Le 28 février, le Conseil de sécurité de la République d’Arménie s’est réuni afin d’évaluer les conséquences possibles pour l’Arménie des frappes israéliennes et américaines sur l’Iran. Un groupe de travail a immédiatement été créé, rassemblant les principaux représentant de haut niveau de l’Etat.
Les commentaires vont néanmoins bon train dans le pays. Le député de l’opposition Tigran Abrahamyan reproche au gouvernement sa légèreté alors que, selon lui, les conséquences de ces frappes se feront forcément sentir pour l’Arménie : une vidéo du Premier ministre Nikol Pachinian a circulé le même jour, le montrant en campagne en province déguster des pirojki avec le président de l’Assemblée nationale.
Le 24 février, le ministre arménien Suren Papikyan était en Iran où il rencontrait son homologue Aziz Nasirzadeh ainsi que le chef d’Etat-major des Forces armées iraniennes Abdolrahim Mousavi afin de discuter de coopération bilatérale dans le domaine de la défense et de sécurité régionale.
Le 28 février, le ministère arménien des Affaires étrangères a appelé ses concitoyens présents en Iran et Israël à la plus grande prudence, tandis que les liaisons aériennes entre Erevan et les Emirats arabes unis ont été interrompues, laissant un nombre indéterminé de citoyens arméniens coincés à Dubaï et Abu Dhabi.
Erevan s’attend à un possible afflux de populations via sa frontière avec l’Iran. L’ambassade de Russie à Téhéran a invité ses ressortissants à quitter le pays aussi vite que possible, par voie terrestre via l’Arménie (poste-frontière de Nurduz/Agarak) et l’Azerbaïdjan (poste-frontière d’Astara, le franchissement de cette frontière étant soumise à autorisations préalables des autorités azerbaïdjanaises).
Sources : News.am, ArmInfo.info, Armenpress.