Russie : augmentation des importations européennes de GNL de Yamal

Alors que, conformément à leurs engagements, les pays de l’Union européenne ne devraient plus acheter de gaz naturel liquéfié (LNG) russe à partir du 1er janvier 2027, on constate une intensification des importations en 2026.

Sur les huit premiers mois de l’année, des méthaniers ont réalisé 156 livraisons depuis la péninsule de Yamal vers les ports de l’UE pour un volume de 11,39 Mt, soit 10 % de plus que sur la même période de l’année précédente. Les clients européens ont dépensé plus de 7 Mds€ pour acquérir ce gaz.

A ce stade, Yamal LNG, qui dispose d’une capacité de production de 17,4 Mt par an, voit donc son principal débouché en Europe. L’interruption des livraisons en janvier prochain ne sera pas sans conséquence pour l’industrie russe du GNL et, en particulier, pour l’entreprise Novatek.

Pour Alexander Kirk, de l’ONG Urgewald, le 22e paquet de sanctions européennes devrait viser les 14 méthaniers Arc7 et s’assurer que les ports et chantiers navals européens ne contribuent pas à leur maintien en service et à leur accueil. De fait, un nombre important de ces navires sont liés à des entreprises européennes : cinq navires de cette flotte de méthaniers sont gérés par la société grecque Dynagas et six autres par Seapeak Maritime, une société basée en Ecosse.

Pour compenser la perte du marché européen, la Russie veillera sans doute à profiter de la réduction de la banquise arctique pour augmenter ses livraisons vers le Pacifique. Le 11 septembre, sept méthaniers desservant Yamal se trouvaient dans le Pacifique ou en route vers ses eaux.

Sources : Barents Observer, Urgewald.