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	<title>A ne pas manquer Archives - REGARD SUR L&#039;EST</title>
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		<title>Livre. Géopolitique de l’Europe trois décennies après l’ouverture du Rideau de fer</title>
		<link>https://regard-est.com/livre-geopolitique-de-leurope-trois-decennies-apres-louverture-du-rideau-de-fer</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 00:50:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Type à lister]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Édité à l’occasion du 30ème anniversaire de l’ouverture du Rideau de fer, l’ouvrage coordonné par Florent Parmentier et Pierre Verluise ne se contente pas de faire le bilan [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/livre-geopolitique-de-leurope-trois-decennies-apres-louverture-du-rideau-de-fer">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-12300"  class="panel-layout" ><div id="pg-12300-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-12300-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-12300-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;"><a id="h1"></a><strong>Édité à l’occasion du 30<sup>ème</sup> anniversaire de l’ouverture du Rideau de fer, l’ouvrage coordonné par Florent Parmentier et Pierre Verluise ne se contente pas de faire le bilan de trois décennies de transition en Europe centrale. Il s’agit bien ici de décentrer le regard et d’englober la mutation de cette partie de l’Europe dans l’évolution simultanée du monde.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-12300-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-12300-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-12300-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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	<hr />
<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-12301" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/09/Vignette-P-Verluise-195x300.jpg" alt="Couverture de l'ouvrage" width="195" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/09/Vignette-P-Verluise-195x300.jpg 195w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/09/Vignette-P-Verluise.jpg 324w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" />Florent Parmentier et Pierre Verluise ont co-dirigé <em>Géopolitique de l’Europe trois décennies après l’ouverture du Rideau de fer</em>, publié aux éditions <em>Diploweb</em>. Pierre Verluise a accepté de présenter à <em>Regard sur l’Est</em> l’esprit de cet ouvrage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle était pour vous la nécessité de cet ouvrage ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui ont connu la chute du mur de Berlin ne s’y retrouvent plus dans l’Europe géographique et communautaire d’aujourd’hui. Et ceux nés après 1989 – soit des centaines de millions de personnes – manquent d’éléments pour comprendre « l’Europe d’avant ». Il existait donc la nécessité d’une publication de référence pour embrasser ces trois décennies, afin de donner des clés, d’identifier des continuités et des ruptures, de pointer des « surprises stratégiques », des paradoxes géopolitiques et, enfin, de souligner des lignes de force. D’autant que la méconnaissance de ces décennies ouvre un boulevard aux opérations de désinformation d’acteurs extérieurs et intérieurs. Enfin, la pandémie de Covid-19 qui ouvre la décennie 2020 provoque des crises qui rendent plus que jamais nécessaire une approche géopolitique et stratégique de l’Union européenne et, plus largement, de l’Europe géographique. Les auteurs rassemblés dans cet ouvrage en donnent les clés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous ouvrez d’ailleurs le livre avec un chapitre intitulé : « L’Europe stratégique de 1989 à 2019 : de l’éclatement du bloc de l’Est à l’implosion de l’OTAN ? » Qu’avez-vous voulu mettre en évidence ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 7 novembre 2019, le président de la République française, Emmanuel Macron (2017- ), s’est inquiété dans un entretien à l’hebdomadaire <em>The Economist</em> de la « <em>fragilité extraordinaire de l’Europe</em> (communautaire) ». Il a ajouté cette formule désormais célèbre : « <em>Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’OTAN</em>. » Pourtant, trois décennies plus tôt, le Rideau de fer s’ouvrait et, en 1991, le Pacte de Varsovie s’auto-dissolvait. J’ai donc cherché à expliquer quelles dynamiques ont conduit, de 1989 à 2019, l’Europe stratégique à passer de l’éclatement du bloc de l’Est à un risque d’implosion de l’OTAN.</p>
<p style="text-align: justify;">L’éclatement du bloc de l’Est a été suivi d’une extension de l’OTAN qui ne la met pas à l’abri d’une implosion suite à des manœuvres russes… et américaines. Ce chapitre met donc en lumière une série de « surprises stratégiques ». Logiquement, l’UE devrait – enfin – comprendre qu’elle doit véritablement se doter d’une autonomie stratégique, sans tomber dans les mains des Russes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À propos de la Russie, Cyrille Bret s’est saisi du chapitre : « 1989 vue de Moscou : déclin ou renaissance ? ». Quel est sa thèse ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans le temps long que C. Bret situe cette année 1989 dans le passé de la Russie – et dans son futur immédiat. Il offre une magistrale démonstration des ruptures et retournements des trois dernières décennies en Russie. Sur le plan régional, 1989 marque l’échec de la stratégie européenne que l’URSS a déployée depuis la Seconde Guerre mondiale : 1989 est la réplique inversée de la victoire de 1945, année où l’URSS est présente partout en Europe orientale jusqu’en Allemagne. Sur le plan intérieur, c’est le point à partir duquel les réformes de Mikhaïl Gorbatchev marquent le pas et annoncent la fin du régime communiste : 1989 prépare 1991. Enfin, dans les représentations collectives, c’est l’année qui inaugure l’affaiblissement des années 1990 et prépare la renaissance de la puissance russe : 1989 annonce 1999, date de l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine. Si 1989 est un moment clé dans l’histoire de l’Europe, c’est donc également une date d’importance pour la Russie. Ce chapitre illustre la démarche de décentrage caractéristique de cet ouvrage, démarche que le lecteur retrouve dans d’autres chapitres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les États-Unis ont été des acteurs de la fin du bloc de l’Est ; il aurait donc été impossible de ne pas les présenter. Ce sont Arnaud Balvay et Orane Sutre qui rédigent « 1989-2019 : Les États-Unis ou le bruit de l’hyperpuissance ». Quelle est leur démarche ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec beaucoup de pédagogie, les auteurs répondent à la question suivante : peut-on encore parler d’hyperpuissance pour qualifier les États-Unis ? Pour répondre à cette question, ils présentent la politique étrangère américaine depuis la fin de la Guerre froide (1990-1991) en analysant et en présentant les choix des hommes qui se sont succédé à la tête de la Maison Blanche et qui ont dû faire face aux nouveaux enjeux géostratégiques post-Guerre froide. Ils déterminent la façon dont la politique américaine a évolué suite au changement fondamental qu’a connu le système international à la fin du XX<sup>e</sup> siècle, marqué par les attentats du 11 septembre 2001, et renforcé par celui de la globalisation. A. Balvay et O. Sutre analysent donc l’évolution du statut des États-Unis au sein de ce nouvel ordre mondial multipolaire qui semble remettre en cause leur hyperpuissance, et tentent de déterminer si celui-ci a été subi ou voulu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les États-Unis ont notamment abrité durant la Guerre froide une partie des diasporas baltes. Vous avez confié à Céline Bayou le chapitre consacré à ces anciennes républiques soviétiques devenues membres de l’OTAN et de l’UE. Son titre est : « 1989-2019. Vu de Vilnius, Riga et Tallinn : de la Voie balte au retour dans le concert des nations ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C. Bayou trace avec une grande clarté les années 1989-2019 dans les trois pays baltes. Après avoir été incorporés de force à l’Union soviétique à la faveur de la Seconde Guerre mondiale, les Baltes se sont battus pour restaurer leur indépendance et reconstruire des États, dans un contexte marqué par une inquiétude sécuritaire à l’égard de la Russie. Je suis admiratif de l’élégance de la construction de sa démonstration. Voilà typiquement des connaissances que peu d’étudiants peuvent prétendre avoir étudiées dans le secondaire ; pourtant, elles éclairent des pages d’histoire très significatives. Parce qu’elles entrent maintenant dans l’ADN de l’OTAN et de l’UE élargies, il importe de les maîtriser. Ne serait-ce que parce que le cyber et la désinformation russes sont très actifs au sujet de cette région, comme l’a démontré le site de la Commission européenne EUvsDisinfo<a href="#n1"><sup>(1)</sup></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec Florent Parmentier, vous avez décidé de confier à Sylvain Kahn le chapitre « 1989-2019 vu de la Mitteleuropa ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, Sylvain Kahn a lui aussi été époustouflant de maîtrise pour embrasser de manière à la fois claire, argumentée et lucide cette région complexe. En 1989, les aspirations à la liberté et au pluralisme avaient poussé les sociétés des pays communistes d’Europe à braver les dictatures pour changer de régime politique et se libérer d’un joug soviétique en phase de retrait. En 2019, une majorité de citoyens de Hongrie et de Pologne, de Slovaquie et de République tchèque, pays devenus prospères bien qu’encore en phase de rattrapage, adhèrent à des politiques illibérales, tandis qu’une partie de ceux qui n’y adhèrent pas migrent ailleurs au sein de l’Union européenne devenue pour tous un espace de libre circulation et de travail, et qu’une autre partie votent pour les partis d’opposition pour promouvoir l’alternance dans des conditions démocratiques devenues depuis dix ans peu à peu contraintes. Qui aurait imaginé un tel parcours voici 30 ans ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Olivier Marty s’est saisi du Royaume-Uni, un pays qui a quitté l’UE depuis le 1<sup>er</sup> février 2020. