Bulgarie : Sofia défendra ses ‘intérêts nationaux’ lors des négociations sur le 21e paquet de sanctions contre la Russie

À l’approche de l’adoption du 21e paquet de sanctions de l’Union européenne contre la Russie, la Bulgarie entend défendre certains intérêts nationaux sans remettre en cause son soutien à la politique européenne envers l’Ukraine. Le président Roumen Radev a annoncé que Sofia formulerait des réserves sur plusieurs dispositions du texte si elles risquaient d’affecter l’économie ou la sécurité énergétique du pays.

Les préoccupations bulgares concernent principalement la raffinerie Lukoil Neftochim de Bourgas, essentielle à l’approvisionnement du marché national en carburants. Elles interviennent alors que LITASCO, principal actionnaire de Lukoil Bulgarie, a récemment levé la saisie des livraisons de pétrole à destination de la raffinerie. Malgré cette évolution, Sofia estime que de nouvelles restrictions européennes pourraient fragiliser le fonctionnement du site, perturber les chaînes logistiques et renforcer le risque d’un contentieux arbitral avec l’entreprise.

La Bulgarie s’oppose également à l’inscription du patriarche russe Kirill sur la liste des personnes sanctionnées. L’Italie s’est jointe à cette position, estimant que les sanctions ne devraient pas s’étendre au domaine religieux.

Les autorités bulgares précisent toutefois que cette réserve ne remet pas en cause leur condamnation de l’agression russe contre l’Ukraine ni leur participation au consensus européen.

La ministre des Affaires étrangères, Velislava Petrova-Chamova, a déclaré que la Bulgarie ne bloquait pas le futur paquet de sanctions mais défendait ses intérêts nationaux dans le cadre des négociations, une pratique courante avant toute décision adoptée à l’unanimité au Conseil de l’Union européenne.

Sources : BNT News, bTV Novinite, Conseil de l’Union européenne.