Après avoir déclaré le 5 juin que les Ukrainiens devaient se préparer au pire scénario, à savoir que la Russie entraîne le Bélarus dans la guerre contre l’Ukraine, le porte-parole du Service des frontières d’Ukraine Andriy Demchenko, a assuré que les garde-frontières ukrainiens n’avaient pas constaté d’augmentation des effectifs militaires russes le long de leur frontière.
Kyiv, de son côté, poursuit la fortification de sa frontière septentrionale, par laquelle les Forces armées russes avaient pénétré en Ukraine lors de l’offensive d’ampleur du 24 février 2022. Kyiv justifie ce renforcement de sa limite septentrionale par les « provocations » du Bélarus qui, en faisant peser l’ambiguïté d’une possible menace en direction de Kyiv et des régions occidentales du pays, tendent à fixer des moyens militaires ukrainiens au Nord, alors qu’ils sont essentiels à l’Est et au Sud. Le risque serait que le Bélarus contribue à couper les voies logistiques, essentielles à la défense de l’Ukraine.
En revanche, A. Demchenko note que la Russie intensifie ses pressions sur Minsk et que, depuis quelques semaines, ses attaques de drones contre l’Ukraine se multiplient via le territoire bélarusse : « Le Bélarus n'a en aucune manière condamné ces actions. La plupart des drones que la Russie lance pour mener des attaques massives contre l'Ukraine pénètrent sur le territoire bélarusse et le traversent pour ensuite survoler les régions de Kyiv et de Jytomyr avant de frapper en Ukraine ».
Le 26 mai, le commandant de la Force des systèmes sans pilote des Forces armées ukrainienne, Robert Brovdy, a averti le président en exercice bélarusse Aliaksandr Loukachenka qu’en cas d’agression de son pays contre l’Ukraine, Kyiv serait en mesure de toucher 500 cibles bélarusses. De leur côté, les autorités bélarusses accusent l’Ukraine de mener des incursions de drones sur le Belarus et d’avoir tenté de frapper des infrastructures frontalières, affirmations fermement démenties par Kyiv.
Sources : Euroradio.fm/ru, Charter97.org, Unitedmedia24.com.