<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Asie Centrale Archives - REGARD SUR L&#039;EST</title>
	<atom:link href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://regard-est.com/region/asie-centrale</link>
	<description>Revue</description>
	<lastBuildDate>Sun, 06 Sep 2026 11:33:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.1</generator>
	<item>
		<title>Kazakhstan : l’exportation de pétrole entravée par les attaques contre le port russe de Novorossiïsk</title>
		<link>https://regard-est.com/kazakhstan-lexportation-de-petrole-entravee-par-les-attaques-contre-le-port-russe-de-novorossiisk</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 11:33:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19995</guid>

					<description><![CDATA[<p>Astana avait prévu d’accroître sa production pétrolière, pour passer à 99,5 millions de tonnes en 2026. 80 % des exportations de brut sont acheminées par le Consortium du [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/kazakhstan-lexportation-de-petrole-entravee-par-les-attaques-contre-le-port-russe-de-novorossiisk">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/kazakhstan-lexportation-de-petrole-entravee-par-les-attaques-contre-le-port-russe-de-novorossiisk">Kazakhstan : l’exportation de pétrole entravée par les attaques contre le port russe de Novorossiïsk</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19995"  class="panel-layout" ><div id="pg-19995-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19995-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19995-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;">Astana avait prévu d’accroître sa production pétrolière, pour passer à 99,5 millions de tonnes en 2026. 80 % des exportations de brut sont acheminées par le Consortium du pipeline de la Caspienne (CPC), un oléoduc desservant le port russe de commerce de Novorossiïsk sur la mer Noire doté d’une capacité de 1,58 million de barils de pétrole par jour. Or, cette desserte a essuyé plusieurs attaques ukrainiennes depuis janvier 2026. Cinq pétroliers, dont le Nordic Zenith<strong>,</strong> l’ASIA et le NISSOS IOS, ont été bombardés par des drones les 17, 19 et 30 juillet, alors qu’ils se trouvaient au poste d’amarrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un tel climat d’insécurité, les autorités kazakhstanaises ont été forcées de suspendre les opérations de chargement de pétrole. Le 25 août, le ministre de l'Énergie, Erlan Akkenzhenov, a déclaré qu’« <em>avec les attaques de janvier et celles qui se sont poursuivies en juin et juillet,</em> [son] <em>pays a perdu environ 3,5 millions de tonnes d’exportation</em> ». Ainsi, la production pour 2026 a été revue à la baisse et ne devrait pas excéder 96 millions de tonnes. De plus, les travaux de maintenance prévus seront également reportés, la sécurité du personnel n’étant pas assurée. Le ministère des Affaires étrangères a condamné les attaques contre les infrastructures énergétiques et les navires transportant du pétrole <em>via</em> le CPC, jugées inacceptables.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 28 août, les opérations de chargement avaient toutefois repris et le volume des livraisons était revenue à la normale. Pour rappel, ce brut est principalement à destination du marché européen.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Qazinform, Pipeline and Gas Journal, Energy Intelligence, Interfax.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19995" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/kazakhstan-lexportation-de-petrole-entravee-par-les-attaques-contre-le-port-russe-de-novorossiisk">Kazakhstan : l’exportation de pétrole entravée par les attaques contre le port russe de Novorossiïsk</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arménie : intégrer l’Asie centrale au projet de route TRIPP</title>
		<link>https://regard-est.com/armenie-integrer-lasie-centrale-au-projet-de-route-tripp</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 00:03:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19989</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, n’a pas démenti une information avancée par un média kirghiz qui affirme que le chef du gouvernement arménien aurait proposé [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/armenie-integrer-lasie-centrale-au-projet-de-route-tripp">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/armenie-integrer-lasie-centrale-au-projet-de-route-tripp">Arménie : intégrer l’Asie centrale au projet de route TRIPP</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19989"  class="panel-layout" ><div id="pg-19989-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19989-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19989-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;">Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, n’a pas démenti une information avancée par un média kirghiz qui affirme que le chef du gouvernement arménien aurait proposé au Kazakhstan et au Kirghizistan de prendre une participation dans une entreprise contrôlée par les Etats-Unis et chargée de construire et gérer la fameuse route de transit entre l’Azerbaïdjan et son enclave du Nakhitchevan ainsi que la Turquie, <em>via</em> l’Arménie. La « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP) est portée depuis juin 2025 par Washington, le gouvernement américain devant y détenir 74 % de la société qui disposera de « <em>droits exclusifs d’utilisation du sol, des droits de développement, des autorisations connexes et de tous les autres droits nécessaires</em> » à la réalisation de l’ouvrage. Le gouvernement arménien détiendra les 26 % restants.</p>
<p style="text-align: justify;">Nikol Pachinian aurait proposé à Bichkek et Astana d’acheter chacun 5 % des parts de la société détenue par l’Arménie mais, aucune source ne venant étayer les affirmation du média kirghiz qui se réfère à un échange téléphonique entre le Premier ministre arménien et le Président kazakhstanais, le premier a été interrogé par les journalistes locaux : « <em>En ce qui concerne le Kazakhstan et la TRIPP, la question a été abordée</em> », s’est-il contenté de répondre, laconique et laissant entendre que le projet de connexion attisait l’intérêt de différents pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le média kirghiz, Astana et Erevan auraient évoqué dans leur conversation une option au terme de laquelle le Kazakhstan pourrait prendre en charge la gestion du réseau ferroviaire arménien, actuellement sous monopole des Chemin de fer russes (RZhD). N. Pachinian avait en effet déjà évoqué publiquement la possibilité de confier cette gestion à une société d’un pays tiers, non russe. Selon lui, la situation des Chemin de fer russes dissuaderait Ankara comme Bakou d’utiliser le territoire arménien à des fins de transit. L’Arménie est liée à RZhD par un contrat de gestion de 30 ans signé en 2008. Comme attendu, Moscou a déjà dit s’opposer à la résiliation du contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Début août, un conseiller de l’envoyé américain Steve Witkoff s’est rendu à Erevan pour évoquer les modalités pratiques de mise en œuvre de la TRIPP.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Azatutyun.am, Zerkalo.az.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19989" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/armenie-integrer-lasie-centrale-au-projet-de-route-tripp">Arménie : intégrer l’Asie centrale au projet de route TRIPP</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Effacer l’URSS ? La bataille de la mémoire urbaine en Asie centrale</title>
		<link>https://regard-est.com/effacer-lurss-la-bataille-de-la-memoire-urbaine-en-asie-centrale</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 00:17:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19898</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Tachkent, Douchanbé, Astana ou Bichkek, les bâtiments soviétiques disparaissent, survivent ou changent de sens au gré des projets immobiliers et des récits nationaux. Derrière [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/effacer-lurss-la-bataille-de-la-memoire-urbaine-en-asie-centrale">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/effacer-lurss-la-bataille-de-la-memoire-urbaine-en-asie-centrale">Effacer l’URSS ? La bataille de la mémoire urbaine en Asie centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19898"  class="panel-layout" ><div id="pg-19898-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19898-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19898-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>À Tachkent, Douchanbé, Astana ou Bichkek, les bâtiments soviétiques disparaissent, survivent ou changent de sens au gré des projets immobiliers et des récits nationaux. Derrière les démolitions se joue pourtant autre chose qu’un simple règlement de comptes avec le passé : une compétition entre plusieurs idées de la modernité, du patrimoine et de la ville habitable.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-19898-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19898-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19898-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<hr />
<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-19899" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chorsu_Market_Tachkent_Mathieu_Lemoine-225x300.jpg" alt="Bazar Chorsu, Tachent (© Mathieu Lemoine)" width="225" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chorsu_Market_Tachkent_Mathieu_Lemoine-225x300.jpg 225w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chorsu_Market_Tachkent_Mathieu_Lemoine-768x1024.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chorsu_Market_Tachkent_Mathieu_Lemoine-1152x1536.jpg 1152w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chorsu_Market_Tachkent_Mathieu_Lemoine.jpg 1500w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" />Pendant des années, l’ancien hôtel Chorsu a dominé le vieux Tachkent comme une carcasse impossible à ignorer. Sa tour de béton, autrefois appelée hôtel Moskva, faisait face au grand dôme turquoise du bazar et aux quartiers anciens qui l’entourent. Abandonné, vendu, promis à plusieurs reconversions, il semblait suspendu entre deux époques. Sa démolition, achevée au printemps 2025, a finalement libéré l’un des sites les plus convoités de la capitale pour un nouvel ensemble associant hôtel, logements et activités commerciales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste est saisissant. Le bazar Chorsu, produit de la modernité soviétique tardive, figure aujourd’hui parmi les bâtiments modernistes proposés par l’Ouzbékistan à l’Unesco. L’hôtel voisin, lui, a disparu. Ce face-à-face résume les choix opérés dans les villes d’Asie centrale : les traces soviétiques ne sont ni rejetées ni protégées en bloc. Elles sont triées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tachkent, une ville plusieurs fois recommencée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tachkent n’a jamais été une ville figée. Le séisme de 1966 a servi de point de départ à une reconstruction massive, conduite par des architectes venus de toute l’Union soviétique. L’objectif était à la fois fonctionnel et politique : édifier une capitale moderne, vaste et verdoyante, capable d’incarner la réussite du socialisme en Asie.</p>
