Le 3 juillet, Ihor Terekhov, maire de Kharkiv et président de l’Association des villes et communautés de première ligne, s’est déplacé à Bologne pour y renouveler un accord d’amitié et de collaboration noué en 1966 entre les deux villes. Deux jours après, il était également reçu par Stefano Lo Russo, le maire de Turin, et par son conseil municipal.
Devant le parterre d’élus, l’édite ukrainien a évoqué ce qu’il considère comme l’un des défis majeurs de l’après-guerre pour son pays : Kyïv devra être en mesure de fournir des logements à des prix abordables à l’ensemble de sa population, notamment aux réfugiés ukrainiens souhaitant se réinstaller dans leur patrie d’origine. « Après la guerre, il ne suffira pas de reconstruire simplement ce que l’ennemi a détruit. Les Ukrainiens doivent pouvoir vivre mieux ; c’est à cette aune que devra se mesurer le succès du relèvement de l’Ukraine (…). Si une personne vit dans ses valises sans avoir de foyer à elle en Ukraine, elle finira tôt ou tard par s’installer dans un autre pays. Par conséquent, le logement, le soutien social, la reconstruction des infrastructures et le développement des transports ne doivent pas être traités comme des projets isolés, mais s’inscrire dans une vaste politique d'État, visant à favoriser le retour des populations. »
Mettant en valeur l’expérience italienne en la matière, il a cité en exemple le plan Fanfani (du nom du ministre du Travail, Amintore Fanfani) de 1949, connu sous le nom d’INA-Casa. A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il avait permis à de nombreux Italiens d’accéder au logement, tout en constituant un des moteurs du développement et de la croissance économique du pays, stimulant notamment le secteur de la construction.
Sources : Delo, Il resto del carlino, Compte X d’Ihor Terekhov.