Astana avait prévu d’accroître sa production pétrolière, pour passer à 99,5 millions de tonnes en 2026. 80 % des exportations de brut sont acheminées par le Consortium du pipeline de la Caspienne (CPC), un oléoduc desservant le port russe de commerce de Novorossiïsk sur la mer Noire doté d’une capacité de 1,58 million de barils de pétrole par jour. Or, cette desserte a essuyé plusieurs attaques ukrainiennes depuis janvier 2026. Cinq pétroliers, dont le Nordic Zenith, l’ASIA et le NISSOS IOS, ont été bombardés par des drones les 17, 19 et 30 juillet, alors qu’ils se trouvaient au poste d’amarrage.
Dans un tel climat d’insécurité, les autorités kazakhstanaises ont été forcées de suspendre les opérations de chargement de pétrole. Le 25 août, le ministre de l'Énergie, Erlan Akkenzhenov, a déclaré qu’« avec les attaques de janvier et celles qui se sont poursuivies en juin et juillet, [son] pays a perdu environ 3,5 millions de tonnes d’exportation ». Ainsi, la production pour 2026 a été revue à la baisse et ne devrait pas excéder 96 millions de tonnes. De plus, les travaux de maintenance prévus seront également reportés, la sécurité du personnel n’étant pas assurée. Le ministère des Affaires étrangères a condamné les attaques contre les infrastructures énergétiques et les navires transportant du pétrole via le CPC, jugées inacceptables.
Le 28 août, les opérations de chargement avaient toutefois repris et le volume des livraisons était revenue à la normale. Pour rappel, ce brut est principalement à destination du marché européen.
Sources : Qazinform, Pipeline and Gas Journal, Energy Intelligence, Interfax.