<p style="text-align: justify;">De cette période sont issus les larges avenues, le métro et une architecture associant techniques modernistes et références locales. Moucharabiehs de béton, céramiques et mosaïques formaient un langage hybride, soviétique dans ses ambitions mais soucieux d’afficher une identité ouzbèke.</p>
<p style="text-align: justify;">Après l’indépendance, cette ville a de nouveau changé de récit. Les statues ont été déplacées, les rues rebaptisées et la place centrale réorganisée autour d’Amir Temur, devenu l’une des principales figures de la souveraineté nationale. Mais la transformation la plus profonde ne passe plus seulement par les symboles. Elle prend la forme de grands projets immobiliers, d’élargissements routiers, de démolitions et de quartiers vitrines comme Tashkent City.</p>
<p style="text-align: justify;">La destruction en 2018 de l’ancienne Maison du cinéma, démolie dans le cadre de la réalisation de Tashkent City, a marqué un tournant. L’émotion suscitée a rappelé qu’un bâtiment compte aussi par les usages et les souvenirs qui lui sont attachés. On n’y défendait pas nécessairement l’URSS, mais un lieu de rencontres et de mémoire collective.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette tension traverse aussi les mahallas. Ces quartiers de maisons basses, de cours, de ruelles et d’arbres sont souvent présentés comme le cœur de la culture urbaine ouzbèke. Soumis à la pression foncière, ils cèdent parfois la place à des immeubles plus denses. Ceux-ci peuvent répondre à la croissance démographique, mais aussi faire disparaître des sociabilités et des équilibres environnementaux difficiles à recréer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Construire la souveraineté dans la pierre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ailleurs dans la région, la recomposition urbaine emprunte des voies différentes. Astana représente le cas le plus spectaculaire. Le Kazakhstan n’a pas seulement rebaptisé ou réaménagé une capitale héritée de l’époque soviétique : il a transféré sa capitale d’Almaty à Akmola en 1997, avant d’en faire une vitrine architecturale de l’État indépendant.</p>
<p style="text-align: justify;">Tours, ministères, monument Baïterek, Palais de la paix et Khan Chatyr composent un paysage destiné à projeter puissance, modernité et ouverture. Astana ne cherche pas tant à effacer le passé soviétique qu’à le rendre secondaire face à une nouvelle centralité politique édifiée dans la steppe.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-19901 alignleft" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Astana_Khan_Shatyr_Mathieu_Lemoine-300x211.jpg" alt="Khan Chatyr, Astana (© Mathieu Lemoine)" width="756" height="532" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Astana_Khan_Shatyr_Mathieu_Lemoine-300x211.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Astana_Khan_Shatyr_Mathieu_Lemoine-1024x721.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Astana_Khan_Shatyr_Mathieu_Lemoine-768x541.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Astana_Khan_Shatyr_Mathieu_Lemoine-1536x1082.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Astana_Khan_Shatyr_Mathieu_Lemoine.jpg 1948w" sizes="auto, (max-width: 756px) 100vw, 756px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Khan Chatyr, Astana (© Mathieu Lemoine)</em></p>
<p style="text-align: justify;">À Douchanbé, le changement est plus brutal parce qu’il intervient au cœur d’une ville existante. Depuis plusieurs années, cinémas, théâtres, bâtiments administratifs et immeubles soviétiques ont cédé la place à de larges avenues et à des édifices monumentaux. La disparition en mars 2025 de la tchaïkhana Rohat en est devenue le symbole. Construite en 1958, elle mariait modernisme soviétique, plafonds peints, colonnades et arts décoratifs tadjiks. Une mobilisation avait un temps semblé la sauver. Elle n’a fait que retarder sa destruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas de Rohat montre les limites d’une lecture fondée uniquement sur la « décommunisation ». La tchaïkhana appartenait à la mémoire quotidienne de Douchanbé et incarnait le métissage entre formes soviétiques et traditions locales. Sa disparition révèle moins un rejet doctrinal du passé qu’une nouvelle hiérarchie entre patrimoine, prestige institutionnel et valeur foncière.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-19902 alignleft" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chaikhana_Rohat_Douchanbe_Mathieu_Lemoine-300x182.jpg" alt="Tchaïkhana Rohat, Douchanbé (© Mathieu Lemoine)" width="757" height="459" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chaikhana_Rohat_Douchanbe_Mathieu_Lemoine-300x182.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chaikhana_Rohat_Douchanbe_Mathieu_Lemoine-1024x621.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chaikhana_Rohat_Douchanbe_Mathieu_Lemoine-768x466.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chaikhana_Rohat_Douchanbe_Mathieu_Lemoine-1536x932.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Chaikhana_Rohat_Douchanbe_Mathieu_Lemoine.jpg 1602w" sizes="auto, (max-width: 757px) 100vw, 757px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tchaïkhana Rohat, Douchanbé (© Mathieu Lemoine)</em></p>
<p style="text-align: justify;">À Boukhara, la protection des monuments les plus célèbres peut masquer la fragilité des quartiers habités qui les entourent. Entre restauration, reconstruction et transformation touristique, la frontière est parfois mince. Sauver les coupoles et les médersas ne suffit pas si la ville perd ses habitants, ses cours et ses usages ordinaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du vestige encombrant au patrimoine</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années, le regard porté sur le modernisme centrasiatique évolue. À Tachkent, chercheurs, photographes, architectes et institutions documentent les bâtiments, les mosaïques et les arts décoratifs de la seconde moitié du XXe siècle. Un ensemble d’édifices modernistes a été inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette reconnaissance marque un changement important : l’héritage soviétique peut désormais être présenté comme un patrimoine national, précisément parce qu’il a été adapté, décoré et réinterprété localement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mosaïques en offrent l’exemple le plus accessible. Longtemps vues comme de simples éléments de façade, elles apparaissent désormais comme des œuvres publiques racontant le travail, la science ou les traditions régionales. Les conserver ne revient pas à adhérer au projet politique qui les a produites, mais à reconnaître que l’histoire urbaine ne commence pas avec l’indépendance.</p>
<p style="text-align: justify;">Bichkek conserve une présence soviétique particulièrement visible : places ouvertes, boulevards arborés, microquartiers, reliefs et mosaïques. La densification et le manque d’entretien fragilisent cet ensemble. Mais la capitale kirghize rappelle qu’une ville peut transformer la signification de ses bâtiments sans nécessairement les remplacer.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-19903 alignleft" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Bishkek_Circus_Mathieu_Lemoine-300x206.jpg" alt="Le cirque de Bichkek (© Mathieu Lemoine)" width="757" height="520" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Bishkek_Circus_Mathieu_Lemoine-300x206.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Bishkek_Circus_Mathieu_Lemoine-1024x703.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Bishkek_Circus_Mathieu_Lemoine-768x527.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Bishkek_Circus_Mathieu_Lemoine-1536x1055.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Bishkek_Circus_Mathieu_Lemoine.jpg 1809w" sizes="auto, (max-width: 757px) 100vw, 757px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le cirque de Bichkek (© Mathieu Lemoine)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une bataille aussi écologique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question patrimoniale rejoint désormais celle du climat. Les villes d’Asie centrale connaissent une urbanisation rapide, des chaleurs plus intenses, une forte pollution atmosphérique et une pression croissante sur l’eau et l’énergie. Dans ce contexte, détruire un quartier bas, mature et arboré pour construire un ensemble plus minéral n’est jamais une décision uniquement esthétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Tachkent doit une partie de son identité à ses canaux, à ses cours et à ses arbres. Les grands ensembles soviétiques eux-mêmes étaient souvent conçus avec des espaces libres, de l’ombre et une circulation de l’air. Tous ne constituent pas des modèles à préserver intégralement : certains sont énergivores, dégradés ou mal adaptés aux besoins actuels. Mais leur remplacement devrait intégrer leur performance climatique réelle, et non seulement leur rentabilité ou leur apparence.</p>
