Bulgarie : avec l’euro, hausse des prix et réactions citoyennes

Trois mois après l’adoption de l’euro, le 1ᵉʳ janvier 2026, l’intégration de la Bulgarie dans la zone euro continue de susciter des réactions contrastées dans le pays, centrées sur les prix à la consommation, et ce même si l’administration affirme que la transition monétaire se déroule techniquement bien.

Depuis janvier, les Bulgares ont été invités à signaler toute irrégularité ou abus liés à la conversion des prix, aux services bancaires ou à l’assurance. Des instances telles que la Commission pour la protection des consommateurs ou l’Agence nationale des recettes ont été saisies de multiples fois par les consommateurs, permettant de faire remonter des cas de mauvais étiquetage ou de mauvais calcul lors de l’affichage des prix en euros et en leva (par exemple, des erreurs d’arrondi ou des écarts dans les tarifs). Ces signalements font partie d’un mécanisme de surveillance active du marché durant la phase d’adaptation à la nouvelle monnaie. L’Agence nationale des revenus (NAP) aurait infligé des sanctions financières à plusieurs commerçants pour des pratiques considérées comme des majorations injustifiées dans les prix de certains biens, totalisant environ 200 000 leva (100 000 euros).

Le débat se porte notamment sur l’évolution du prix des carburants, une forte augmentation pouvant avoir un effet domino sur l’ensemble des coûts des biens et services, notamment en raison de coûts de transport plus élevés.

L’adoption de l’euro suscite des perceptions contrastées au sein de la population. Dans un sondage en ligne réalisé début mars 2026 par le média Novinite, 38,8 % des répondants estiment que la nouvelle monnaie conduit à une hausse des prix et va alimenter l’inflation, tandis que 34 % y voient une opportunité de stabilité économique à plus long terme.

Sources : Novinite, Marica.bg, Segabg, BnrNews.bg, Dunavmost.com, Bgonair.bg, Chernomore.bg.