Le 16 juillet, le gouvernement Pachinian a approuvé un projet prévoyant le versement en juillet, septembre et novembre prochains de trois nouvelles primes aux hauts fonctionnaires au titre de leur travail accompli durant le premier semestre 2026. Elles doivent permettre de récompenser leurs performances, sur la base d’évaluations qui ne seront pas rendues publiques. Le montant total de l’ensemble de ces versements, financés par l’État, avoisinera les 5 milliards de drams (soit 12 M€).
Pour Varoujan Hoktanian, du Centre anticorruption de Transparency International, cette initiative risque de favoriser la corruption politique si elles se concentre uniquement sur les échelons supérieurs et si les employés aux échelons subalternes n’en bénéficient pas. Or, l’Arménie est classée par la même ONG 65ème sur 182 pays et elle craint donc une aggravation du phénomène. V. Hoktanian interprète cette initiative comme un moyen politique de s’assurer la loyauté de la haute fonction publique à l’occasion des élections des collectivités locales d’automne.
En 2025, le gouvernement Pachinian s’était également versé des primes : 7 millions de drams (16 800 euros) pour chaque ministre et 12 millions (28 800 euros) octroyés au chef du gouvernement.
Ces primes sont déjà critiquées par plusieurs observateurs car, en Arménie, près de 22 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Sources : Armenews, Azatutyun.