<p style="text-align: justify;">Les recherches menées à Tachkent montrent notamment que les grands arbres et l’étendue de leur canopée jouent un rôle bien plus important dans le rafraîchissement des espaces publics que les pelouses décoratives ou les plantations basses. La modernité urbaine ne peut donc plus se mesurer uniquement à la hauteur des tours, à la largeur des avenues ou à l’éclat des façades neuves. Elle se mesure aussi à la possibilité de marcher, de respirer et de vivre dehors pendant les mois les plus chauds.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-19904 alignleft" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Old_Bukhara_Mahalla_Mathieu_Lemoine-300x225.jpg" alt="Mahalla, Boukhara (© Mathieu Lemoine)" width="756" height="567" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Old_Bukhara_Mahalla_Mathieu_Lemoine-300x225.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Old_Bukhara_Mahalla_Mathieu_Lemoine-1024x768.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Old_Bukhara_Mahalla_Mathieu_Lemoine-768x576.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Old_Bukhara_Mahalla_Mathieu_Lemoine-1536x1152.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/07/26-07-27-Old_Bukhara_Mahalla_Mathieu_Lemoine.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 756px) 100vw, 756px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mahalla dans le vieux Boukhara (© Mathieu Lemoine)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ni musée soviétique, ni ville sans mémoire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les capitales centrasiatiques ne sont pas engagées dans un effacement uniforme de l’URSS. Elles sélectionnent des héritages, en réhabilitent certains et en sacrifient d’autres. Les critères se mêlent : récit national, prestige politique, développement immobilier, tourisme, état des bâtiments, mobilisation des habitants et, de plus en plus, contraintes environnementales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le débat ne consiste donc pas à choisir entre la conservation intégrale de la ville soviétique et une modernisation sans limites. Il porte sur la capacité à reconnaître plusieurs couches d’histoire dans un même paysage. Une mosaïque, une tchaïkhana, un cinéma ou une mahalla peuvent survivre sans devenir des sanctuaires. Ces lieux et ces œuvres peuvent être restaurés, réaffectés et intégrés à une ville contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">À Tachkent comme à Douchanbé, la vraie bataille n’oppose pas le passé à l’avenir. Elle oppose une ville conçue comme une succession de vitrines à une ville capable d’accumuler les époques. Or, lorsqu’une couche disparaît entièrement, ce ne sont pas seulement des murs qui s’effacent : ce sont aussi des usages, des souvenirs et parfois des solutions urbaines dont les cités de demain pourraient encore avoir besoin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong>Sources principales :</strong></p>
<p>« <a href="https://whc.unesco.org/en/tentativelists/6708/"><em>Tashkent Modernist Architecture. Modernity and Tradition in Central Asia</em></a> », liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco.</p>
<p>Oliver Wainwright, « <a href="https://www.theguardian.com/artanddesign/2025/apr/28/cosmic-metros-ufo-circus-tops-mesmerising-architecture-tashkent"><em>Cosmic Metros, UFO Circus Tops and a 3,000° Sun Gun</em></a> », <em>The Guardian</em>, 28 avril 2025.</p>
<p>« <a href="https://meduza.io/en/feature/2025/04/07/farewell-to-the-rohat"><em>Dushanbe Demolishes Iconic Rohat Teahouse</em></a> », <em>Meduza</em>, 7 avril 2025.</p>
<p>Banque mondiale, <a href="https://openknowledge.worldbank.org/entities/publication/f6568521-d5e8-5c08-b9eb-3c51313311b9"><em>Resilient Tashkent</em></a>, 2022.</p>
<p>Banque mondiale, <a href="https://thedocs.worldbank.org/en/doc/09a6e5c1e53c4d9be5739c02266cb4ba-0080012023/original/Fact-Sheet-CARL-Cities-2023-en.pdf"><em>Central Asia Resilient and Low-Carbon Cities</em></a>, 2023.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vignette</strong> : Bazar Chorsu, Tachkent (© Mathieu Lemoine)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Mathieu Lemoine a travaillé plusieurs années en Asie centrale pour l’OSCE, l’USAID et le PNUD. Il est président de Novastan France.</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Mathieu LEMOINE (2026), « Effacer l’URSS ? La bataille de la mémoire urbaine en Asie centrale », <em>Regard sur l'Est</em>, 20 juillet.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.21475048"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.21475048.svg" alt="10.5281/zenodo.21475048" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.21475048']" /></a></p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19898" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/effacer-lurss-la-bataille-de-la-memoire-urbaine-en-asie-centrale">Effacer l’URSS ? La bataille de la mémoire urbaine en Asie centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kirghizistan : interdiction totale d’exportation de produits pétroliers</title>
		<link>https://regard-est.com/kirghizistan-interdiction-totale-dexportation-de-produits-petroliers</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 00:49:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19885</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités du Kirghizistan ont adopté le 13 juillet un décret interdisant totalement l’exportation de pétrole et de produits pétroliers. Il s’agit de garantir la stabilité [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/kirghizistan-interdiction-totale-dexportation-de-produits-petroliers">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/kirghizistan-interdiction-totale-dexportation-de-produits-petroliers">Kirghizistan : interdiction totale d’exportation de produits pétroliers</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19885"  class="panel-layout" ><div id="pg-19885-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19885-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19885-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;">Les autorités du Kirghizistan ont adopté le 13 juillet un décret interdisant totalement l’exportation de pétrole et de produits pétroliers. Il s’agit de garantir la stabilité du marché intérieur pétrolier et la sécurité énergétique du pays. Les prix ont en effet flambé depuis quelques semaines et des pénuries menacent dans les stations-service.</p>
<p style="text-align: justify;">Bichkek avait déjà imposé des restrictions aux importations de pétrole vers les pays tiers mais, désormais, les pays partenaires de l’Union économique eurasiatique (UUEA, qui rassemble Russie, Bélarus, Kazashtan, Kirghizistan et Arménie) sont également visés. Ces restrictions sont temporaires mais leur durée est indéterminée : elles resteront en vigueur « <em>jusqu’à ce que le marché intérieur soit saturé ou que des marchés communs du pétrole et des produits pétroliers soient mis en place</em> » au sein de l’UEEA.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis que les frappes ukrainiennes contre les installations pétrolières russes, notamment les raffineries, ont déstabilisé le marché intérieur, provoquant des pénuries majeures de carburant et conduisant Moscou à imposer des restrictions internes et externes sur la vente de carburant, de nombreux habitants des régions limitrophes du Kazakhstan ont commencé à traverser la frontière pour faire le plein de leurs véhicules.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Kazakhstan a donc mis en place des mesures similaires à celles du Kirghizistan et a renforcé les contrôles aux frontières pour éviter l’exportation illégale de carburants et de lubrifiants.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc à un effet domino qu’on assiste, qui pourrait bien en outre profiter à la Chine : en effet, Bichkek a en outre décidé de suspendre jusqu’au 1<sup>er</sup> avril 2027 la disposition d’un décret qui interdisait l’importation de pétrole et de produits pétroliers, par camions-citernes, en provenance de Chine <em>via</em> les postes-frontières kirghizo-chinois.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Open.kg, <a href="https://www.gov.kg/ru/npa/s/4825">Site du gouvernement kirghiz</a>, Tengrinews.kz, Charter97.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19885" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/kirghizistan-interdiction-totale-dexportation-de-produits-petroliers">Kirghizistan : interdiction totale d’exportation de produits pétroliers</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Italie : pionnière en Asie centrale</title>
		<link>https://regard-est.com/italie-pionniere-en-asie-centrale</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 00:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19740</guid>

					<description><![CDATA[<p>« L’Asie centrale a toujours été un pont. Les transformations et les changements que cette partie de la planète a connus au fil des siècles en [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/italie-pionniere-en-asie-centrale">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/italie-pionniere-en-asie-centrale">Italie : pionnière en Asie centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19740"  class="panel-layout" ><div id="pg-19740-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19740-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19740-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>« <em>L’Asie centrale a toujours été un pont. Les transformations et les changements que cette partie de la planète a connus au fil des siècles en ont fait ce qu’elle est aujourd’hui, une charnière entre deux continents, un point de contact entre l’Europe et l’Asie, un lieu de jonction entre des mondes autrefois très éloignés, mais désormais plus interconnectés que jamais</em>. » C’est ainsi que la Première ministre italienne Giorgia Meloni a décrit l’Asie centrale lors du Forum international d’Astana, en mai 2025, affichant ainsi la volonté de Rome d’ouvrir un nouveau chapitre dans la région.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-19740-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19740-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19740-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<hr />
