la production de masse de biens et leur élimination à l’issue de leur courte durée de vie. Bien que cette approche ait entraîné une augmentation de la production de déchets et mis à rude épreuve les systèmes écologiques, elle a également favorisé une croissance industrielle rapide et une amélioration du niveau de vie. Dans la région de la mer Baltique, les effets de cette stratégie sont particulièrement visibles. En raison de la pollution, de l’accumulation des déchets plastiques et des fuites de matières, l’un des environnements marins les plus précieux au monde est désormais notablement dégradé, ce qui a conduit à des appels urgents en faveur de pratiques économiques plus durables.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Créer une économie circulaire régionale</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’économie circulaire occupe désormais une place importante dans les débats politiques européens. Elle encourage la prévention des déchets, la réutilisation, la réparation et l’allongement de la durée de vie des produits, plutôt que de se concentrer uniquement sur le recyclage à la fin de vie d’un produit. Son objectif est de minimiser l’extraction de nouvelles ressources tout en prolongeant la durée de vie utile des matériaux existants. Ce changement offre aux États baltes la possibilité d’améliorer la sécurité des ressources, de réduire leur dépendance aux importations et de favoriser une croissance axée sur l’innovation, en plus d’être une nécessité environnementale.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs défis régionaux communs contribuent à ce changement de paradigme. En raison de leur forte dépendance aux ressources énergétiques et aux matières premières importées, de nombreux pays de la région sont exposés à des interruptions d’approvisionnement, à des fluctuations des prix de l’énergie, voire à des conflits géopolitiques. L’efficacité des ressources apparaît donc comme un impératif stratégique et économique majeur, compte tenu des défis actuels que constituent la sécurité des ressources, les crises énergétiques et les effets rebond du changement climatique. Dans le même temps, les nations sont confrontées au défi d’adapter leurs habitudes de production et de consommation en raison des objectifs stricts en matière de lutte contre le changement climatique adoptés par l’Union européenne. Selon la Commission européenne, la collaboration régionale est essentielle pour promouvoir le développement de l’économie circulaire en permettant aux différentes nations de partager leurs expériences, d’élaborer un cadre réglementaire universel ou de reproduire les meilleures pratiques à l’échelle mondiale, plutôt que de mettre en œuvre des projets individuels.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la décharge à la consigne</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte régional, la Lituanie se distingue par la rapidité et l’ampleur de la transformation de sa gestion des déchets. Alors que la mise en décharge dominait dans ce pays jusqu’au début des années 2000 en raison d’un manque d’incitations au recyclage ou à la prévention des déchets et d’une faible sensibilisation du public aux impacts environnementaux, la Lituanie a fondamentalement remodelé son approche au cours des vingt dernières années, grâce à une combinaison fondée sur des données probantes de réformes réglementaires, d’incitations économiques et de campagnes de sensibilisation soutenues du public. Les investissements dans des infrastructures modernes de gestion des déchets ont été accompagnés de normes environnementales plus strictes et d’une répartition claire des responsabilités entre les municipalités et les entreprises. Selon <em>Eurostat</em>, la Lituanie a réussi à dissocier la production de déchets municipaux de la croissance économique, parvenant à stabiliser les niveaux de déchets municipaux alors même que l’économie continue de croître. Cette dissociation entre la croissance économique et la production de déchets est devenue un pilier central de la stratégie de durabilité de la Lituanie et une référence clé pour les autres pays de la région.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un des principaux moteurs de cette progression est le système national de consigne et de remboursement des emballages de boissons mis en place en Lituanie en 2016. Dans le cadre de ce programme, les consommateurs paient une petite consigne lorsqu’ils achètent des boissons dans des emballages en plastique, en verre ou en aluminium, qui leur est remboursée lorsqu’ils rapportent les emballages vides dans des points de collecte automatisés situés dans les supermarchés et les espaces publics. Le système repose sur la commodité et les incitations financières plutôt que sur des sanctions, ce qui rend la participation facile et attrayante pour les consommateurs. Selon le ministère lituanien de l’Environnement, les taux de retour ont augmenté rapidement après l’introduction du système, dépassant 90 % en seulement quelques années et surpassant les objectifs de recyclage de l’Union européenne bien avant la date prévue. Au-delà de l’amélioration des performances en matière de recyclage, cette initiative a permis de réduire les déchets sauvages dans les espaces publics, d’améliorer la qualité des matériaux et de sensibiliser davantage le public à la responsabilité individuelle dans la gestion des déchets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une gouvernance plus numérique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les outils de gouvernance numérique font également partie intégrante des efforts déployés par la Lituanie pour réduire les déchets, notamment en favorisant la transparence et la responsabilité dans l’ensemble du système de gestion des déchets. L’un des outils les plus importants est le Système mondial d’information sur les emballages et les déchets (GPAIS), un système électronique obligatoire qui enregistre les flux d’emballages et de déchets, de la production à l’élimination. Ce mécanisme impose aux entreprises l’obligation légale de déclarer les quantités et les types d’emballages qu’elles mettent sur le marché, ainsi que la manière dont la collecte, le traitement ou le recyclage des déchets sont effectués.</p>
