Géorgie : aux portes de l’OTAN

Reçu le 29 septembre par le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, le Premier ministre géorgien Guiorgui Garakhia s’est vu notifier le fait que, pour l’Alliance, la Géorgie apparaissait désormais comme l’un des partenaires les plus importants, notamment du fait de son engagement en faveur de la sécurité commune.

En effet, la mobilisation de troupes géorgiennes au sein de la mission de formation de l’OTAN en Afghanistan est très appréciée par l’Alliance. En 2020, celle-ci a renforcé son partenariat avec Tbilissi, notamment au profit de la sécurité dans la région de la mer Noire (organisation d’exercices militaires communs dans la région, partage des données collectées par les radars de contrôle de la sécurité aérienne, lutte contre les menaces hybrides).

J. Stoltenberg n’a pas négligé la question de l’intégrité territoriale de la Géorgie, appelant une fois de plus la Russie à revenir sur sa décision de reconnaître l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud et à en retirer ses troupes.

Le Secrétaire général a accordé un satisfecit à la Géorgie au regard des réformes accomplies dans le pays, notamment en matière de modernisation des forces armées, de consolidation de la démocratie et d’évolution du système judiciaire.

« J’encourage la Géorgie à se préparer à l’adhésion », a-t-il conclu, alors que le pays est à la veille d’élections qui auront sans doute valeur de test de démocratie. G. Gakharia a confirmé la volonté de Tbilissi de procéder à des réformes « multidirectionnelles » et a souligné le rôle de son pays dans la sécurité de la mer Noire.

 

Sources : NATO.int, Georgia Today, RFE/RL.

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