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-19741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-300x200.jpeg" alt="Giorgia Meloni lors du Forum international d’Astana, 31 mai 2025 (Copyright : Blog de Giorgia Meloni)." width="300" height="200" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-300x200.jpeg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-1024x683.jpeg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-768x512.jpeg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-1536x1024.jpeg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-2048x1366.jpeg 2048w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-272x182.jpeg 272w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Les journées des 28, 29 et 30 mai 2025 ont marqué un tournant majeur dans les relations entre l’Italie et l’Asie centrale. Giorgia Meloni s’est d’abord rendue en Ouzbékistan, avant de  prendre la parole au Forum d’Astana 2025 puis au premier sommet Italie-Asie centrale. Cet événement historique s’est tenu dans un contexte diplomatique régional complexe, déjà structuré par de multiples dynamiques et acteurs, dont l’Union européenne, la Russie et la  Chine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Asie centrale au cœur d’une Eurasie en recomposition</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après l’invasion d’ampleur de l’Ukraine par la Russie en 2022, plusieurs pays européens ont senti la nécessité urgente de diversifier leurs partenaires commerciaux et de sécuriser leurs  chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, l’Asie centrale apparaît comme une alternative stratégique, riche en ressources naturelles et située sur un corridor essentiel du transport international, entre Europe et Asie. L’espace eurasiatique se redessine donc progressivement autour de la Russie qui, malgré sa puissance traditionnelle, a favorisé par sa politique l’émergence d’un vide géopolitique et commercial susceptible d’être exploité par d’autres acteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Route internationale transcaspienne de transport, ou Middle Corridor, pensée dès 2014 et l’annexion illégale de la Crimée comme une solution pour contourner la Russie, gagne aujourd’hui en importance. Ce corridor, qui relie l’Europe à l’Asie en passant par le Caucase du Sud et l’Asie centrale, a été conçu comme une alternative stratégique au Corridor Nord. Cette évolution n’est toutefois pas neutre. La Chine, point d’ancrage oriental du corridor, s’est naturellement intégrée à ces échanges au sein des Nouvelles routes de la soie. Elle s’impose en Asie centrale non seulement comme un partenaire commercial majeur, mais aussi comme investisseur et maître d’œuvre de projets d’infrastructures, notamment au Kirghizistan et en Ouzbékistan, avec le projet de chemin de fer  Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan, évalué à 6 milliards de dollars et destiné à renforcer la connectivité régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à ces recompositions, les États d’Asie centrale cherchent à se positionner sur le marché mondial comme des fournisseurs fiables d’énergie, de gaz naturel et de terres rares,  avec pour objectif de diversifier leurs alliances et de réduire leur dépendance historique à l’égard de Moscou. Les chefs d’État du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et du Turkménistan renforcent ainsi le format C5+1, plateforme diplomatique protéiforme destinée à consolider le dialogue entre les cinq pays et un partenaire extérieur,  notamment les États-Unis, la Turquie ou d’autres acteurs internationaux stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Italie, interlocuteur européen privilégié dans la région</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En avril 2025, environ un mois avant le Forum d’Astana, l’Union européenne a franchi une étape importante dans ses relations avec l’Asie centrale en organisant à Samarcande son tout premier sommet avec les cinq États de la région. L’événement a permis de passer en revue l’ensemble des domaines de coopération actuels et futurs, qu’il s’agisse de l’économie, du commerce, de la transition énergétique, de la sécurité ou de l’innovation technologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les initiatives phares, le Corridor médian a occupé une place centrale dans les discussions. L’UE a confirmé son engagement en annonçant un investissement de 10 millions d’euros destiné à renforcer cet axe vital, consolidant ainsi son implication commerciale, diplomatique et géopolitique dans cette route d’échanges. Ces engagements s’inscrivent dans le cadre du <em>Global Gateway</em>, la stratégie européenne visant à promouvoir des connexions intelligentes, propres et sûres dans les secteurs du numérique, de l’énergie et des transports, tout en renforçant les systèmes de santé, d’éducation et de recherche à l’échelle mondiale. Dans le domaine énergétique en particulier, cette stratégie oriente naturellement l’attention européenne vers l’Asie centrale, dont les États figurent parmi les plus riches fournisseurs de ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Italie a reconnu la souveraineté des pays d’Asie centrale dès 1992. La même année, le géant industriel ENI est devenu l’une des premières entreprises énergétiques étrangères à s’implanter au Kazakhstan, où il opère encore aujourd’hui sur des sites stratégiques tels que Karachaganak et Kashagan. L’Italie a investi environ 8 milliards de dollars dans le secteur énergétique kazakhstanais au cours des vingt dernières années. Aujourd’hui, grâce à une confiance mutuelle dans ce secteur stratégique, l’Italie est le troisième partenaire commercial du Kazakhstan, derrière la Russie et la Chine.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan diplomatique, l’Italie a également été pionnière en Europe, en organisant dès 2019 un dialogue en format 5+1 : le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Luigi Di Maio, a alors réuni à Rome ses homologues d’Asie centrale. Cette initiative a témoigné de l’intérêt de Rome pour la consolidation de partenariats non seulement avec le Kazakhstan, mais aussi avec les autres pays d’Asie centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">La visite dans la région de Giorgia Meloni en mai 2025 a illustré la volonté italienne de transformer ces partenariats en projets concrets et durables. Si les relations avec Tachkent sont moins étroites qu’avec Astana, l’Italie et l’Ouzbékistan ont établi depuis 2023 un partenariat stratégique visant à élargir les domaines de coopération, aussi bien dans un cadre bilatéral que multilatéral. Le Turkménistan et l’Italie entretiennent, pour leur part, des liens solides dans le domaine de la sécurité. En 2021, l’Italie a fourni l’équivalent de 35 % des importations d’armes d’Achgabat, y compris des armements lourds, et le PDG de Leonardo, l’un des plus grands groupes d’armement au monde, a été reçu par le Président turkmène. Bien que les relations avec le Tadjikistan et le Kirghizistan soient moins avancées, l’Italie entretient d’excellents rapports avec ces deux États et entend les approfondir, notamment par sa participation à des projets d’infrastructure comme le barrage de Rogun, au Tadjikistan.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un tel contexte, la présence de l’Italie à Astana au printemps 2025 n’avait rien de surprenant. A cette occasion, huit accords ont été signés avec l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, pour un montant total de 7 milliards de dollars, dans les secteurs du pétrole et du gaz, des énergies renouvelables et de la gestion de l’eau, un enjeu majeur dans une région confrontée à de graves pénuries. C’est par cette approche que l’Italie s’impose comme un interlocuteur privilégié, au sein de l’Europe, pour les pays d’Asie centrale. En restant cohérente avec l’initiative <em>Global Gateway</em>, elle ouvre non seulement la voie à une action européenne coordonnée, mais se place aussi en première ligne dans plusieurs secteurs tactiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le pari centrasiatique de Rome</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Italie entend donc se positionner comme un maillon essentiel entre l’Europe et l’Asie, en capitalisant sur son partenariat historique avec le Kazakhstan et sur la volonté clairement affichée par Giorgia Meloni de faire de son pays un pionnier européen dans les dynamiques stratégiques du commerce et des échanges de ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette ambition se heurte néanmoins à plusieurs réalités qu’il est impossible d’ignorer. D’abord, les capacités économiques et diplomatiques de l’Italie demeurent modestes. Si Rome peut s’appuyer sur une relation solide et de confiance avec Astana, cela ne suffit pas à en faire un acteur de premier plan capable de rivaliser avec la Chine ou les États-Unis dans la région.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, l’engagement italien en Asie centrale intervient à un moment diplomatique délicat. Depuis 2022, Rome demeure un membre résolu du front européen opposé au Kremlin, et ses initiatives diplomatiques actuelles en Asie centrale reflètent cet engagement.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, certaines composantes de la classe politique italienne ont historiquement entretenu des liens étroits avec Moscou. Cette ambivalence, héritée notamment de l’ère Berlusconi et maintenue par certains segments de la droite actuelle, ne remet pas en cause l’alignement de l’Italie sur Bruxelles, mais elle ajoute une dimension de complexité à sa crédibilité dans une région qui entretient encore des liens étroits avec la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la question des droits humains reste sensible. Plusieurs États d’Asie centrale comptent parmi les régimes les plus autoritaires de l’espace eurasiatique, exposant Rome au risque de contradictions entre ses intérêts stratégiques et les principes démocratiques qu’il affirme défendre. L’Italie évolue donc dans un paysage diplomatique exigeant, où les opportunités économiques et les impératifs politiques se croisent sans toujours converger.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le partenariat avec le Kazakhstan, fondé sur l’énergie et les combustibles fossiles, a été patiemment tissé et renforcé au fil du temps, l’Italie doit surmonter plusieurs défis internes et externes pour assumer le rôle moteur qu’elle souhaite jouer dans la région. Il est toutefois permis d’affirmer qu’elle a acquis une position privilégiée au sein de l’UE. En accordant l’attention nécessaire aux équilibres stratégiques, en misant sur des partenariats transversaux et en s’engageant dans un dialogue multilatéral et ouvert avec les cinq pays d’Asie centrale et avec ses autres partenaires européens, l’Italie peut jouer un rôle plus significatif dans cette recomposition. Si l’Asie centrale a longtemps été un pont entre les mondes, l’Italie espère désormais en devenir l’un des piliers essentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est certaine, l’Asie centrale n’a jamais occupé une place aussi <em>centrale </em>dans la politique étrangère de Rome qu’aujourd’hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p>Filippo Costa Buranelli, “L’Italia e l’Asia centrale intensificano le loro relazioni”, <em>ISPI</em>, 29 mai 2025.</p>
<p>Francesco De Palo, “La visione dell’Italia per l’Asia Centrale. Il viaggio strategico di</p>
