Selon les statistiques fournies par Eurostat, la Bulgarie a vu la part de sa population exposée à la pauvreté passer de 22,6 % en 2019 à 7,3 % en 2025. Cette tendance favorable montre que la qualité de vie s’est sensiblement améliorée dans ce pays des Balkans au cours des dernières années, malgré les crises affectant le monde.
Si cet indicateur est encourageant, il ne doit pas faire oublier la grande disparité en matière de revenu disponible observée au sein de cette même population : l’écart de revenus entre les riches et les pauvres y est le plus important de l’UE. En 2025, le coefficient de Gini (mesurant le niveau d’inégalités de revenus) en Bulgarie atteint 37,7 alors que la moyenne pour l’UE est de 29. Pour rappel, plus l’indicateur est élevé, plus les disparités en matière de revenu disponible sont importantes.
Le haut coefficient de la Bulgarie montre indéniablement que, malgré les efforts réalisés pour améliorer le niveau de vie des Bulgares depuis l’adhésion à l’UE, les fruits de la croissance économique n’ont pas été répartis équitablement au sein de la population. Ces inégalités s’expliquent pour partie par l’accélération de l’enrichissement des plus riches (grands entrepreneurs, hommes d’affaires et propriétaires d’actifs ou en biens immobiliers), creusant l’écart avec le reste de la population (travailleurs pauvres, retraités, minorité rom), affectée dans le même temps par de multiples crises et par l’inflation, l’une des plus élevées de l’UE.
Les différences de revenus entre riches et pauvres se sont accrues après la fin de la période socialiste, notamment pendant les années 2010. En Bulgarie, l’indicateur de Gini est élevé depuis plus d’une quinzaine d’année. Il a toutefois légèrement diminué entre 2024 (38,4) et 2025, poursuivant une tendance à la baisse depuis le pic historique de 2019 (40,8).
Sources : Eurostat, BGNES, Mediapool.