Le 20 janvier 2026, Viktor Orbán a officiellement accepté de siéger au Conseil pour la paix initié par Donald Trump, aux côtés de dirigeants tels que Benjamin Netanyahou, Javier Milei ou Narendra Modi. Ce conseil, présenté par le Président des Etats-Unis comme une initiative privée visant à « restaurer l’ordre mondial », rassemble exclusivement des dirigeants connus pour leur autoritarisme, leur conservatisme radical ou leur méfiance à l’égard du multilatéralisme.
« Je suis très honoré de contribuer à cette cause aux côtés du président Trump », a déclaré le Premier ministre hongrois dans une lettre publiée dans Magyar Közlöny, le journal officiel du gouvernement. V. Orbán y exprime sa conviction qu’avec Trump, « la paix est non seulement souhaitable, mais réalisable », une formule révélatrice d’un alignement politique affirmé avec la droite trumpiste, au mépris des institutions transatlantiques.
Ce rapprochement avec un président américain non mandaté par son pays peut être vu comme un nouvel acte de défi de Budapest vis-à-vis de Bruxelles et de l’OTAN, visant à inscrire la Hongrie dans une communauté d’intérêts avec les souverainistes et populistes mondiaux. Ainsi, V. Orbán confirme son ambition d’ancrer la diplomatie hongroise autour d’un axe conservateur mondial. Alors qu’il tourne ostensiblement le dos au consensus européen en matière de sécurité, de climat, de droits humains et d’État de droit, il ne s’agit plus seulement, désormais, d’un « illibéralisme à la hongroise », mais d’un projet assumé de participation à une recomposition internationale autour de valeurs autoritaires.
Officiellement, Budapest justifie cette participation au nom de la paix. Mais, dans les faits, en rejoignant ce cénacle, V. Orbán contribue à brouiller les frontières entre diplomatie, propagande et stratégie électorale, tout en consolidant son image de chef de file des droites illibérales.
Sources : Mandiner.hu, Hirado.hu, Privátbankár.hu.