<p>Meloni”, <em>Formiche.net</em>, 28 mai 2025.</p>
<p>“The Astana Summit: Analyzing Italy’s growing engagement with Central Asia”, <em>FutureUAE</em>, 23 juin 2025.</p>
<p>Chiara Battaglini, “<a href="https://ilcaffegeopolitico.net/999142/la-diplomazia-del-governo-meloni-in-asia-centrale">La diplomazia del governo Meloni in Asia centrale</a>”, <em>Il Caffè Geopolitico</em>, 20 juin 2025.</p>
<p>Francesco Iovine, “L’Italia in Asia Centrale”, <em>Opinio Juris</em>, 3 juillet 2025.</p>
<p>Davide Cancarini, “Italy raises the bar in Central Asia — What to expect from Giorgia Meloni’s visit”, <em>The Times of Central Asia</em>, 20 mai 2025</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vignette</strong> : Giorgia Meloni lors du Forum international d’Astana, 31 mai 2025 (Copyright : Blog de Giorgia Meloni).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Valentina Trevisan est étudiante italienne en master à l’INALCO. Spécialisée sur l’Asie orientale, elle consacre ses travaux aux affaires internationales, à la géopolitique et aux droits humains.</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Valentina TREVISAN (2026), « Italie : pionnière en Asie centrale », <em>Regard sur l'Est</em>, 8 juin.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.21478478"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.21478478.svg" alt="10.5281/zenodo.21478478" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.21478478']" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19740" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/italie-pionniere-en-asie-centrale">Italie : pionnière en Asie centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Italy: a pioneer in Central Asia</title>
		<link>https://regard-est.com/italy-a-pioneer-in-central-asia</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 00:12:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19745</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Central Asia has always been a bridge. The transformations and changes that this part of the planet has undergone over the centuries have made it [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/italy-a-pioneer-in-central-asia">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/italy-a-pioneer-in-central-asia">Italy: a pioneer in Central Asia</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19745"  class="panel-layout" ><div id="pg-19745-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19745-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19745-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;"><em>«Central Asia has always been a bridge. The transformations and changes that this part of the planet has undergone over the centuries have made it what it is today: the hinge between two continents, a point of contact between Europe and Asia, the junction between worlds that were once very distant but are now more interconnected than ever.»</em> This is how Italian PM Giorgia Meloni described Central Asia at the International Astana Forum in May 2025, showcasing Rome’s desire to open a new chapter in the region.</p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-19745-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19745-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19745-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<hr />
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-19741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-300x200.jpeg" alt="Giorgia Meloni lors du Forum international d’Astana, 31 mai 2025 (Copyright : Blog de Giorgia Meloni)." width="300" height="200" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-300x200.jpeg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-1024x683.jpeg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-768x512.jpeg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-1536x1024.jpeg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-2048x1366.jpeg 2048w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/05/26-05-IT-AC-272x182.jpeg 272w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />The days of 28, 29, and 30 May 2025 marked a major turning point in relations between Italy and Central Asia. Giorgia Meloni first visited Uzbekistan before speaking at the Astana Forum 2025 and at the first Italy-Central Asia summit. This historic event took place against a complex regional diplomatic backdrop, already shaped by multiple dynamics and actors, such as the European Union, Russia, and China.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Central Asia: at the heart of a shifting Eurasia</strong></p>
<p style="text-align: justify;">After Russia's large-scale invasion of Ukraine in 2022, a number of European countries found themselves faced with the urgent need to diversify their trading partners and secure their supply chains. In this context, Central Asia appears to be a strategic alternative, rich in natural resources and positioned as a key corridor for international transport, sandwiched between Europe and Asia. The Eurasian region is therefore gradually being redrawn around Russia, which, despite its traditional power, is allowing a geopolitical and commercial vacuum to emerge through its policy that can be exploited by other players.</p>
<p style="text-align: justify;">For instance, the Trans-Caspian International Transport Route, or <em>Middle Corridor,</em> which emerged as a solution for bypassing Russia as early as 2014 during Russia's illegal annexation of Crimea, is gaining momentum. This corridor, which connects Europe to Asia <em>via</em> the Caucasus and Central Asia, was designed as a strategic alternative to the Northern Corridor. However, this development is not neutral. China, the eastern anchor point of the corridor, has quickly become involved in these exchanges through the Belt and Road Initiative. China is establishing itself in Central Asia not only as a major trading partner, but also as an investor and project manager for infrastructure projects, particularly in Kyrgyzstan and Uzbekistan, with the China-Kyrgyzstan-Uzbekistan railway project, valued at $6 billion and designed to strengthen regional connectivity.</p>
<p style="text-align: justify;">In light of these changes, Central Asian nations are seeking to position themselves on the global market as reliable suppliers of energy, natural gas, and rare earth elements, with the aim of diversifying their alliances and reducing their historical reliance on Moscow. The heads of state of Kazakhstan, Uzbekistan, Kyrgyzstan, Tajikistan, and Turkmenistan are thus strengthening the “C5+1” format, a multifaceted diplomatic platform designed to strengthen dialogue between the five countries and an external partner, notably with the U.S., Turkey or other strategic international actors.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Italy, a key European voice in the region</strong></p>
<p style="text-align: justify;">In April 2025, roughly a month before the Astana Forum, the European Union took a major step forward in its relations with Central Asia by organizing its first ever summit with the five nations of the region in Samarkand. The event provided an opportunity to review all existing and future areas of cooperation: economy, trade, energy transition, security, and technological innovation.</p>
<p style="text-align: justify;">Among the flagship initiatives, the Middle Corridor was at the center of discussions. The EU confirmed its commitment by announcing a 10 million euros investment to strengthen this vital corridor, thereby consolidating its commercial, diplomatic and geopolitical involvement in the trade route. These commitments are all under the umbrella of the <em>Global Gateway</em>, the European strategy to promote smart, clean and secure connections in the digital, energy and transport sectors, while strengthening health, education and research systems worldwide. In the energy sector in particular, this strategy naturally directs European attention towards Central Asia, whose states are among the richest suppliers of natural resources.</p>
<p style="text-align: justify;">Italy recognized the sovereignty of the Central Asian countries as early as 1992. In the same year the industrial giant ENI became one of the first foreign energy companies in the world to set up operations in Kazakhstan, where it still operates today at strategic sites such as Karachaganak and Kashagan. Italy has invested approximately $8 billion in Kazakhstan's energy sector over the past 20 years. Today, owing to mutual trust in this strategic sector, Italy is Kazakhstan's third largest trading partner, behind Russia and China.</p>
<p style="text-align: justify;">From a diplomatic standpoint, Rome was the first European capital to organize a “1+5” dialogue in 2019, when then-Foreign Minister Luigi Di Maio brought his Central Asian counterparts together in Rome, showcasing Italy’s interest in consolidating partnerships not only with Kazakhstan, but with the others Central Asian countries.</p>
<p style="text-align: justify;">Giorgia Meloni's visit to the region in May 2025 illustrates Italy's desire to transform these partnerships into concrete and sustainable projects. While relations with Tashkent are less closely knit than those with Astana, since 2023 Italy and Uzbekistan have established a strategic partnership to expand areas of cooperation in both bilateral and multilateral formats. Turkmenistan and Italy are strong partners in the field of security: in 2021, Italy exported the equivalent of 35% of Ashgabat's arms imports, including heavy weapons, and the CEO of Leonardo, one of the world's largest arms companies, was received by the Turkmen President. Although relations with Tajikistan and Kyrgyzstan are less advanced, Italy maintains excellent relations with both states and aims to deepen them, in particular through involvement in infrastructure projects such as the Rogum Dam in Tajikistan.</p>
<p style="text-align: justify;">In this context, Italy's attendance in Astana in the spring of 2025 comes as no surprise. On this occasion, eight agreements were signed with Uzbekistan and Kazakhstan, worth a total of $7 billion, in the fields of oil and gas, renewable energy and water management, a major issue in a region facing severe shortages.</p>
