Les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, longtemps conflictuelles, sont en voie d’amélioration, en vue de la signature définitive d’un accord de paix, paraphé sous l’égide des Etats-Unis en 2025.
Dans la région, l’administration Trump parie sur l’intérêt des deux pays à coopérer sur des questions économiques et stratégiques pour maintenir durablement la paix. Un des projets pour concrétiser cette collaboration est l’emblématique TRIPP (Trump Road for International Peace and Prosperity) au travers duquel l’Azerbaïdjan, les États-Unis et l’Arménie s’entendent pour améliorer la connectivité des infrastructures (transport, énergie) entre l’Azerbaïdjan et la région du Nakhitchevan via le territoire arménien.
Ce rapprochement entre anciens pays ennemis a permis le 22 juin la signature d’un accord commercial bilatéral sur l’acheminement du trafic Internet entre l’entreprise arménienne Telecom Armenia et la firme azerbaïdjanaise Azertelecom. Le dispositif prévu par cette entente garantit la diversification des voies régionales de connectivité, l’acheminement du trafic Internet grâce aux infrastructures existantes, à savoir le réseau contrôlé par Telecom Armenia et Azertelecom. Il s’agit, selon le communiqué commun diffusé par les opérateurs, de « promouvoir une coopération plus large au sein du secteur des télécommunications dans toute la région ». L’entente est de nature à contribuer à la modernisation des systèmes et à accroître l’accès à Internet des populations des deux pays (81 % des Arméniens avaient accès à Internet en 2024, 90 % des Azerbaïdjanais la même année).
L’alliance entre les deux opérateurs repose presque entièrement sur les intérêts économiques mutuels de Bakou et Erevan, plus précisément sur une collaboration entre les fleurons du domaine des télécoms des deux pays. Pour pouvoir entrer réellement en vigueur sur le territoire arménien, cet accord nécessite encore l’approbation du Service de sécurité nationale de l’Arménie.
Sources : Azertag, Team Telecom Armenie, Banque mondiale.