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Olivier Marty est limpide dans sa présentation de trois décennies d’histoire du Royaume-Uni. Avec le recul de trente ans, les espoirs que portait l’année 1989 en termes de libéralisme, d’intégration européenne et de renforcement du lien transatlantique semblent, à la lumière du cas britannique, avoir été durement malmenés. Les choix économiques fondamentaux du Royaume-Uni actés depuis une trentaine d’années ont suscité une colère populaire fragilisant autant le pouvoir politique que l’influence de l’État sur le destin de l’Europe communautaire. Ce qui explique en partie le Brexit, dont nous n’avons pas encore vu toutes les conséquences, aussi bien pour le Royaume-Uni que pour l’UE.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fabien Laurençon présente un pays moteur dans le processus d’ouverture du Rideau de fer, dans un chapitre intitulé « L’Allemagne 1989 – 2019. De la Bonner Republik à la Berliner Republik ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec brio, l’auteur présente trois décennies de la géopolitique de l’Allemagne, un pays paradoxalement méconnu en France. Il explique trente ans de cheminement, entre continuité, nouvelles responsabilités et limites. Il détaille l’apprentissage du l<em>eadership</em>, entre partenariat transatlantique et opérations extérieures. Et explique les hésitations entre la tentation unilatérale ou le goût de la dissonance géopolitique. L’auteur s’interroge enfin : Berlin est-elle à la fin d’un cycle historique ? F. Laurençon ose se demander si Berlin développe une diplomatie rhétorique conjuguée… à une absence de débat stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La population est un des fondamentaux de l’analyse géopolitique. Vous avez confié à Gérard-François Dumont le chapitre : « 1989-2019. Vu de ses frontières, une Europe vieillissante mais attractive pour les migrants ». </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, G. -F. Dumont a su traiter cette question pour l’ensemble de l’Europe géographique, ce qui est un tour de force. Il se demande si la rupture géopolitique de 1989 correspond aussi à une rupture démographique. Et, si oui, puisque les réalités démographiques s’inscrivent dans la longue durée, cette rupture démographique continue-t-elle d’exercer des effets ? Pour répondre à ces questions, il examine l’évolution de la population de l’Europe dans son échelle généralement retenue dans les bases de données statistiques internationales, soit du Portugal (donc des Îles atlantiques du Portugal et de l’Islande) à la Russie (qui s’arrête au Caucase et s’étend jusqu’au détroit de Béring). Autrement dit, toute la population de la Russie est comprise, y compris à l'est de l'Oural. L’évolution de cette population est examinée dans ses deux composantes, naturelle et migratoire, et déclinée à l’échelle infra-européenne pour mesurer ses variétés géographiques. Le propos est limpide.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Enfin, le co-directeur F. Parmentier ouvre la réflexion avec le dernier chapitre : « Vu du monde, ou les résonnances des événements européens de 1989 ». </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il répond à la question suivante : dans quelle mesure les événements européens de 1989 ont-ils vraiment eu une portée mondiale ? Après avoir délimité les résonnances mondiales des événements européens de 1989, F. Parmentier observe la force du discours de la liberté politique, puis de celui de la pacification du continent. Trente ans après 1989, les Européens sont globalement plus unis qu’ils ne l’étaient alors, plus démocratiques et plus prospères, même si rien ne montre un optimisme de leur part quant à l’avenir. Les événements de 1989 ont permis à l’Europe de changer d’échelle mais les Européens s’interrogent encore sur leur devenir, craignant de devenir, selon l’expression de Paul Valéry, « <em>un petit cap du continent asiatique</em> », coincé entre les forces américaines et chinoises. Ce chapitre démontre bien l’effort de décentrage qui porte cet ouvrage pour apporter au lecteur des atouts dans sa réflexion.</p>
<p><strong>Note</strong> :</p>
<p><a id="n1"></a>(1) Voir « <a href="https://euvsdisinfo.eu/fr/le-privilege-de-vivre-sous-loccupation/">Le privilège de vivre sous l’occupation russe </a>», <em>EUvsDisinfo</em>, 24 juin 2020. Sur ce sujet, lire également Eléonore Lebon Schindler, « <a href="https://www.diploweb.com/Quelle-desinformation-russe-EUvsdisinfo-eu-la-reponse-d-East-Stratcom-pour-la-Commission-europeenne.html">Quelle désinformation russe ? EUvsdisinfo.eu, la réponse d’East Stratcom pour la Commission européenne </a>», <em>Diploweb</em>, 2 septembre 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#h1"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=12300" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/livre-geopolitique-de-leurope-trois-decennies-apres-louverture-du-rideau-de-fer">Livre. Géopolitique de l’Europe trois décennies après l’ouverture du Rideau de fer</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Livre. L’extradition des Baltes, un &#8216;traumatisme suédois’</title>
		<link>https://regard-est.com/lextradition-des-baltes-un-traumatisme-suedois</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 00:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
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		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1968, l’écrivain suédois Per Olov Enquist publia un roman documentaire sur l’extradition vers l’URSS de 146 militaires baltes ayant réussi à se réfugier en Suède à la fin de [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/lextradition-des-baltes-un-traumatisme-suedois">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;"><a id="h1"></a><strong>En 1968, l’écrivain suédois Per Olov Enquist publia un roman documentaire sur l’extradition vers l’URSS de 146 militaires baltes ayant réussi à se réfugier en Suède à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans un entretien réalisé quatre ans avant sa mort le 25 avril 2020, il était revenu sur cet ouvrage, le contexte historique, son travail d’enquête en Lettonie soviétique et le sort des extradés. Nous publions une version ramassée de cet entretien inédit réalisé par le journaliste Antoine Jacob dont l’intégralité est consultable sur son <a href="https://jacobnordiques.blogspot.com/2020/04/relire-lextradition-des-baltes-avec-po.html">blog</a>.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-11643-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-11643-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-11643-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-11644" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/04/Extradition-des-Baltes-300x225.jpg" alt="L'extradition des Baltes (couverture du livre)" width="300" height="225" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/04/Extradition-des-Baltes-300x225.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/04/Extradition-des-Baltes-768x576.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/04/Extradition-des-Baltes-1024x768.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />« Legionärerna (Les Légionnaires, en français)<em>, c’est un vieux livre… Il a été beaucoup débattu mais, d’une manière générale, bien accepté. Que veux-tu savoir exactement ? </em>» Ainsi débute l’entretien, reproduit ci-dessous, accordé par l’un des écrivains suédois les plus réputés des dernières décennies, quatre ans avant sa mort le 25 avril 2020. Le livre auquel Per Olov Enquist faisait allusion est le roman-documentaire grâce auquel sa notoriété a commencé à déborder du cadre national. Le titre de la version française, parue en 1985 chez Actes Sud, est plus explicite quant à l’épisode exhumé par le livre : <em>L’Extradition des Baltes</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le chaos de l’Europe de l’après-Seconde Guerre mondiale, la remise aux autorités soviétiques, en janvier 1946, de cent quarante-six militaires baltes ayant fui en Suède le retour de l’Armée rouge est passé quasiment inaperçue hors des pays concernés. Mais dans le Royaume, alors officiellement « neutre » et épargné par le conflit, la décision du gouvernement, en réponse à une note diplomatique de Moscou, suscite un barrage de critiques. Ce qui est conçu initialement comme une mesure de routine, adoptée en juin 1945 par le gouvernement d’unité nationale en place durant la guerre, tourne peu à peu à l’affaire d’État. L’URSS veut récupérer « ses » citoyens ayant combattu pour les nazis, en plus des soldats allemands ayant quitté le front de l’Est après l’acte de capitulation entré en vigueur le 8 mai 1945. Une grève de la faim des détenus consécutive à l’annonce de l’extradition, des mutilations volontaires et le suicide de deux d’entre eux achèvent de conférer un aspect dramatique à l’extradition.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l’appui de l’Église luthérienne de Suède, les conservateurs suédois changent d’avis. Notamment parce qu’ils redoutent que la mort attende ces militaires – cent trente Lettons, neuf Estoniens et sept Lituaniens – une fois extradés vers l’URSS. De plus, à leurs yeux, la Russie représente toujours un danger. Mais, du côté du Parti social-démocrate, seul à gouverner à partir du 31 juillet 1945, on a d’autres préoccupations. On tient à se conduire avec l’Union soviétique comme avec n’importe quel État reconnu par la communauté internationale, d’autant qu’elle a joué un grand rôle dans la victoire. Les entailles à la neutralité suédoise faites durant la guerre en faveur de l’Allemagne nazie – et évoquées dans la presse soviétique – incitent aussi Stockholm à traiter avec diligence la requête de Moscou.