<p style="text-align: justify;">It is thus through this approach that Italy is establishing itself as a preferred interlocutor within Europe for the nations of Central Asia. By remaining consistent with the <em>Global Gateway</em> initiative, Italy is not only paving the way for coordinated European action, but also positioning itself at the forefront of a multitude of tactical sectors.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rome’s Central Asian gambit</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Italy therefore intends to position itself as an essential link between Europe and Asia, capitalizing on its historic partnership with Kazakhstan and Giorgia Meloni's clear desire to become a European pioneer in the strategic dynamics of trade and natural resource exchange.</p>
<p style="text-align: justify;">Nevertheless, this ambition faces several realities that are impossible to disregard. For one, Italy's economic and diplomatic capacity remains modest. While Rome can count on a solid relationship and trust with Astana, this alone does not make it a leading player capable of competing with China or the United States in Central Asia.</p>
<p style="text-align: justify;">Furthermore, Italy's engagement in Central Asia also comes at a delicate diplomatic moment. Rome has remained a staunch member of the European anti-Kremlin front since 2022, and Italy’s ongoing diplomatic initiatives in Central Asia reflect this commitment. However, some components of Italy’s political class have historically maintained close ties with Moscow. This ambivalence, inherited in particular from the Berlusconi era and maintained by certain segments of the current right wing, does not call into question Italy's alignment with Brussels, but adds a layer of complexity to its credibility in a region that continues to maintain close ties with Russia.</p>
<p style="text-align: justify;">Ultimately, the issue of human rights remains a sensitive one: several Central Asian states are among the most authoritarian regimes in the Eurasian region, exposing Rome to the risk of contradictions between its strategic interests and the democratic principles it claims to defend. Italy is therefore navigating a challenging diplomatic landscape, where economic opportunities and political imperatives intersect without always converging.</p>
<p style="text-align: justify;">Whilst the partnership with Kazakhstan, based on energy and fossil fuels, has been carefully woven and strengthened over time, Italy must overcome certain internal and external challenges in order to assume the leading role it wishes to play in this region. That said, it is safe to say that Italy has gained a privileged position within the European Union. By paying due attention to strategic balances, emphasizing cross-sector partnerships and engaging in multilateral and open dialogue with the five Central Asian countries and its other European partners, Italy has the potential to play a more significant role in this shift. If Central Asia has long been a bridge between worlds, Italy now hopes to become one of its essential pillars.</p>
<p style="text-align: justify;">One thing is certain: Central Asia was never as <em>central </em>to Rome's foreign policy as it is today.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><strong>Bibliography:</strong></p>
<p>Filippo Costa Buranelli, “L’Italia e l’Asia centrale intensificano le loro relazioni”, <em>ISPI</em>, 29/05/2025.</p>
<p>Francesco De Palo, “La visione dell’Italia per l’Asia Centrale. Il viaggio strategico di Meloni”, <em>Formiche.net</em>, 28/05/2025.</p>
<p>“The Astana Summit: Analyzing Italy’s growing engagement with Central Asia”, <em>FutureUAE</em>, 23/06/2025.</p>
<p>Chiara Battaglini, “<a href="https://ilcaffegeopolitico.net/999142/la-diplomazia-del-governo-meloni-in-asia-centrale">La diplomazia del governo Meloni in Asia centrale</a>”, <em>Il Caffè Geopolitico</em>, 20/06/2025.</p>
<p>Francesco Iovine, “L’Italia in Asia Centrale”, <em>Opinio Juris</em>, 03/07/2025.</p>
<p>Davide Cancarini, “Italy raises the bar in Central Asia — What to expect from Giorgia Meloni’s visit”, <em>The Times of Central Asia</em>, 20/05/2025.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Thumbnail</strong>: Giorgia Meloni at the Astana International Forum, 31 May 2025 (copyright: <a href="https://www.giorgiameloni.it/2025/05/31/visita-del-presidente-giorgia-meloni-nella-repubblica-del-kazakhstan-e-vertice-italia-asia-centrale-foto-e-video/">Georgia Meloni’s Blog</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Valentina Trevisan, an Italian Master’s student at INALCO, specializes in East Asia and focuses on international affairs, geopolitics and human rights.</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19745" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/italy-a-pioneer-in-central-asia">Italy: a pioneer in Central Asia</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kirghizistan : le ministre des Affaires étrangères défend son bilan 2025 et ses projets pour 2026</title>
		<link>https://regard-est.com/kirghizistan-le-ministre-des-affaires-etrangeres-defend-son-bilan-2025-et-ses-projets-pour-2026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 00:20:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19576</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaque année, le ministère kirghiz des Affaires étrangères organise une réunion à laquelle sont conviés des représentants de la communauté d’experts du pays afin d’échanger [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/kirghizistan-le-ministre-des-affaires-etrangeres-defend-son-bilan-2025-et-ses-projets-pour-2026">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/kirghizistan-le-ministre-des-affaires-etrangeres-defend-son-bilan-2025-et-ses-projets-pour-2026">Kirghizistan : le ministre des Affaires étrangères défend son bilan 2025 et ses projets pour 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19576"  class="panel-layout" ><div id="pg-19576-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19576-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19576-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;">Chaque année, le ministère kirghiz des Affaires étrangères organise une réunion à laquelle sont conviés des représentants de la communauté d’experts du pays afin d’échanger avec eux sur les priorités gouvernementales. Le dernier rendez-vous en date s’est tenu le 26 mars. Lors de cette rencontre, Jeenbek Kulubayev, ministre des Affaires étrangères en poste depuis 2022, a confié que l’une des priorités actuelles était d’achever la délimitation de la frontière commune avec le Tadjikistan, pour renforcer la stabilité régionale. Cette frontière fixée durant la période soviétique, longue de 984km, est contestée et a été à l’origine d’affrontements en 2021 et 2022. Un traité signé le 13 mars 2025 a permis d’apaiser les tensions, en prévoyant un échange de territoire de 25km² et la réouverture progressive des postes frontières entre les deux États. Selon le ministre, les relations bilatérales devraient se normaliser rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant l’activité internationale du Kirghizistan, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que 190 réunions et visites diplomatiques avaient été réalisées en 2025, aboutissant à la signature de plus de 600 documents officiels. Le pays a également ouvert de nouvelles ambassades en Éthiopie (mars 2025) et en Égypte (décembre 2025), où vivent quelque 3 000 expatriés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre grande priorité du ministère est sa modernisation avec une numérisation des services consulaires : les délais de traitement des documents ont été divisés par quatre, grâce au lancement du système « Consul électronique » et ont ainsi favorisé la participation des expatriés aux élections parlementaires de novembre 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre a ainsi pu exprimer sa satisfaction au regard du travail réalisé par son administration au cours de l’année écoulée. Puis, il a évoqué la volonté de Bichkek de poursuivre une diplomatie équilibrée pour renforcer la position du Kirghizistan et l’engagement de son ministère en 2026, notamment à l’occasion de la présidence kirghize de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), intervenant lors de l’anniversaire des 25 ans de l'organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus marginalement, le Kirghizistan préparera également les 6<sup>èmes </sup>Jeux mondiaux nomades et le Forum Chingiz Aitmatov d'Issyk-Koul, dont l’objectif est d’intensifier les discussions aux niveaux national et international. Ces événements seront l’occasion de renforcer l’image du pays sur la scène internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Kabar, site du ministère des Affaires étrangères, 24 KG, AKIPress.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19576" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/kirghizistan-le-ministre-des-affaires-etrangeres-defend-son-bilan-2025-et-ses-projets-pour-2026">Kirghizistan : le ministre des Affaires étrangères défend son bilan 2025 et ses projets pour 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ouzbékistan : Tachkent fait le choix des drones de combat pour moderniser son armée</title>
