Parce qu’ils cherchaient à améliorer leurs conditions de vie au cours des dernières décennies et, plus récemment, en raison du conflit avec l’Azerbaïdjan (2020-2023), de nombreux Arméniens ont émigré, notamment dans les pays voisins et en Russie, contribuant à vider le pays de ses forces vives. Ainsi, si on exclut 2020, année de la pandémie de COVID-19 ayant limité les déplacements internationaux, le solde migratoire a toujours été négatif depuis 2010.
Les derniers chiffres analysés par les autorités locales montre que 2025 a constitué un tournant, avec une inversion des tendances migratoires constatées au cours des quinze années passées. En effet, le Premier ministre Nikol Pachinian et la ministre de l’Intérieur Arpine Sargsyan ont récemment indiqué que, l’année dernière, 5 201 747 personnes sont entrées sur le territoire arménien, alors que 5 171 270 en sont sorties, soit un solde positif de 30 477 individus. Un peu moins d’un tiers des personnes concernées, soit 8 660, représente le solde migratoire de citoyens possédant la citoyenneté arménienne.
L’engagement en faveur d’un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en mars 2025 ne semble pas étranger à cette évolution des flux migratoire. Dans le même temps, la guerre d’Invasion de l’Ukraine a été défavorable à l’économie russe. Ainsi, ce vaste pays est devenu moins attractif pour les jeunes actifs arméniens qui, pour la plupart, sont pro européens et souhaitent un rapprochement significatif de leur pays avec Bruxelles.
Pour A. Sargsyan, on peut voir dans ces changements de flux migratoires une évbolution tendancielle, avec la fin d’une période d’émigration massive de la population arménienne et des signes d’un phénomène de retour des migrants en Arménie.
Sources : amnews, ARMENPRESS.