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, le profil des militaires baltes arrivés en Suède, par la mer, en mai 1945 n’est pas des plus clairs. Ces hommes ont appartenu à la Légion lettone, une unité de la Waffen-SS. Ont-ils été enrôlés de force ou sont-ils des engagés volontaires ? Se sont-ils cantonnés, sous l’uniforme allemand, à se battre contre l’Armée rouge ou ont-ils également participé à l’extermination de Juifs, de Roms et d’autres civils ? Les réponses qu’ils donnent sur leurs actes et leurs parcours sont-elles dignes de foi ? Autant de questions auxquelles les autorités suédoises peinent à répondre.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus de vingt ans après l’extradition par bateau, Per Olov Enquist tente de clarifier les choses, à la lumière d’archives devenues accessibles et d’entretiens. Entre autres, il rencontre quatorze anciens légionnaires lettons à Riga en 1967. Aux termes de son « enquête », relatée en détails dans le livre, l’écrivain aboutit à sa propre « conclusion », présentée toutefois avec certaines « réserves » (il la résume dans l’entretien à suivre). Cette tentative de bilan, moins terrible qu’on aurait pu le redouter, vaut à son auteur d’être critiqué par ceux qui considèrent que l’extradition n’aurait pas dû avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vif sentiment de culpabilité qui perdura néanmoins dans le Royaume est également alimenté par la reconnaissance <em>de jure</em>, par le gouvernement suédois, de l’annexion soviétique des trois républiques baltes. Stockholm est l’une des rares capitales occidentales à avoir franchi ce pas. Plus tard, les gouvernements suédois s’efforceront d’afficher un soutien sans faille à ces voisins orientaux lorsque ceux-ci entreprendront de quitter l’URSS, puis après leur retour à l’indépendance, en 1990-1991. En 1994, quelque quarante anciens extradés seront reçus par le roi de Suède et le gouvernement de centre-droite exprimera son regret en qualifiant l’extradition d’« injustice ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A. Jacob : Pourquoi avez-vous écrit ce livre, et pourquoi à ce moment-là, dans les années 1960 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P. O. Enquist : </strong>Lorsque j’ai commencé à travailler à ce livre en 1965, l’expression suédoise <em>Baltutlämningen </em>(extradition des Baltes) me trottait dans la tête. Elle existait dans le débat national depuis aussi longtemps qu’il m’en souvienne. Empreinte de mystère, elle évoquait le scandale, « un traumatisme suédois », comme on avait coutume de dire. Qu’y avait-il derrière cette expression ? Et puis il y avait ces photos d’archive, dramatiques, des soldats allemands, environ trois mille d’entre eux, et baltes sur le point d’être extradés de Suède. Ayant toujours été très intéressé par les questions historiques, j’ai commencé à creuser.</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, je n’avais aucune opinion sur la question. (…) L’image qui s’est dessinée au bout du compte était loin d’être univoque. Certes, il s’agissait bien d’un traumatisme, d’un scandale, mais en même temps c’était une histoire très compréhensible. Elle avait été causée non pas par des êtres méchants, mais par des êtres bons qui croyaient agir comme il le fallait. Il est évident que tout cela me paraissait d’autant plus intéressant (…)</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut se rappeler du contexte. Outre les militaires, plus de quarante mille civils avaient fui les pays baltes vers la Suède, des communautés très actives, éduquées, douées pour les langues, avec leurs lots d’intellectuels. Qu’allait-on faire d’eux ? Cette question n’était pas évoquée au niveau officiel mais elle planait sur les débats. Une des possibilités à l’étude consistait à tous les renvoyer vers leur pays, c’est-à-dire l’Union soviétique. (…) On peut dire, pour utiliser un terme religieux, que les Baltes en uniforme ont été « sacrifiés » au bénéfice des civils, qu’il ne fut dès lors plus question d’expulser. Le coût politique d’une telle mesure aurait été extrêmement lourd.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que vous inspiraient ces militaires, membres d’une ancienne unité des Waffen-SS ? Leurs états de service ont-ils eu un effet particulier sur votre travail ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après mes premiers voyages en Lettonie soviétique, en 1967, j’ai compris – et c’est un point de vue que je défends encore aujourd’hui – que la plupart des membres de la Légion lettone était certainement « ok », si je puis m’exprimer ainsi. Ils l’avaient rejointe pour diverses raisons, tous n’avaient pas été contraints de le faire. Mais ce n’étaient pas des salauds. Une minorité, en revanche, avaient servi au sein d’unités de police en Lettonie, en Lituanie ou en Biélorussie. Ceux-ci avaient participé activement à l’extermination des Juifs et d’autres civils. Et lorsque le front s’est déplacé vers l’Ouest, ils ont rejoint les légionnaires pour se fondre parmi eux, pour se protéger. Ils n’étaient pas nombreux, mais ils étaient bel et bien là, notamment parmi les plus âgés. Le sujet est encore sensible de nos jours dans les pays baltes. Combien y avait-il de gens comme eux, exactement ? La question était, et demeure, délicate (…).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour préparer votre livre, vous avez voulu vous rendre en Lettonie soviétique. Comment se sont passés ces voyages, comportaient-ils des risques, pour vous comme pour les anciens extradés ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’en avais beaucoup discuté avant de partir, surtout avec les sociaux-démocrates lettons qui vivaient en exil en Suède – Brūno Kalniņš, notamment, qui était devenu une figure de la social-démocratie, vice-président de l’Internationale socialiste. Tous m’avaient prévenu que je serais suivi par le KGB. Ils m’avaient aussi demandé expressément de ne pas chercher à rencontrer secrètement ces anciens extradés. Si je ne courais personnellement aucun risque, de telles rencontres clandestines auraient pu leur nuire. On m’a prié de passer par l’ambassade soviétique, pour expliquer le pourquoi de ma démarche et pour obtenir le visa nécessaire. Ce qu’on me donna.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai jamais regretté d’avoir agi de la sorte, parce que cette stratégie apparaissait évidente à tous parmi les Lettons en exil, qu’ils fussent de gauche ou de droite. J’avais rassemblé énormément d’adresses. Une fois sur place, j’ai pu voir beaucoup de monde, sans doute plus que ne l’imaginaient les autorités soviétiques. La plupart d’entre eux parlaient allemand, c’était facile de communiquer entre nous. Je n’ai jamais fait appel à un interprète, sauf à une occasion, et cet interprète était lui-même un ancien légionnaire. Sinon, je ne crois pas avoir été suivi. Mais la chambre d’hôtel que l’on m’a donnée devait être sur écoute.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai fait trois voyages pour le livre. La première fois pour trois-quatre jours uniquement, les autres fois plus longtemps. Il me fallait avancer à tâtons. Tout le monde m’a dit alors que j’étais naïf. Non, je ne l’étais pas ! J’étais plutôt cynique. Tout ce que je pouvais trouver là-bas était intéressant, y compris les informations manipulées. Il existe une belle définition du terme « désinformation » : ce ne sont pas de gros mensonges mais un mélange de mensonges et de vérités. Et il peut parfois être très excitant de découvrir des demi-mensonges…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’était-il advenu de ces Baltes extradés ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après leur extradition, un mythe a circulé selon lequel ils avaient tous été exécutés. Les Baltes en exil savaient que c’était un mensonge. Mais cela ne les dérangeait pas, au contraire, puisque le doute planait encore – renvoi ou non ? – sur le sort à venir des civils baltes qui avaient fui en Suède. Pendant mon enquête, j’ai pu rencontrer des Lettons qui avaient été déportés en Sibérie ou à Vorkouta et qui m’ont raconté. Tous les extradés avaient été emprisonnés pour une période de six mois. Ensuite, près d’une quarantaine ont été envoyés dans des camps. Une fois leurs diverses peines purgées, tous les extradés ont éprouvé des difficultés à trouver du travail. C’était mal vu d’avoir servi au sein de la Légion lettone. Mais aucune personne n’a été exécutée. J’en suis aussi sûr qu’on puisse l’être. Après la fin de l’occupation, j’ai de nouveau posé la question à une bonne quarantaine de ces extradés, lors de leur visite en Suède. Le dossier est clos de ce côté-là.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Croyez-vous qu’il n’y a pas eu d’exécution en raison du débat suscité en Suède par leur extradition ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, le débat a sauvé de nombreuses vies, c’est évident ! Les autorités soviétiques ont compris que si l’extradition de cent quarante-six personnes avait pu provoquer un tel tollé, il valait mieux être prudent dans la manière de traiter ces extradés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment votre livre a-t-il été accueilli dans les pays baltes, une fois l’indépendance retrouvée ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quand mon livre est sorti en langue lettone – en 1994, si ma mémoire est bonne –, les réactions ont été plutôt positives. Mais les légionnaires étaient, et restent, un thème très controversé, explosif même, dans ce pays devenu membre de l’UE. Cela s’explique par la participation des Lettons à l’extermination des Juifs qui y habitaient avant-guerre. Cette communauté a été, proportionnellement, l’une des plus frappées par l’Holocauste. Et des Lettons ont grandement participé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://jacobnordiques.blogspot.com/2020/04/relire-lextradition-des-baltes-avec-po.html">Lire l’entretien dans son intégralité</a>.</p>