		<link>https://regard-est.com/ouzbekistan-tachkent-fait-le-choix-des-drones-de-combat-pour-moderniser-son-armee</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 00:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19491</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Ouzbékistan, l’armée se compose principalement d’unités de type soviétique utilisant des équipements vieillissants qui n’ont pas ou peu été modernisés depuis la disparition de [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/ouzbekistan-tachkent-fait-le-choix-des-drones-de-combat-pour-moderniser-son-armee">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/ouzbekistan-tachkent-fait-le-choix-des-drones-de-combat-pour-moderniser-son-armee">Ouzbékistan : Tachkent fait le choix des drones de combat pour moderniser son armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19491"  class="panel-layout" ><div id="pg-19491-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19491-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19491-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;">En Ouzbékistan, l’armée se compose principalement d’unités de type soviétique utilisant des équipements vieillissants qui n’ont pas ou peu été modernisés depuis la disparition de l’Union soviétique. Cependant, depuis 2023 le Bayraktar TB2, drone militaire de fabrication turque, fait partie de son équipement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 13 janvier 2026, le président Shavkat Mirziyoyev, chef des armées ouzbèkes, a annoncé un changement progressif de doctrine de défense. Les capacités militaires du pays progresseront grâce à l’intégration de drones : des aéronefs Flexrotors d’Airbus Helicopters, capables d’effectuer des missions de renseignement et d’acquisition de cibles de 12 à 14h, équiperont prochainement l’armée ouzbèke.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 3 mars, le Président a convoqué une réunion portant sur le renforcement des capacités de défense du pays : le ministre de la Défense, Shukhrat Kholmukhamedov, ainsi que des hauts gradés étaient présents. Le ministre a lu un rapport portant sur l’entraînement au combat des troupes, présentant les efforts déployés pour améliorer la préparation au combat des troupes, leur entraînement opérationnel, et sur l’équipement en armement militaire. La modernisation nécessaire des équipements a été confirmée, principalement avec la dotation de drones militaires.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de la rencontre, S. Mirziyoyev a fixé des objectifs de modernisation des infrastructures (terrains d'entraînement, établissements d’enseignement et infrastructures logistiques), d’améliorations dans la formation du personnel militaire, ainsi que la mise en œuvre de programmes visant à maîtriser les technologies de défense de pointe (sans autre précision). Le nombre de drones devant équiper l’armée ouzbèke n’a pas été officiellement révélé.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em>Gazeta, KUN, Aerobuzz, Novastan, Air Cosmos.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19491" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/ouzbekistan-tachkent-fait-le-choix-des-drones-de-combat-pour-moderniser-son-armee">Ouzbékistan : Tachkent fait le choix des drones de combat pour moderniser son armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chine en Asie centrale : l’ascension d’un géant concurrencé</title>
		<link>https://regard-est.com/chine-en-asie-centrale-lascension-dun-geant-concurrence</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 00:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19367</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le deuxième sommet Chine-Asie centrale qui s’est tenu à Astana (Kazakhstan) les 17 et 18 juin 2025 a marqué une nouvelle étape dans les relations sino-centrasiatiques. En [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/chine-en-asie-centrale-lascension-dun-geant-concurrence">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/chine-en-asie-centrale-lascension-dun-geant-concurrence">Chine en Asie centrale : l’ascension d’un géant concurrencé</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19367"  class="panel-layout" ><div id="pg-19367-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19367-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19367-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>Le deuxième sommet Chine-Asie centrale qui s’est tenu à Astana (Kazakhstan) les 17 et 18 juin 2025 a marqué une nouvelle étape dans les relations sino-centrasiatiques. En signant avec les cinq pays d’Asie centrale un Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération éternels, Pékin a affirmé sa volonté d’asseoir sa domination dans une région marquée à la fois par une perte d’influence historique de la Russie mais aussi par une concurrence accrue entre grandes puissances pour s'accaparer les ressources naturelles de la région.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-19367-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19367-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19367-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<hr />
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-19368" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/02/26-02-CN-AC-Claire-Mayor-300x225.jpg" alt="Premier Sommet Chine-Asie centrale des 18 et 19 mai 2023 (Copyright : Wikimedia Commons/Liuxingy). " width="300" height="225" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/02/26-02-CN-AC-Claire-Mayor-300x225.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/02/26-02-CN-AC-Claire-Mayor-1024x768.jpg 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/02/26-02-CN-AC-Claire-Mayor-768x576.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/02/26-02-CN-AC-Claire-Mayor-1536x1152.jpg 1536w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2026/02/26-02-CN-AC-Claire-Mayor-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Carrefour commercial historique entre l’Europe et la Chine et dotée de sous-sols riches en ressources naturelles, l’Asie centrale s’est progressivement imposée, depuis les années 1990, comme un espace stratégique et économique majeur pour Pékin. En effet, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan constituent aujourd’hui un ensemble clef pour les ambitions chinoises. Or, la perte de vitesse de la présence russe dans la région depuis le début de la guerre en Ukraine, liée à la stagnation économique, aux sanctions internationales, aux tensions politiques et aux difficultés d’investissements, a ouvert un espace stratégique dont la Chine profite pleinement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une région stratégique convoitée par Pékin et Moscou</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vaste comme l’Europe mais peu peuplée (environ 80 millions d’habitants), l’Asie centrale constitue un réservoir immense de ressources énergétiques et minières, essentielles à la croissance chinoise. Le Kazakhstan est l’un des premiers producteurs d’uranium au monde, avec près de 43 % de la production mondiale. L’Ouzbékistan possède de larges réserves d’or, de gaz et d’uranium. Le Turkménistan détient les quatrièmes réserves mondiales de gaz. Le Kirghizistan et le Tadjikistan disposent d’importantes ressources hydrauliques et minérales. Autant de richesses très convoitées par Pékin, qui cherche à sécuriser ses approvisionnements tout en renforçant son influence dans un espace charnière entre Asie et Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, la Chine profite depuis 2022 du recul manifeste de la Russie. En effet, la guerre d’ampleur en Ukraine, les sanctions occidentales et la crise économique qui en découle ont <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/10/11/vladimir-poutine-tente-de-maintenir-l-influence-russe-en-asie-centrale_6645747_3210.html">fortement entravé la capacité du Kremlin</a> à <a href="https://www.fpri.org/article/2024/05/china-russia-and-power-transition-in-central-asia/">maintenir ses investissements dans la région</a>. Par exemple, la compagnie russe d’énergie Inter RAO a dû renoncer à la construction de trois centrales thermiques au Kazakhstan en 2025 faute de trésorerie suffisante, une illustration de l’incapacité de Moscou à soutenir financièrement des projets d’envergure. Le <a href="https://www.iris-france.org/la-transition-energetique-en-asie-centrale-catalyseur-de-la-competition-entre-puissances/">secteur nucléaire est révélateur de cette recomposition</a> : en juin 2025, Rosatom a bien décroché l’appel d’offres pour la construction de la première centrale nucléaire civile du Kazakhstan, mais la Chine a obtenu l’engagement d’Astana pour l’installation de la seconde, <em>via</em> sa compagnie China National Nuclear Corporation. Ce rééquilibrage symbolise la perte de monopole de la Russie sur des secteurs stratégiques autrefois considérés comme son pré carré. Désormais, la Chine s’impose comme un partenaire alternatif fiable, capable de fournir financements, technologies et infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre signe du recul de l’influence russe en Asie centrale, les travailleurs migrants centrasiatiques sont désormais moins nombreux en Russie. Un phénomène qui s’explique à la fois par la décision, au printemps 2025, de l’envoi en Ukraine de contingents de soldats originaires d'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan ayant obtenu un passeport russe, mais également par l’installation en Russie d’un climat hostile à l’égard des populations centrasiatiques, particulièrement depuis l’attentat du Crocus City Hall de Moscou en mars 2024, imputé à des ressortissants tadjiks. Une conjonction qui affaiblit encore davantage la position russe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un géant économique et stratégique chinois en pleine ascension</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis trois décennies, la présence chinoise dans la région s’appuie sur une diplomatie active. Pékin a établi des relations diplomatiques avec les cinq pays dès 1992, avant de contribuer à la création du Forum de Shanghai en 1996, devenu en 2001 <a href="https://regard-est.com/la-russie-homme-malade-de-lorganisation-de-cooperation-de-shanghai">l’Organisation de coopération de Shanghai</a> (OCS), pivot sécuritaire régional. Les célébrations organisées par visioconférence en janvier 2022 pour les 30 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays d’Asie centrale ainsi que l’organisation du premier Sommet Chine-Asie centrale, en mai 2023 à Xi’an, ont confirmé le rôle désormais central que la Chine attribue à cette région dans sa politique étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Nouvelles Routes de la Soie, annoncées en 2013 à Astana, ont placé les pays d’Asie centrale au cœur du projet chinois d’interconnectivité Europe-Asie. Le couloir méridien, dont l’essor fut l’un des thèmes majeurs du sommet de juin 2025, illustre la volonté de Pékin de relier plus efficacement son territoire à l’Europe tout en contournant des routes maritimes jugées vulnérables. L’oléoduc reliant la Chine au Kazakhstan finalisé en 2005, le gazoduc Chine–Asie centrale mis en service en 2009, ainsi que la future ligne ferroviaire Chine–Kirghizistan–Ouzbékistan dont les travaux ont formellement été lancés en décembre 2024, témoignent également de cette volonté de désenclaver la région en structurant un réseau d’infrastructures orienté vers l’Est asiatique.</p>
