Dans un entretien accordé le 25 octobre au journaliste Pavel Zaroubine (chaîne Vesti), Vladimir Poutine a affirmé que la Russie n’avait jamais refusé de fournir des ressources énergétiques aux pays européens.
Selon lui, les informations évoquant une interdiction de livraison de ces « matières premières bon marché », à savoir pétrole, gaz et minerai d’uranium, sont des allégations infondées. Pour le Président russe (qui semble oublier qu’au printemps 2022, c’est la Russie qui a bloqué le gazoduc Iamal traversant la Pologne à la fois au titre de contre-sanctions russes et parce que Varsovie refusait de se conformer à la toute nouvelle exigence de paiement des livraisons en roubles), ce sont les pays européens qui ont refusé et continuent de refuser de s’approvisionner en produits énergétiques russes. Ce sont eux aussi qui « envisagent de renoncer à ce qu’ils reçoivent encore de la Russie. Et ils en reçoivent, d’ailleurs, beaucoup », a-t-il précisé, précisant que le gaz naturel liquéfié russe (GNL) occupe encore 20 % du marché européen.
Pour précision, en 2027, les pays de l’UE vont cesser toute importation de GNL russe (1er janvier pour les contrats de long terme).
Le Président russe a affirmé que nombre d’entreprises étrangères quittaient la Russie « sous la pression de leurs propres gouvernements », précisant que « nos amis de ces pays en avaient presque les larmes aux yeux » mais que les autorités russes s’efforçaient dans le même temps de créer des conditions favorables pour ces entreprises : certaines d’entre elles avaient d’ailleurs réussi à rester et à poursuivre leurs activités sur le marché russe.
Sources : chaîne Telegram de Pavel Zaroubine, Kommersant.