<p><strong>Vignette</strong> : Antoine Jacob.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=11643" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/lextradition-des-baltes-un-traumatisme-suedois">Livre. L’extradition des Baltes, un &lsquo;traumatisme suédois’</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<item>
		<title>Livre. Dorina Roşca, Le grand tournant de la société moldave</title>
		<link>https://regard-est.com/livre-dorina-rosca-le-grand-tournant-de-la-societe-moldave</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Mar 2019 19:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ouvrage de Dorina Roşca, plus précisément sous-titré « Intellectuels » et capital social dans la transformation post-socialiste, donne à voir la lente mue de la société moldave [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/livre-dorina-rosca-le-grand-tournant-de-la-societe-moldave">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-5366"  class="panel-layout" ><div id="pg-5366-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-5366-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-5366-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>L’ouvrage de Dorina Roşca, plus précisément sous-titré<em> « Intellectuels » et capital social dans la transformation post-socialiste,</em> donne à voir la lente mue de la société moldave dans le contexte très particulier de la transition post-socialiste.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-5366-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-5366-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-5366-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5367" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/MD-CR-Dorina-300x204.jpg" alt="Chisinau" width="300" height="204" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/MD-CR-Dorina-300x204.jpg 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/MD-CR-Dorina-768x522.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/MD-CR-Dorina-1024x696.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />L’auteure, chercheure à l’EHESS, adopte d’emblée une approche pluridisciplinaire, mêlant d’abord économie et histoire mais laissant finalement la sociologie économique s’imposer. Le livre, publié en 2019 aux Presses de l’Inalco, est issu de sa thèse de Doctorat. Il prend pour point d’entrée la catégorie sociale appelée « intellectuels » héritée du monde soviétique, et en suit les transformations en Moldavie du début des années 1980 jusqu’à la fin de la décennie 1990.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une approche pluridisciplinaire entre économie, histoire et sociologie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Conformément à la doctrine soviétique, la définition du groupe social des <em>« intellectuels »</em> reposait sur deux critères précis : <em>« la possession d’un diplôme du supérieur »</em> et <em>« l’emploi sur des postes caractérisés par le travail non manuel »</em> (p. 16). En République socialiste soviétique de Moldavie, ils représentaient environ 450 000 personnes (sur un total de 4 millions d’habitants) en 1985. Bien qu’hétérogène, et contrairement au cliché selon lequel en système soviétique le rapport classe intellectuelle/classe laborieuse était inversé comparativement aux critères adoptés à l’Ouest, cette catégorie sociale jouissait globalement d’un statut privilégié dans la société socialiste moldave.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1990, après la disparition des règles et des normes soviétiques, les <em>« intellectuels »</em> moldaves ont été contraints d’adapter et de réorienter leurs activités professionnelles. Dorina Roşca fait ressortir la multitude des stratégies de reconversion alors adoptées, ainsi que la diversité des trajectoire ainsi obtenues.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5368" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/Couv-livre-MD-Dorina-200x300.jpg" alt="Couverture ouvrage" width="200" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/Couv-livre-MD-Dorina-200x300.jpg 200w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/03/Couv-livre-MD-Dorina.jpg 249w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une analyse plus large du changement systémique en Moldavie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des intellectuels, c’est finalement une analyse plus large du changement social dans ce pays que propose l’auteure : <em>« Le groupe des ‘intellectuels’ au sein de la société moldave de type soviétique constitue une représentation rapprochée du système socialiste lui-même »</em> (p. 17). Autrement dit, <em>« la catégorie des ‘intellectuels’ s’apparente à un modèle réduit du système »</em> (<em>Ibid.</em>), ce qui amène l’auteure à poser comme hypothèse <em>que « l’analyse de son changement peut contribuer à dégager les particularités du changement systémique lui-même »</em> (<em>Ibid.</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Dorina Roşca mobilise la perspective du <em>« capital social »</em>, entendu ici dans son sens bourdieusien comme <em>« l’ensemble des ressources actuelles ou potentielles qui sont liées à la possession d’un réseau durable de relations plus ou moins institutionnalisées et d’interconnaissance et d’inter-reconnaissance »</em> (p. 92). Du fait de l’existence d’un réseau durable de relations, le capital social serait « <em>une ressource convertible en d’autres espèces de capitaux (économique, culturel, symbolique)</em> » (p. 18) et qui exercerait <em>« un effet multiplicateur sur le volume du capital global possédé par un individu »</em> (p. 89). Le capital social étant différent d’un individu à l’autre, il permet de rendre compte efficacement des stratégies individuelles suivies lors du changement systémique. Les inégalités initiales dans la distribution de ce capital (même au sein de la catégorie des <em>« intellectuels »</em>) se retrouvent logiquement dans le système post-socialiste.</p>
<p style="text-align: justify;">S’appuyant sur les résultats de deux enquêtes de terrain, D. Roşca montre que les nouvelles élites politiques et économiques sont souvent (mais pas systématiquement) issues de l’ancienne catégorie des <em>« intellectuels »</em>. Toutefois, des lignes de fractures sont progressivement apparues au sein de cette catégorie, et ce dès la perestroïka : entre <em>« intellectuels »</em> urbains (mutations importantes des professions) et ruraux (peu de changement observés) ; entre <em>« intellectuels »</em> urbains conservateurs et urbains réformateurs ; entre « intellectuels » politiques et technico-économiques. Et l’auteure de conclure que <em>« dans ce processus d’ajustement des trajectoires (de tous les acteurs identifiés), l’héritage du capital social, notamment de type politique, du système socialiste traditionnel, eut une importance manifeste ; il constitua un élément de continuité historique entre le socialisme traditionnel et le socialisme réformateur »</em> (p. 147).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un retour au sens originel de l’<em>« intellectuel »</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’auteure mobilise une grande variété de sources : statistiques officielles, sources académiques moldaves ou étrangères (russes, roumaines ou autres), presse, littérature internationale des sciences sociales. Elle s’appuie également sur deux enquêtes réalisées pour cette recherche, qui apportent des illustrations personnelles et concrètes.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut citer l’importance accordée au clivage rural/urbain, les dualismes des secteurs privé/public et marchand/non marchand, les développements sur les relations avec la Roumanie et la Russie, la distinction entre capital social institutionnalisé, relationnel et politique.</p>
<p style="text-align: justify;">La perspective historique domine l’ensemble et relie les temporalités longue, moyenne (de l’ordre de la décennie) et courte (en particulier pour les quelques années critiques qui précèdent et qui suivent la fin de l’Union soviétique, en décembre 1991).</p>
<p style="text-align: justify;">L’ouvrage de Dorina Roşca a le grand mérite de montrer que la catégorie des « intellectuels » est ici un construit socio-politique hérité du système socialiste, mais aussi que cette catégorie a connu une première fracture de son unité institutionnelle avec la perestroïka et une seconde après l’effondrement de l’URSS. À l’issue de ces nombreuses mutations et transformations, la notion d’<em>« intellectuel »</em> se rapprocherait désormais <em>« de son sens sociologique originel de transmetteur et/ou de producteur de connaissances (…) : enseignants, professeurs/chercheurs, artistes, écrivains, etc. »</em> (p. 275).</p>
<p><strong>Vignette</strong> : Céline Bayou.</p>
<p><strong>Dorina Roşca, <em>Le grand tournant de la société moldave. </em></strong><em><strong>« Intellectuels » et capital social dans la transformation post-socialiste</strong>, Presses de l'Inalco, Paris, février 2019, 337 p.</em></p>
<p>* Assen SLIM est maître de conférences HDR à l'Inalco et professeur à l'ESSCA.</p>
<p><a href="https://regard-est.com/book-dorina-rosca-the-great-turning-point-in-moldovan-society">Lien vers la version anglaise de l’article.</a></p>