<p style="text-align: justify;">La montée en puissance chinoise se reflète également dans une dynamique commerciale exponentielle. Ainsi, comme l’a rappelé le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev lors de ce sommet de juin 2025, la Chine était, en 2024, le premier partenaire commercial de l’Asie centrale avec un total d’échanges de 95 Mds$ et représentait à elle seule <a href="https://astanatimes.com/2025/06/central-asia-and-china-reach-eternal-strategic-partnership-says-president-tokayev/">40 % du commerce extérieur de cette région</a>. Elle se situait <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/10/11/vladimir-poutine-tente-de-maintenir-l-influence-russe-en-asie-centrale_6645747_3210.html">loin devant l’Union européenne (64 Mds$) et la Russie (44 Mds$)</a>. Les entreprises chinoises sont en effet omniprésentes dans le BTP, les infrastructures énergétiques, les télécommunications, les mines et l’agriculture, ce qui répond aux besoins de nouveaux débouchés de ses propres industries.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan sécuritaire, Pékin insiste sur la lutte contre ce qu’elle nomme les « trois forces néfastes » : terrorisme, séparatisme et extrémisme religieux. La stabilité de l’Asie centrale est directement liée, selon les autorités chinoises, à la sécurité du Xinjiang, région frontalière avec plusieurs États centrasiatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette coopération tous azimuts poussée par la Chine suscite régulièrement des crispations dans les pays d’Asie centrale, notamment autour de la question ouïghoure ou du niveau réel d’avancement de certains projets d’infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une région soumise à une intensification de la concurrence internationale </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si la Chine s’efforce aujourd’hui de consolider une position dominante, elle est néanmoins de plus en plus concurrencée par d’autres Etats, les pays centrasiatiques cherchant à ne plus dépendre que d’un partenaire. Ils revendiquent ainsi une politique « multivectorielle », ce qu’atteste la multiplication des formats 5+1.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, on constate que les États-Unis, mus désormais par des considérations avant tout mercantiles, réinvestissent massivement dans la région, notamment parce que cette dernière détient 25 des 54 minéraux jugés critiques pour Washington et que 384 gisements de minéraux critiques ont été recensés dans la région, dont 160 rien qu’au Kazakhstan. Le 6 novembre 2025, la rencontre historique organisée à Washington entre les dirigeants des cinq pays d’Asie centrale et le président Donald Trump, a débouché sur la signature de partenariats concernant l’exploitation des terres rares et des minerais stratégiques. Les investissements américains annoncés, de l’ordre de 35 Mds$ sur trois ans et plus de 100 Mds$ sur dix ans, illustrent la volonté de Washington de rivaliser avec la Chine dans les secteurs clés. Des accords spécifiques ont été signés avec le Kazakhstan pour l’exploitation du tungstène, tandis que Washington a obtenu un contrat pour la vente de 37 avions Boeing aux compagnies kazakhstanaises, tadjikes et ouzbèkes.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré son affaiblissement, <a href="https://www.cnas.org/publications/reports/russia-and-china-in-central-asia">la Russie</a> conserve toutefois des liens historiques, linguistiques, économiques, sécuritaires et énergétiques forts dans une région qu’elle considère encore comme relevant de son « étranger proche ». Ainsi, le deuxième sommet Russie-Asie centrale qui s’est déroulé du 8 au 10 octobre 2025 à Douchanbé (Tadjikistan), centré sur la thématique énergétique, a illustré la volonté de Moscou de rappeler son rôle prédominant dans le secteur régional des hydrocarbures, que ce soit en termes de maintenance, de production, d’acheminement ou de distribution. La Russie a également été à l’avant-poste, et ce dès la dissolution de l’URSS, dans la mise en place d’organisations régionales favorisant la poursuite de coopérations privilégiées sur différents dossiers et thématiques. Ainsi, la Russie coopère politiquement et économiquement au sein de la Communauté des États indépendants (CEI) avec quatre des cinq pays eurasiatiques (le Turkménistan n’est qu’un Etat associé), mais également sur des questions de commerce au sein de l’Union économique eurasiatique (UEE), dont le Kazakhstan et le Kirghizistan sont Etats membres, et le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan Etats candidats ou potentiels ; enfin,  elle coopère sur des questions de sécurité au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) avec trois pays d’Asie centrale (le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan).</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union européenne, qui investit de plus en plus massivement dans la région, apparaît désormais elle aussi comme un concurrent sérieux pour la Chine. Elle est le premier investisseur dans la région, avec plus de 40 % des opérations, et le principal fournisseur d’aide au développement, avec un budget de 550 M€ pour la période 2021-2027. A l’occasion du premier sommet UE-Asie centrale organisé le 3 et 4 avril 2025 à Samarcande (Ouzbékistan), l’UE a ainsi annoncé qu’elle allait mobiliser 12 Mds$ dans le cadre du programme <em>Global Gateway</em> visant explicitement à concurrencer la <em>Belt and Road Initiative</em> (BRI) chinoise, notamment <em>via</em> le financement du <a href="https://regard-est.com/le-corridor-transcaspien-ou-lespoir-du-commerce-eurasiatique">corridor de transport transcaspien</a>.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong> :</p>
<p>Sur la vision chinoise de la coopération et des opportunités sino-eurasiatiques, voir le rapport co-dirigé par Fu Hua, Lü Yansong et Ren Weidong, <a href="https://cn.chinadiplomacy.org.cn/2025-06/22/content_117940831.shtml">“弘扬“中国—中亚精神”：区域合作的成就、机遇与展望”</a> [Texte intégral / Promouvoir « l’esprit Chine-Asie centrale » : réalisations, opportunités et perspectives de la coopération régionale], <em>Institut de recherche de l’agence de presse Xinhua</em>, 22 juin 2025.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vignette</strong> : premier Sommet Chine-Asie centrale des 18 et 19 mai 2023 (Copyright : <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%E4%B8%AD%E5%9B%BD-%E4%B8%AD%E4%BA%9A%E5%B3%B0%E4%BC%9A%E6%A0%87%E5%BF%97.jpg">Wikimedia Commons/Liuxingy</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Claire Mayor poursuit actuellement un Master 2 en Relations Internationales à l’INALCO, en spécialité chinois.</p>
<p><strong>Pour citer cet article :</strong> Claire MAYOR (2026), « Chine en Asie centrale : l’ascension d’un géant concurrencé », <em>Regard sur l'Est</em>, 16 février. <a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.18655543"><img decoding="async" id="record-doi-badge" title="Get the DOI badge!" src="https://zenodo.org/badge/DOI/10.5281/zenodo.18655543.svg" alt="10.5281/zenodo.18655543" data-target="[data-modal='10.5281/zenodo.18655543']" /></a></p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19367" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/chine-en-asie-centrale-lascension-dun-geant-concurrence">Chine en Asie centrale : l’ascension d’un géant concurrencé</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kazakhstan : l’industrie pharmaceutique se renforce</title>
		<link>https://regard-est.com/kazakhstan-lindustrie-pharmaceutique-se-renforce</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 00:05:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://regard-est.com/?p=19225</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un cluster pharmaceutique devrait être installé dans la région d’Almaty. Un accord annoncé par le Premier ministre Oljas Bektenov le 1er janvier 2026 et liant le ministère [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/kazakhstan-lindustrie-pharmaceutique-se-renforce">Read More</a></span></p>
<p>L’article <a href="https://regard-est.com/kazakhstan-lindustrie-pharmaceutique-se-renforce">Kazakhstan : l’industrie pharmaceutique se renforce</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-19225"  class="panel-layout" ><div id="pg-19225-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-19225-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-19225-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
			class="so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base"
			
		>
<div class="siteorigin-widget-tinymce textwidget">
	<p style="text-align: justify;">Un cluster pharmaceutique devrait être installé dans la région d’Almaty. Un accord annoncé par le Premier ministre Oljas Bektenov le 1<sup>er</sup> janvier 2026 et liant le ministère de la Santé et Khan Tengri Biopharma prévoit de consacrer plus de 103 milliards de tenge (environ 173 M€) à la construction  d’un complexe de production à cycle complet dans la zone économique spéciale d’Alataou, située à une trentaine de kilomètres d’Almaty.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que, selon <em>Kazinform</em>, la production pharmaceutique du Kazakhstan a dépassé 156 milliards de tenge (environ 262 M€) en 2025, il est prévu que 58 médicaments différents sortiront de cette future installation, qui se concentrera sur la production de substances actives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet doit permettre d’accroître la résilience du secteur en développant la production locale pour atteindre, à terme, une substitution aux importations de certains médicaments importants. 27 dénominations communes internationales, notamment des médicaments contre le cancer, les troubles auto-immunitaires, les maladies rares et inflammatoires, sont concernées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie de la production de cette usine sera destinée à l’exportation, notamment vers les pays de l’Union économique eurasiatique, de la CEI et du Moyen-Orient.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : <em><a href="https://qazinform.com/news/kazakhstan-to-build-full-cycle-biopharma-hub-d838cc">Kazinform</a>, <a href="https://www.trend.az/casia/kazakhstan/4137442.html">Trend.az</a>, <a href="https://www.kt.kz/eng/government/kazakhstan_to_build_full-cycle_biopharma_hub_1377985989.html">Kazakhstan Today</a>.</em></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div style="display:flex; gap:10px;justify-content:center" class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend">
		<a  href="https://regard-est.com/region/asie-centrale/feed?action=genpdf&amp;id=19225" class="pgfw-single-pdf-download-button" ><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" title="Générer un PDF" style="width:auto; height:50px;"></a>
		</div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/kazakhstan-lindustrie-pharmaceutique-se-renforce">Kazakhstan : l’industrie pharmaceutique se renforce</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
