Une étude réalisée récemment par le Centre d’analyse Advanter Group révèle que la majorité des PME ukrainiennes sont en grande difficulté depuis plusieurs mois, en raison de la hausse des coûts d’exploitation et de la diminution de leur rentabilité. L’indicateur moyen d’efficacité des PME a chuté de plus de 16 % par rapport à 2025. 85 % entrepreneurs dénoncent une augmentation de leurs coûts d’exploitation, qui s’élèveraient en moyenne à plus de 19 % et sont donc difficiles à absorber dans le contexte actuel.
Pour plus de 60 % des sondés, les principales charges à l’origine de cette hausse des coûts sont liées à l’augmentation des prix de l’énergie (électricité et gaz), de la logistique, du transport, ainsi que les charges salariales. Sur un marché bien portant, ces surcoûts pourraient être absorbés par une adaptation des prix de vente au consommateur ou au client mais, en période de guerre, la demande est faible et ne permet pas de compenser ces coûts par une hausse des prix. De plus, l’imprévisibilité des futures actions de l’État contribue à aggraver cette situation délétère. C’est également le cas de la pénurie de personnel qualifié, liée à la mobilisation d’actifs sous les drapeaux. Au printemps, deux des principaux « reproches » adressés par les entrepreneurs aux autorités étaient les refus d’exemption de service militaire et les contrôles inopinés.
Selon les prévisions du Centre, si la situation économique des PME n’évolue pas plus favorablement rapidement, 28,8 % d’entre elles pourraient fermer leurs portes au cours des prochains mois. En juillet, plus de 6 000 dossiers de faillites d’entreprise avaient été déposés devant les tribunaux locaux. Les entreprises les plus anciennes (fondées avant 2022) semblent les plus menacées, car elles étaient taillées pour un marché en bonne santé. Les structures les plus jeunes ont appris à vivre avec la guerre et donc à faire preuve d’une plus grande flexibilité ; une qualité vitale pour survivre au cours des prochains mois.
Sources : Advanter Group, Delo.