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<p><a href="#h1"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12741" src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png" alt="244x78" width="244" height="78" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-300x96.png 300w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-768x246.png 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1-1024x328.png 1024w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2020/10/flèche-bleue-2-png-1.png 1634w" sizes="auto, (max-width: 244px) 100vw, 244px" /></a></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=5366" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/livre-dorina-rosca-le-grand-tournant-de-la-societe-moldave">Livre. Dorina Roşca, Le grand tournant de la société moldave</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Livre. Christian Bromberger, L’extraordinaire destin de Milda Bulle, une pasionaria rouge</title>
		<link>https://regard-est.com/livre-christian-bromberger-lextraordinaire-destin-de-milda-bulle-une-pasionaria-rouge</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jan 2019 00:05:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Si Milda Bulle m’a d’abord intrigué, c’est par sa présence surprenante, incongrue, dans le nord de l’Iran en 1920. J’ai étudié, pendant de longues années, la société [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/livre-christian-bromberger-lextraordinaire-destin-de-milda-bulle-une-pasionaria-rouge">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-4523"  class="panel-layout" ><div id="pg-4523-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-4523-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-4523-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;"><strong><em><a id="h1"></a>« Si Milda Bulle m’a d’abord intrigué, c’est par sa présence surprenante, incongrue, dans le nord de l’Iran en 1920. J’ai étudié, pendant de longues années, la société du Gilân, une province iranienne qui longe la mer Caspienne. Cette province, couverte de rizières et de forêts, fut le théâtre, de 1915 à 1921, d’un mouvement révolutionnaire original, le mouvement </em>jangali<em> (forestier) qui aboutit, appuyé par des bolcheviks venus de la proche Russie, à une éphémère République socialiste soviétique (de juillet 1920 à septembre 1921) dont la capitale était Rasht, la principale ville du Gilân. C’est en consultant archives et textes sur cette révolution que j’ai découvert ce personnage qui a aussitôt piqué ma curiosité : une Lettone, Milda Bulle (prononcez Boulé), pasionaria de ce mouvement révolutionnaire. […] Ma première réaction fut naïve : que faisait donc une Lettone au Gilân, dans cette province marginale dans l’espace iranien, en 1920 ? »</em></strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-4523-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-4523-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-4523-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-4524" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Milda-Bulle-212x300.jpg" alt="Milda Bulle" width="212" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Milda-Bulle-212x300.jpg 212w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Milda-Bulle.jpg 353w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" />Les quelques lignes de cet extrait condensent le propos du singulier petit livre que vient de livrer chez Créaphis Éditions l’anthropologue Christian Bromberger. Singulier par son projet, car rien à première vue ne semblait conduire cet éminent chercheur – professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille, ancien directeur de l’Institut français de recherche en Iran, spécialiste du Gilân iranien, de l’anthropologie comparée des mondes méditerranéen et proche-oriental, de l’anthropologie du sport et de thématiques qu’on peut qualifier d’« atypiques » telle que la pilosité masculine – à s’aventurer dans les histoires lettones, si ce n’est d’être quelqu’un qui, de toute évidence, est pourvu d’une curiosité à fleur de peau, assez disponible pour se laisser dériver vers les marges de l’histoire. Notons aussi, cela nous mettra peut-être un peu sur la voie, qu’il a cosigné avec Tzvetan Todorov une biographie de Germaine Tillion<a href="#n1"><sup>(1)</sup></a>, qu’il lit le russe et connaît fort bien son histoire de l’URSS. Rien non plus dans le champ universitaire des études baltes contemporaines ne semblait appeler la composition d’un essai dédié à cette personnalité, certes intrigante, mais marginale s’il faut la comparer à d’autres contemporains ou contemporaines tout aussi injustement absents des bibliographies en langue française – ce que, d’ailleurs, on n’aura pas manqué de faire observer à l’auteur lors de ses recherches à Riga. Il s’agira donc pour lui d’autre chose que d’un sage projet de recherche mais d’un projet de livre se situant en lisière de littérature, d’une tentative d’élucidation d’un étonnement face à l’histoire individuelle atypique d’une femme, de l’exploration et du déploiement d’un savoir historique et géopolitique permettant d’en mesurer la pesanteur existentielle, loin de toute perspective idéologique, civilisationnelle voire familiale. Un questionnement venu d’ailleurs, issu du hasard d’une rencontre dans des archives iraniennes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur de ces lignes peine à le confesser, mais son chemin n’avait pas encore, jusqu’au livre de Christian Bromberger, croisé celui de cette flamboyante révolutionnaire lettone Milda Bulle, mais il trouvera, le lisant, quelques excuses à cette lacune, la principale tenant à la dimension strictement soviétique de sa carrière, et à une bibliographie la concernant presque exclusivement disponible en langue russe, qu’il ne lit pas couramment. Le nom de Milda Bulle figure bien dans la <em>Latvijas padomju enciklopēdija</em> (a <em>Grande encyclopédie de la Lettonie soviétique</em> en dix volumes de 1982), mais l’article qui lui est consacré est des plus concis, muet bien entendu sur les conditions de sa mort (il faudrait dire de son exécution).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À propos de cette bolchévique lettone qui guerroyait en Iran en 1920</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Née en 1892 (ou plutôt en 1891 découvrira l’enquête) dans une famille lettone éduquée de Courlande établie dans le petit village de Cēre, non loin de Kandava, Milda Bulle est marquée par la révolution de 1905. Enseignante en Lettonie et en Ukraine, elle partage en 1915 l’exode des réfugiés vers l’intérieur de l’Empire, consécutif à l’invasion par les troupes allemandes du tiers sud-ouest de l’actuelle Lettonie ; elle se réfugie avec son jeune époux à Petrograd avant que l’élan de la révolution de 1917 ne l’emporte. On la retrouve guerroyant contre les Blancs dans le Nord Caucase puis en Azerbaïdjan avec une fougue combattante et des talents militaires de meneuse d’hommes tels que le jeune pouvoir révolutionnaire l’envoie en 1920 appuyer le soulèvement bolchévique qui est en cours au Gilân, dans le nord de l’Iran. Cette dernière aventure se solde par un échec, mais on juge la Lettone suffisamment méritante et prometteuse pour l’inviter à poursuivre ses études à l’Académie militaire de Moscou d’où elle sort avec le grade de général de brigade – l’ouvrage reproduit d’ailleurs cette incroyable photographie, où on la voit posant parmi les membres de sa promotion, Trotski siégeant en position centrale, à la place de l’instituteur. Elle exerce alors diverses responsabilités de rang intermédiaire au sein du Commissariat du peuple aux Affaires étrangères puis du Komintern.</p>
<p style="text-align: justify;">Apparatchik dévouée, elle s’illustre par son engagement pour les droits des femmes et par son attachement au rôle de la culture dans l’édification de « l’homme nouveau ». En 1933, elle s’éloigne de la bureaucratie moscovite pour repartir sur le terrain, suivant Batirbek Aboukov son second mari, un fils de bonne famille kabarde passé à la Révolution, lequel est muté en Bachkirie – république du sud-est de la Russie européenne, non loin du Kazakhstan –, avec pour mission de remettre en marche une agriculture dévastée par des années de guerre civile et de politique économique désastreuse. <em>« Le poste d’Aboukov est stratégique : 1931, 1932, 1933 sont des années de famine : on estime à six ou huit millions le nombre de ceux qui seraient morts et le rationnement qui avait durement sévi du temps du « communisme de guerre » est rétabli de 1931 à 1935 »</em>. Très rapidement, le couple s’impose dans les instances dirigeantes locales, agents énergiques de la mise en place du système soviétique, intervenant dans tous les domaines et sur tous les plans – agriculture, économie, éducation, hygiène, culture, situation des femmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Sur la dernière étape de la vie de Milda, les documents sont particulièrement prolixes »,</em> observe Bromberger qui a pisté une à une les traces laissées par la révolutionnaire courlandaise de son Cēre natal à Riga puis à Moscou, jusqu’à l’actuel Bachkortostan, au fil d’une enquête qui s’étale sur plus de sept années. Milda Bulle parle beaucoup, publie abondamment et <em>« le ton, l’argumentation de ses articles publiés dans la presse sont stéréotypés (mais pouvait-il en être autrement ?) »</em>. Dans la masse documentaire réunie et analysée, presque rien n’affleure de sa vie personnelle et sentimentale, la sphère privée semblant s’être dissoute dans la frénésie révolutionnaire puis dans cette tâche insensée mais phénoménale de mise en place au quotidien de la mécanique totalitaire stalinienne, laquelle allait, comme des millions d’autres, la broyer. En effet, ainsi que la majorité des révolutionnaires lettons restés en Russie après le traité