Serbie : le pouvoir en quête de popularité dans la perspective de prochaines élections législatives

Depuis la chute de l’auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024 et le décès de 16 personnes, les majorités nationalistes présidentielle et gouvernementale font face à la contestation d’une partie de la population serbe, emmenée par les étudiants.

Le 11 avril, l’ancien maire de Novi Sad et ancien Premier ministre Miloš Vučević (Parti progressiste serbe - SNS), désormais conseiller du président Aleksandar Vucic (SNS) a déclaré que des élections législatives anticipées (Parlement monocaméral de 240 membres) seraient organisées avant la fin de l’année. La date n’est pas encore fixée, car aucun accord n’a été trouvé avec les grandes formations politiques et parce que la majorité se consacre officiellement à la défense des « intérêts de la population serbe » dans un contexte international tendu qui n’épargne pas le pays, notamment du fait de la crise pétrolière liée à la guerre contre l’Iran. « Il faut bien que quelqu’un veille à l’approvisionnement en carburant de nos stations-service, à la disponibilité du gaz, au bon fonctionnement des entreprises, à un approvisionnement régulier et suffisant des ménages et au bon fonctionnement de l’État », a expliqué le conseiller présidentiel. Le pouvoir estime que, s’il rassure les ménages et joue suffisamment son rôle régalien de protecteur au cours de la crise actuelle, une partie de l’électorat pourrait finalement apporter son soutien au SNS.

Le gouvernement souhaite obtenir la paix sociale par le dialogue. Ainsi, M. Vučević a expliqué que la majorité se battait pour la conservation de chaque emploi en Serbie et pour des augmentations de salaires (notamment du salaire minimum) et de pensions de retraite avec des objectifs de revalorisation fixés pour 2030.

Le conseiller a également souligné l’importance des discussions proposées par le président A. Vučić aux différents partis politiques actifs au sein de l’Assemblée : « Voulez-vous des élections ? Alors il faut dialoguer. Il faut dialoguer avec celui qui est chargé de les convoquer. »

Sources : Danas, N1, Insajder TV, NIN.