Le site zachtchitnik.rf, qui recrute des volontaires pour participer à la guerre contre l’Ukraine, a depuis peu ajouté le Bélarus à sa rubrique « Régions ». Avec les régions ukrainiennes occupées par la Russie, c’est la seule zone située à l’étranger répertoriée par le site.
Les recruteurs russes tentent en effet de diversifier leurs zones d’investigation et cherchent à attirer, notamment, des ressortissants bélarusses sur le front, leur promettant rémunérations juteuses et avantages divers : au cours de la première année, les paiements sont fixés au maximum à 17,5 millions de roubles russes (soit 205 000 dollars) et, en cas de décès du volontaire, ses proches se verraient verser la somme de 13,2 millions de roubles (155 000 dollars). En outre, selon le site, les « participants à l’Opération militaire spéciale ont droit à une parcelle de terrain en République de Bélarus » ; il existerait en effet un « programme conjoint du gouvernement bélarusse et du ministère russe de la Défense » dans le cadre duquel « un soutien financier et des prestations sociales, des allocations supplémentaires pour les enfants, des soins médicaux et la prise en charge des parents » sont garantis. C’est du moins ce qu’affirme le site.
Le bureau de recrutement militaire situé rue Angarskaïa à Minsk est indiqué comme point de recrutement. Les responsables du bureau en question affirment quant à eux n’avoir jamais eu vent de ce programme et de ces contrats. Quant au ministère bélarusse de la Défense, il nie toute connexion avec le site russe : « Qui sait ce qu’on peut lire sur un site web russe ? N’importe quoi. C’est une sorte de fake news. »
De son côté, Andrei Kushniarou, volontaire bélarusse qui combat au sein du bataillon ukrainien Da Vinci Wolves, tient à prévenir ses concitoyens : « Il y a trois jours entre le bureau de recrutement et la mort », soutient-il. Selon lui, les étrangers au sein des Forces armées russes (FAR) sont traités « comme du bétail, voire pire ». En outre, les dronistes ukrainiens visent tout soldat des FAR, sans discrimination. Pour un Bélarusse, « les chances de toucher cet énorme salaire et de s’en sortir vivant sont assez minces. Mon conseil est le suivant : ne vous laissez pas avoir ».
Sources : Belsat, site zachtchitnik.rf.