Le parti Slovaquie progressiste dénonce la perte de la nationalité pour les couples de même sexe mariés à l’étranger

Le 17 mai était commémorée la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie, la transphobie et l'intersexophobie. La formation sociale-libérale Slovaquie progressiste (PS) a déposé à cette occasion un recours auprès de la Cour constitutionnelle de la République slovaque pour empêcher la perte de la nationalité slovaque pour les couples de même sexe mariés à l’étranger. Elle fonde sa demande sur la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne qui a établi que les États membres sont tenus de reconnaître les mariages homosexuels contractés dans un autre État membre.

Le parti a cité en exemple le cas d’un de ses anciens compatriotes dénommé Lukáš, qui a perdu la nationalité slovaque en 2024 après avoir épousé un Britannique en 2022 et acquis la nationalité de son époux : ainsi, « des citoyens slovaques sont pénalisés par la perte de leur nationalité slovaque simplement parce qu'ils expriment leur amour et leur désir de fonder une famille ».

Ces pertes de nationalité interviennent alors que le pays a enregistré en 2025 le plus grand nombre de départ de Slovaques à l’étranger depuis 20 ans. Slovaquie progressiste souligne que la politique gouvernementale a ainsi aggravé le phénomène d’émigration qui diminue le nombre d’actifs slovaques.

Dénonçant le positionnement conservateur de son pays, Lucia Plaváková, vice-présidente de PS, a déclaré que « la Slovaquie est en train de devenir le dernier musée à ciel ouvert de l’homophobie au sein de l'Union européenne », soulignant que même la Pologne conservatrice reconnaissait les mariages homosexuels contractés à l’étranger.

Le député socialiste Michal Sabo a, pour sa part, indiqué que selon le classement de l’organisation ILGA-Europe des pays européens en matière de protection des droits des personnes LGBTI+, la Slovaquie occupait seulement la 35e place, reléguant Bratislava en queue de peloton.

Sources : 24 hodín, SITA, Facebook.