<p style="text-align: justify;">Les agences nationales pour l’environnement indiquent que le GPAIS a renforcé la responsabilité des entreprises, amélioré l’application des lois environnementales et servi de source d’information pour les décideurs politiques qui élaborent des mesures plus efficaces de prévention des déchets. La numérisation joue donc un rôle essentiel dans l’économie circulaire en permettant une prise de décision fondée sur des données factuelles et une planification politique à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’inventivité de la Lituanie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Outre les mécanismes réglementaires et technologiques, la Lituanie encourage également les changements de comportement des consommateurs et des entreprises. Les offres de produits en tant que services, dans lesquelles les consommateurs louent plutôt qu’achètent toute une gamme de produits (par exemple, du matériel de bureau ou des appareils électroménagers), gagnent en popularité. Elles récompensent les fabricants qui conçoivent des produits durables, réparables et économes en énergie, en les rendant responsables de leur entretien et de leur fin de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, les entreprises sociales et les centres municipaux de réutilisation encouragent le don, la réparation et la réutilisation d’objets qui, autrement, seraient jetés. Ces programmes renforcent l’aspect social de la durabilité en réduisant les volumes de déchets tout en favorisant l’inclusion sociale, le développement des compétences et la création d’emplois locaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encore quelques efforts</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces succès, de nombreux obstacles restent à surmonter. Si la Lituanie excelle dans le recyclage des contenants de boissons, d’autres flux de déchets, tels que les textiles, les plastiques complexes et les déchets électroniques, posent encore des problèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains de ces matériaux doivent être exportés ou éliminés dans des décharges, car le pays ne dispose pas d’une capacité de traitement suffisante. Les organisations environnementales soulignent que, pour combler ces lacunes, il sera nécessaire d’accroître le financement des installations de recyclage avancées et de mener des campagnes de sensibilisation du public. Les municipalités diffèrent dans leur niveau d’engagement citoyen, ce qui souligne l’importance d’une prise de décision locale inclusive et d’une plus grande implication de la communauté pour garantir le succès des politiques d’économie circulaire à l’échelle nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit, l’expérience de la Lituanie peut servir de modèle pour l’ensemble de la région baltique et d’autres États d’Europe de l’Est. Elle montre comment la combinaison d’outils numériques performants, d’incitations économiques soigneusement conçues et de cadres politiques clairs peut faire évoluer rapidement les systèmes de gestion des déchets, lorsqu’elle s’accompagne d’une forte implication du public. Plus généralement, elle montre que l’économie circulaire est une option opérationnelle et adaptable pour atteindre la durabilité, compatible avec différentes situations nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l’aggravation des défis environnementaux dans la mer Baltique et la raréfaction croissante des ressources à l’échelle mondiale, la question n’est plus simplement de savoir si des solutions circulaires sont nécessaires, mais plutôt à quelle vitesse elles peuvent être adoptées et adaptées ailleurs. La voie empruntée par la Lituanie en matière de déchets montre qu’avec une volonté politique constante et un large soutien de la société, le passage d’une économie linéaire à une économie circulaire est déjà en cours et réalisable pour d’autres régions confrontées à des problèmes de durabilité similaires.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vignette</strong> : Machine de récupération (Taromatas) utilisée dans le système de consigne et de remboursement des contenants de boissons en Lituanie (Copyright Wikimedia Commons/CC BY-SA).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* James Martin Sebrith est titulaire du master en management durable de l’ESSCA School of Management (Paris).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> James Martin Sebrith (2026), « Lituanie : un modèle à dupliquer en matière de réduction des déchets », <em>Regard sur l’Est</em>, 10 août 2026.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.21955877"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.21955877.svg" alt="10.5281/zenodo.21955877" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.21955877']" /></a></p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/feed?action=genpdf&#038;id=19943" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/lituanie-un-modele-a-dupliquer-en-matiere-de-reduction-des-dechets">Lituanie : un modèle à dupliquer en matière de réduction des déchets</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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