letto-soviétique de 1920, elle disparut dans les purges, fusillée le 13 juillet 1938, sans avoir jamais exprimé la moindre réserve vis-à-vis d’un régime auquel elle avait donné sans compter – brûlé – sa jeune vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Héroïne, bourreau ou victime ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le récit de Bromberger est alerte, minutieux et net ; il parvient à démarquer finement, avec une élégante distance, ce qui le sépare d’une recherche académique au sens strict, en intégrant sans coquetterie des notes personnelles qui semblent extraites d’un journal de bord. Car si l’on comprend que l’auteur s’est laissé séduire par la silhouette singulière de cette amazone rouge chevauchant l’arme au poing sur les crêtes iraniennes, on mesure aussi au fil des pages qu’il ne savait pas bien lui-même où il s’embarquait, ce qu’il allait chercher dans cette affaire : une histoire, un mythe ou une fascination intime ? Et, par l’hésitation même qui s’en dégage, les derniers chapitres de l’ouvrage sont passionnants, l’auteur s’efforçant à tâtons d’y décrypter la possible signification, pour l’histoire européenne et pour nous-mêmes, d’une carrière telle que celle de Milda Bulle à la fois héroïne, bourreau et victime – résolument les trois à la fois ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit sans doute pour partie de cela, mais Bromberger lui-même n’ignore pas que le mystère d’une telle existence ne se résout pas dans une unique formule. D’autres pistes se seraient sans doute encore ouvertes à lui si l’auteur avait pu intégrer à son portrait les travaux de la recherche lettone actuelle sur la période – hélas insuffisamment disponibles en d’autres langues que le letton. Ceux-ci lui auraient permis, notamment, de replacer le destin de son héroïne dans le contexte beaucoup plus vaste et foisonnant de l’émancipation nationale balte au sens large et du « maximalisme letton », comme l’on disait alors, sachant que, durant la période concernée, les personnages de langue et de culture lettones de la trempe de Milda Bulle, et au destin comparable, furent tout sauf « statistiquement infréquents ». Ce que l’on sait assez bien, notamment depuis le classique d’Andrew Ezergailis <em>The Latvian impact on the Bolshevik Revolution; The first phase September 1917 to April 1918</em> (1983), que sont venus depuis enrichir et affiner les travaux d’auteurs lettons de première importance comme Jānis Šiliņš ou Ēriks Jēkabsons, c’est le caractère massif et décisif de l’action des bolchéviks lettons à plusieurs moments clés de la révolution d’Octobre et de la guerre civile russe, mais aussi leur importance numérique dans l’appareil soviétique aux premières heures de la dictature léniniste. Une histoire d’abord célébrée, puis cachée et enfin réarrangée à des fins de propagande sous l’occupation soviétique, puis autant que possible dissimulée comme une maladie honteuse depuis le rétablissement de la république démocratique indépendante de Lettonie en 1991. Or, au même titre que le <em>Courlande </em>de Jean-Paul Kauffmann ou que <em>Les âmes baltes </em>de Jan Brokken qui ont accompagné Bromberger tout au long de sa quête, voici un essai qui devrait susciter la curiosité et partager la fascination singulière qu’exerce ce pays – celle qui naît face à un finistère où sont venus, au fil des siècles, échouer certains des rêves les plus inavouables de l’Europe, un lieu où se trouve peut-être enfouie une part de l’énigme irrésolue des tragédies du XX<sup>e</sup> siècle, un territoire qui reste à explorer pour les artistes et les historiens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Note </strong>:</p>
<p><a id="n1"></a>(1) <em>Germaine Tillion : une ethnologue dans le siècle, </em>Actes Sud, Arles, 2002, 96 p.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Christian Bromberger, <em>L’extraordinaire destin de Milda Bulle, une pasionaria rouge, </em></strong>Créaphis Éditions, décembre 2018, 127 p.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Nicolas AUZANNEAU est traducteur du letton.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cinéma. Leto, quand rock underground rime avec bienveillance</title>
		<link>https://regard-est.com/cinema-leto-quand-rock-underground-rime-avec-bienveillance</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2019 18:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’été ouvre et ferme le film éponyme du cinéaste russe Kirill Serebrennikov, référence à Leto – célèbre chanson de Mike Naumenko, mais aussi à Kontchitsia leto (L’été va [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/cinema-leto-quand-rock-underground-rime-avec-bienveillance">Read More</a></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-4492"  class="panel-layout" ><div id="pg-4492-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-4492-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-4492-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;"><strong><a id="h1"></a>L’été ouvre et ferme le film éponyme du cinéaste russe Kirill Serebrennikov, référence à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=M8Dt9StZSqA"><em>Leto </em></a>– célèbre chanson de Mike Naumenko, mais aussi à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=RLN5KUTzZc0"><em>Kontchitsia leto</em></a> (<em>L’été va finir</em>)  – celle de Viktor Tsoï et, entre les deux, à l’été 1981 – celui de la rencontre des deux hommes. Et c’est bien cet été du rock underground leningradois qui est ici mis en scène.</strong></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-4492-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-4492-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-4492-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-4493" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Leto-225x300.jpg" alt="Leto" width="225" height="300" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Leto-225x300.jpg 225w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Leto-768x1024.jpg 768w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/01/Leto.jpg 810w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" />Lorsque le timide Viktor Tsoï, taiseux âgé de 18 ans, rencontre son futur mentor, Mike Naumenko a déjà 26 ans, une aura certaine et ses entrées au tout juste naissant rock-club de Leningrad, le premier créé en URSS. Le 13, rue Rubinstein est alors en passe de devenir le lieu de rassemblement d’une jeunesse avide de musique, d’Occident, de lettres et de provocations. De liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">Tsoï n’a pas encore décidé que son groupe s’appellerait Kino, il perd en route son batteur forcé de partir au service militaire (sans doute en Afghanistan), il finit sa formation de sculpteur sur bois, il se tourmente parce qu’on veut « <em>toujours ajouter des truc à </em>[ses]<em> chansons »</em> et il attend les conseils de Naumenko qui va en effet le prendre sous son aile et l’introduire dans ce milieu rock encore loin d’être structuré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/AEXus59nL_Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">K. Serebrennikov excelle dans le rendu de cette ambiance d’appartements communautaires, de concerts pas encore tout à fait autorisés mais plus complètement interdits, de censure et d’autocensure, de quête des derniers albums occidentaux et d’instruments de qualité valable, mais aussi d’inspiration. Seul l’argent semble superflu. On a souvent évoqué cette génération de chauffeurs, concierges et gardiens, avant tout musiciens, poètes et artistes. « <em>On a du temps mais pas d’argent </em>», chante alors Tsoï. Et on met un point d’honneur à s’en passer parce que le vrai bonheur est celui d’un après-midi d’été au bord du golfe de Finlande avec quelques guitares, un peu de bière et beaucoup de temps devant soi. Pour atteindre la liberté absolue : « <em>Le rock, c’est la liberté de ton âme, à un moment donné, dans un lieu donné, quelles que soient les conditions matérielles</em> », disait Naumenko.</p>
<p style="text-align: justify;">Les influences occidentales sont très présentes, de T. Rex à Lou Reed, en passant par Iggy Pop, David Bowie, les Sex Pistols ou Blondie. C’est <a href="http://regard-est.com/lunderground-leningradois-reticences-dune-contre-culture-a-se-laisser-pervertir">le moment où les rockers locaux se demandent si langue russe et rock’n roll peuvent rimer</a>. Sous l’influence de son aîné Boris Grebenchtchikov, Mike Naumenko vient juste d’effectuer cette transition au détriment de l’anglais et K. Serebrennikov évoque délicatement cette interrogation sur la langue, les paroles, leur valeur et leur sens. Sans s’appesantir et rappeler que le rock underground pré-perestroïka est aussi l’héritier des bardes russes. On chante le quotidien dans sa banalité, mais pas avec n’importe quels mots, fussent-ils là pour choquer l’oreille des censeurs. La mention n’est pas anodine dans un contexte où être rocker, c’est aussi <a href="https://www.cairn.info/revue-le-courrier-des-pays-de-l-est-2006-6-page-36.htm">avoir une maîtrise suffisante de la langue d’Ésope pour contourner la censure</a>. Un tout petit peu plus tard, Viktor Tsoï triomphera avec l’une de ses chansons les plus connues, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FU8csnZxdPA"><em>Peremen</em></a> (<em>Changement</em>), emblématique de cet art de la dissimulation (Tsoï a toujours nié le sens politique de son texte, affirmant qu’il évoquait un couple en difficulté. Le public a laissé dire mais ne pensait pas au couple lorsqu’il scandait avec lui « <em>Nous attendons des changements !</em> »).</p>
