L’atterrissage, les 19 et 20 février, de plusieurs avions militaires américains sur l’aéroport de Sofia a suscité un débat en Bulgarie, sur fond d’escalade entre États-Unis, Israël et Iran. Des appareils de transport et de ravitaillement KC-135, C-130 et C-17 ont en effet été signalés, entraînant la suspension temporaire de certains vols civils et des interrogations sur un éventuel soutien logistique à des opérations au Moyen-Orient.
Les autorités ont d’abord cherché à apaiser les tensions : le ministre de la Défense par intérim, Atanas Zapryanov, a affirmé que la Bulgarie n’était pas impliquée dans les frappes américano-israéliennes contre l’Iran intervenues le 28 février. Selon lui, la présence de ces avions relève des engagements alliés et de la coopération avec l’OTAN, sans participation directe à des opérations de combat. L’ambassade des États-Unis en Bulgarie a quant à lmui affirmé que la présence de ces aéronefs s’expliquait par des « activités de formation et de soutien ».
La controverse a néanmoins pris une dimension politique. En période d’instabilité gouvernementale, plusieurs députés ont dénoncé l’absence de consultation parlementaire préalable. Les ministres par intérim de la Défense et des Affaires étrangères, A. Zapryanov et Nadejda Neynsky, ont été entendus à l’Assemblée nationale pour expliquer les conditions d’autorisation des atterrissages.
Le parti Vazrazhdane (Renaissance) ainsi que le parti ITN (Il y a un tel peuple) ont exprimé leurs inquiétudes pour la sécurité nationale, estimant que cette présence pourrait exposer la Bulgarie à des risques indirects dans un contexte régional tendu. Ils ont appelé à davantage de transparence et à une position prudente.
Sources : BNT, Novinite, Nova.bg.