En répercussion de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement serbe a dû intervenir à plusieurs reprises depuis le mois de mars 2026 afin d’éviter des pénuries de carburant et de limiter les effets inflationnistes.
En effet, la Serbie a été fortement touchée par les conflits internationaux de fait de sa forte dépendance énergétique et de l’usage, encore très fréquent, du diesel et de l’essence au quotidien.
En conséquence, le gouvernement serbe a adopté une série de mesures visant à amortir le choc inflationniste et éviter une pénurie de carburant qui pourrait non seulement causer des tensions sociales mais aussi un ralentissement abrupt de l’activité économique. La ministre des Mines et de l’Energie, Dubravka Djedovic-Handanovic, a annoncé le 30 avril 2026 la mise à disposition de 30 000 tonnes de diesel provenant des réserves de l’État et la prolongation de l’interdiction d’exportation de diesel, de pétrole brut et d’essence (quel que soit le moyen de transport), et ce pendant encore un mois. Ces mesures s’accompagnent d’une baisse de 25 % sur les droits d’accise sur le carburant afin d’assurer l’approvisionnement du marché serbe et de soutenir l’activité économique dans son ensemble.
En dépit des efforts mis en place pour diversifier son mix énergétique via le Green Agenda for the Western Balkans, la Serbie demeure fortement dépendante des cours mondiaux et son gouvernement continue d’observer de près les évolutions sur la scène internationale.
Source : Vlada Republike Srbije, Danas.rs, Nova.rs, rts.rs.