<p style="text-align: justify;">Les censeurs sont bien présents alors et donnent lieu d’ailleurs à l’une des scènes les plus hilarantes du film, lorsque Naumenko tente de faire admettre Tsoï au rock-club : face à l’intransigeance butée de son cadet peu apte aux concessions, Naumenko l’envoie ainsi que ses acolytes chercher du « kompot » afin de se réserver l’espace nécessaire – dans une cantine soviétique – pour négocier avec une responsable du rock-club pour le moins méfiante devant les textes des chansons qui lui sont soumis. Il s’agit de la convaincre que Tsoï fait un rock « humoristique ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le film balance d’ailleurs en permanence entre humour et émotion, entre mélancolie et énergie. K. Serebrennikov procède à des incises musicales agrémentées de dessins réalisés par Naumenko révélant, nous précise le Sceptique –  personnage que nous sommes seuls à voir –, ce qui « <em>ne s’est pas passé</em> ». Mais aurait pu se passer. Car il ne s’agit pas d’un biopic, même si le film se base en partie sur les souvenirs de Natacha, la femme de Mike Naumenko : une rixe dans le train de banlieue, une scène de délire dans la salle de concert du rock-club lorsque les spectateurs, emportés par la musique, ignorent enfin l’interdiction de bouger de leur siège et se déchaînent, emportant dans leur enthousiasme les responsables du rock-club, ou encore la traversée de Leningrad par Viktor et Natacha qui transportent une tasse de café (plus très chaud) pour Mike dans un trolley bondé de passagers qui se prennent à chanter… « <em>Il n’y a rien eu de tel, détendez-vous !</em> », nous rappelle le Sceptique. Mais les héros l’auraient souhaité sans doute et l’ont rêvé, pour défier la grisaille et les petites répressions quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’aspect le plus saisissant de ce film réside sans doute dans le contraste entre la violence de ce monde finissant et la douceur des personnages, dominés par la bienveillance. Celle de Boris Grebenchtchikov, parfaitement et furtivement évoqué comme un dieu supérieur et respecté (il a créé son groupe dès 1972). On sait qu’il a lui-même beaucoup soutenu Mike Naumenko à ses débuts (ils ont joué ensemble) et on le voit lui demander s’il a besoin d’aide pour son prochain album. Mais Naumenko est venu le voir pour aider Tsoï à enregistrer son propre album. Celui qui, finalement, fera de l’ombre au mentor, l‘éclipsera partiellement (le moment sera bref : Tsoï décédera en août 1990, Naumenko précisément un an après). La romance ébauchée entre Natacha et Viktor n’est pas qu’une métaphore, mais le choix de Mike de se mettre en retrait, de ne pas heurter Natacha ou lutter contre l’impossible trouve son miroir dans la destinée musicale de ces deux-là : Naumenko permet à Tsoï d’accéder à la notoriété en sachant qu’il en fera les frais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Leto</em> est bien l’histoire d’une amitié, dans ce milieu en résistance qui n’aspirait qu’à la liberté et pratiquait l’entraide pour l'arracher, sans attendre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#h1"><img decoding="async" src="http://old.regard-est.fr/img/Point-bleu.gif" border="0" /> Retour en haut de page</a></p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=4492" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/cinema-leto-quand-rock-underground-rime-avec-bienveillance">Cinéma. Leto, quand rock underground rime avec bienveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Cinéma : Cold War de Paweł Pawlikowski</title>
		<link>https://regard-est.com/cinema-cold-war-de-pawel-pawlikowski</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2018 19:09:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Très beau film de Paweł Pawlikowski qui traverse une quinzaine d’années de Guerre froide, entre la Pologne stalinienne des années 1950 et les clubs de [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/cinema-cold-war-de-pawel-pawlikowski">Read More</a></span></p>
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	<p style="text-align: justify;">Très beau film de Paweł Pawlikowski qui traverse une quinzaine d’années de Guerre froide, entre la Pologne stalinienne des années 1950 et les clubs de jazz parisiens du début des années 1960. Fidèle au noir et blanc pour lequel il avait opté dans <em>Ida</em>, le cinéaste signe un nouveau grand film, cette fois sur la passion amoureuse de deux êtres contraints par un cadre trop étroit. On est touchés par la grâce des acteurs, par la mélancolie que Pawlikowski réussit à introduire, jusque dans les chants et danses folkloriques polonais, patrimoine collecté avant d’être instrumentalisé par le pouvoir. On est touchés par la quête des amants maudits, à la recherche d'un absolu inatteignable quel que soit le côté du Mur. Le noir et blanc n’incarne pas la seule grisaille socialiste…</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Cold War - Official Trailer | Amazon Studios" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/8ImvkXgGVWw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">La musique joue un rôle à part entière dans cet opus, traversé par les trois versions entêtantes de cette chanson qui, comme les protagonistes, se fait instrumentaliser : authentique chant traditionnel, <em>Dwa Serduszka</em> est adapté pour le groupe folklorique Mazurek dans une démarche « promotionnelle » de l'identité polonaise, avant d’être finalement sublimé par une version jazz déchirante.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Ida</em>, Pawlikowski avait déjà mis en scène une émotion qui, parce que contenue, n’en était que plus violente. Gageons que <em>Dwa Serduszka</em> vous accompagnera pour un petit bout de chemin.</p>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=2184" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/cinema-cold-war-de-pawel-pawlikowski">Cinéma : Cold War de Paweł Pawlikowski</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Livre. Itinéraires baltes</title>
		<link>https://regard-est.com/itineraires-baltes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Céline Bayou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2015 20:58:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://regard-est.fr/?p=540</guid>

					<description><![CDATA[<p>Par Regard sur l&#8217;Est La rédaction de Regard sur l&#8217;Est invite ses lecteurs à découvrir la publication, Itinéraires baltes, qui traite des questions sociales, économiques, politiques et [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/itineraires-baltes">Read More</a></span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Regard sur l&rsquo;Est</p>
<p><span class="chapo2">La rédaction de Regard sur l&rsquo;Est invite ses lecteurs à découvrir la publication, <i>Itinéraires baltes,</i> qui traite des questions sociales, économiques, politiques et culturelles des trois Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie).<br />
Prix 15 euros.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<table width="198" align="right">
<tbody>
<tr>
<td><img decoding="async" src="http://www.regard-est.com/img/upload/articles/imgarticle_20051206072958.jpg" align="right" hspace="7" /></td>
</tr>
<tr>
<td align="left">
<div class="corps_articles"><span style="color: #fe5f1d; font-size: xx-small;"> </span></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="corps_articles">
<p><b>Présentation</b></p>
<p>Trop au Nord, trop petits, trop étranges peut-être… les trois nouveaux États membres de l’Union européenne que sont l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie souffrent en France d’une immense méconnaissance.</p>
<p>Nous avons choisi ici de donner la parole aux protagonistes, et à eux seuls, des itinéraires baltes parcourus depuis le recouvrement des indépendances, afin de tenter de les éclairer, de les donner à comprendre un peu mieux. C’est en les écoutant, en accordant enfin à leurs discours l’attention qu’ils méritent que, nous semblait-il, nous pourrions peut-être donner un peu de sens à notre regard ; nous forger un avis, et non plus un jugement. Et ce qu’ils nous disent est, évidemment, passionnant.</p>
<p>Coordination éditoriale : Céline BAYOU</p>
<p>Direction des Editions Regard sur l&rsquo;Est : Célia CHAUFFOUR</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><b>Sommaire (100 pages)</b></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><b>Avant propos</b></span><br />
Parole aux Baltes &#8211; Céline Bayou</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><b>CHAPITRE 1 : Qui sommes-nous ?</b></span><br />
Fidèles et infidèles baltes -Mindaugas Jurkynas<br />
Etre Européens. évidemment &#8211; Sandra Kalniete<br />
« Votre histoire est la nôtre, et réciproquement » &#8211; Vaira Vike-Freiberga &#8211; Antoine Jacob<br />
Nous sommes « l’autre Europe » &#8211; Alvydas Jokubaitis<br />
Identité lettone, identité européenne &#8211; Rolands Lappuke<br />
Le peuple letton se prend à rêver &#8211; Anita Vaivade</p>
<p><b><span style="color: #0000ff;">CAHIER CENTRAL</span> <span style="color: #0000ff;">:</span></b><span style="color: #0000ff;"> Autres rivages &#8211; la mer Baltique &#8211; Klavdij Sluban</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><b>CHAPITRE 2 : Européens, enfin !</b></span><br />
A la recherche d’une « nouvelle » politique étrangère lituanienne &#8211; Kestutis Paulauskas<br />
Résoudre, enfin, la question des minorités &#8211; Nils Muiznieks<br />
Élargissement versus européanisation &#8211; Klaudijus Maniokas<br />
L’état a-t-il encore un rôle à jouer dans les pays Baltes ? &#8211; Ramunas Vilpisauskas<br />
Pourquoi ce qui a réussi en Estonie a échoué en Moldavie &#8211; Marianne Mikko<br />
La Lituanie européenne, plus responsable &#8211; Jonas Cicinskas<br />
Adhésions turque et ukrainienne, une menace ? Point de vue d’un Estonien &#8211; Vahur Linnuste</p>
<p><span style="color: #990000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;"><b>Réglement</b><br />
Chèque à l&rsquo;ordre de « Regard sur l&rsquo;Est » de 19€ (15€ + 4€ de frais de port)<br />
Adresse :<br />
Céline Bayou 49, rue Raspail &#8211; 92270 Bois-Colombes</span></p>
<p>Retrouver un compte rendu du livre réalisé par <a href="http://www.diploweb.com/ue/baltes06016.htm">Diploweb. com</a></p>
</div>
<div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=540" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/itineraires-baltes">Livre. Itinéraires baltes</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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		<title>Livre. Turcs en Europe &#8211; L’heure de l’élargissement</title>
		<link>https://regard-est.com/nouvelle-parution-turcs-en-europe-lheure-de-lelargissement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Assen Slim]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jul 2007 19:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A ne pas manquer]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Type indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A. MANÇO (Coord.), Turcs en Europe. L’heure de l’élargissement Paris, Budapest, Turin, L'Harmattan, coll. « Compétences interculturelles », 2006, 129 p., www.irfam.org Commander l'ouvrage L’ouvrage… [&#8230;] <span class="read-more-link"><a class="read-more" href="https://regard-est.com/nouvelle-parution-turcs-en-europe-lheure-de-lelargissement">Read More</a></span></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="pl-9382"  class="panel-layout" ><div id="pg-9382-0"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-9382-0-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-9382-0-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="0" ><div
			
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	<p style="text-align: justify;"><span class="chapo2"><em><strong><a id="h1"></a>A. MANÇO (Coord.), Turcs en Europe. L’heure de l’élargissement Paris, Budapest, Turin, L'Harmattan, coll. « Compétences interculturelles », 2006, 129 p., www.irfam.org</strong></em></span></p>
<p><a class="dp" href="http://harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=22571"><em><strong>Commander l'ouvrage</strong></em></a></p>
</div>
</div></div></div></div><div id="pg-9382-1"  class="panel-grid panel-no-style" ><div id="pgc-9382-1-0"  class="panel-grid-cell" ><div id="panel-9382-1-0-0" class="so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child" data-index="1" ><div
			
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	<hr />
<p style="text-align: justify;"><b><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-9383 alignright" src="http://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/07/Manço.jpg" alt="" width="151" height="119" srcset="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/07/Manço.jpg 151w, https://regard-est.com/wp-content/uploads/2019/07/Manço-150x119.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 151px) 100vw, 151px" />L’ouvrage…</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’importance de la présence des populations originaires de Turquie au sein de nombreux pays européens ainsi que la multiplication, ces dernières années, de nombreux travaux sur les Turcs d’Europe et leur devenir rendent nécessaire la réalisation d’une synthèse sur cette communauté immigrée et sur son insertion dans les pays d’accueil à l’heure de l’élargissement de l’Union européenne. En effet, en décembre 2004, l’Union européenne a admis l’intérêt d’ouvrir des négociations avec la Turquie en vue de son adhésion. Celles-ci ont débuté en octobre 2005 et dureront de longues années ; leur issue reste incertaine et sera de toute façon soumise au référendum dans plusieurs Etats membres dont la France qui verra à chaque scrutin le « dossier turc » gagner en actualité. Les dernières déclarations politiques de Sarkozy en pleine campagne pour les présidentielles confirment cette observation. On ressent un grand vide d’information et le besoin de le combler afin de permettre aux citoyens européens de se positionner valablement face à l’éventualité de cette adhésion. La présence turque en Europe forte de plusieurs millions d’âmes et en plein développement social est un des principaux éléments de ce débat, non seulement parce que les «Euro-Turcs» ont un réel rôle à jouer et des intérêts dans l’adhésion de la Turquie, mais aussi parce que la fréquentation des Turcs d’Europe façonne l’imaginaire européen à propos de ce pays. Pour combler ce besoin, le livre propose un répertoire et une analyse qui articulent de nombreuses données disponibles afin de tracer les prospectives principales en ce qui concerne le devenir de la population, à l’aube de l’éventuelle adhésion de la Turquie dans l’Union. Cette synthèse est présentée sous une forme simplifiée, brève et illustrée par des procédés divers ; elle permet la comparaison entre les situations observées dans divers pays européens. L’ouvrage se veut un outil accessible d’information générale et de sensibilisation des citoyens de pays francophones.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque pays ou groupe de pays membre de l’UE où la présence turque immigrée est sensible est envisagé à travers les points suivants :<br />
1. Historique de la présence turque et caractéristiques sociodémographiques des personnes originaires de Turquie ;<br />
2. Scolarité des enfants et des jeunes ;<br />
3. Dimensions de l’emploi : la population active, ses caractéristiques, le travail des femmes, le travail indépendant et la création d’entreprises, etc. ;<br />
4. Questions de logement et d’accès à la propriété ;<br />
5. Questions d’intégration sociale et politique ;<br />
6. Organisation culturelle et religieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette collecte d’informations a été possible grâce à un très vaste réseau européen couvrant 23 pays formés de chercheurs ou d’acteurs sociaux impliqués par ces questions. Dans la plupart des cas, les contributeurs sont des délégués des Instituts Nationaux de Statistiques, ainsi que des journalistes. Les correspondants ont également permis d’assembler : une brève bibliographie sélective, des photographies et des témoignages.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Court entretien avec Altay MANÇO</b></p>
<p style="text-align: justify;">- Altay Manço, vous avez déjà coordonné d’autres ouvrages analysant la situation des migrants turcs en Europe, en quoi cette nouvelle production est différente ?<br />
- A la différence de précédents travaux qui sont des recherches, nous proposons ici une synthèse des données disponibles dans un style journalistique faisant la part belle aux témoignages des immigrants. Il s’agit d’un petit livre qui illustre la diversité et les apports de cette immigration importante : dans l’Union, une personne hors UE sur trois est d’origine turque !</p>
<p style="text-align: justify;">- Vous présentez les situations migratoires de pays dont on ne parle pas beaucoup.<br />
- En effet, la présence d’immigrants turcs dans des pays comme la Tchéquie, l’Espagne, la Finlande ou le Luxembourg est analysée. C’est une première. Si ces flux sont de petite taille au sien d’une population issue de l’immigration de quatre millions d’âmes, ils introduisent des changements qualitatifs : ces nouveaux migrants sont des investisseurs qui contribuent au développement européen.</p>
<p style="text-align: justify;">- L’introduction dans l’Union européenne de pays comme la Roumanie lance la question de la communauté de culture turque installée sur cette terre depuis des centaines d’années …<br />
- Oui, livre aborde non seulement la présence turque immigrée, mais aussi la présence historique des communautés de langue turque dans de nombreux pays de l’Union comme la Roumanie, la Grèce et Chypre dont la taille cumulée dépasse le million d’habitants …</p>
<p style="text-align: justify;"><b>A propos de l'auteur</b></p>
<p style="text-align: justify;">Altay Manço est docteur en psychologie sociale de l'Université de Liège (Belgique) où il est chargé de cours adjoint. Il a à son actif un grand nombre de travaux dans les domaines de la psychopédagogie de l'intégration sociale et de la psychosociologie de l'immigration, notamment turque. Depuis 1986, il intervient en tant que consultant auprès de nombreuses institutions et associations actives dans ces domaines, dans différents pays européens, ainsi, plus récemment, qu’au Canada. A. Manço est également collaborateur de l’Université de Paris V depuis 1998, ainsi que collaborateur de l’Université de Sherbrooke au Québec. Depuis 1996, l’auteur est le directeur scientifique de l'Institut de Recherche, de Formation et d'Action sur les Migrations (I.R.F.A.M.).</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
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</div>
</div>
</div></div></div></div></div><div class="wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend pgfw-icon-display pgfw-icon-display--default" style="--pgfw-icon-justify:center;"><a href="https://regard-est.com/category/type-independant/a-ne-pas-manquer/feed?action=genpdf&#038;id=9382" class="pgfw-single-pdf-download-button pgfw-single-pdf-download-button--default pgfw-single-pdf-download-button--image-only pgfw-single-pdf-download-button--icon-only" title="Générer un PDF" style="--pgfw-icon-width:26px;--pgfw-icon-height:50px;" aria-label="Générer un PDF"><span class="pgfw-single-pdf-download-button__media" aria-hidden="true"><img src="https://regard-est.com/wp-content/uploads/2023/10/pdf-icon.png" alt="" decoding="async"></span></a></div><p>L’article <a href="https://regard-est.com/nouvelle-parution-turcs-en-europe-lheure-de-lelargissement">Livre. Turcs en Europe &#8211; L’heure de l’élargissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://regard-est.com">REGARD SUR L&#039;EST</a>.</p>
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