Le Haut Karabakh entre guerre et paix: Reportage

L’enclave du Haut-Karabakh est un territoire un peu plus grand que la Corse. Cette entité ethnique et culturelle arménienne en territoire azerbaïdjanais a proclamé unilatéralement son indépendance par référendum le 10 décembre 1991.


Parc d'attration à Stepanakert

Un conflit armé violent éclate à l’hiver 1992. C’est l’un des plus destructeurs ayant surgi après l’effondrement de l’Union soviétique en termes de morts (au moins 30 000 morts civils et militaires) et de déplacements de population (400 000 réfugiés arméniens d'Azerbaïdjan et 800 000 réfugiés azéris d'Arménie et du Karabakh).

Toutes les photographies ont été prises par l'auteur en août 2007.

1. Village de Vank

Le monastère de Gandzasar, monument le plus emblématique du Haut-Karabakh, surplombe le village de Vank et la verte vallée de Khatchen. Il est aujourd’hui un lieu important de pèlerinage arménien.

2. Char détruit sur la route menant au monastère de Dadivank

Le monastère de Dadivank se situe non loin de la limite du territoire du Haut-Karabakh. Plusieurs carcasses de chars rouillées parsèment la route tortueuse qui y mène.

3. Pierre tombale de soldat

Sur les stèles contemporaines en marbre noir sont gravés les portraits réalistes des défunts. Nombreuses sont celles qui représentent de jeunes hommes en treillis et en armes, victimes du conflit du Haut-Karabakh.

4. Cathédrale du Saint-Sauveur, Chouchi

La cathédrale Saint-Sauveur avait été convertie en entrepôt d'armes et de munitions par les Azéris. Aujourd’hui restaurée, l'éclatante église blanche se dresse fièrement au-dessus de la ville.

5. Ruines de Chouchi

Capitale historique du Haut-Karabakh, Chouchi a subi de graves dommages en 1992 lors du conflit armé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Chouchi a perdu 60 000 habitants en vingt ans. Ville fantôme, seules 3 500 personnes y vivent actuellement.

6. Kiosque de couture, Stepanakert

Stepanakert est la capitale de la république auto-proclamée. Grandement affectée par la guerre, la ville se redresse depuis peu, principalement grâce aux investissements provenant de la diaspora arménienne.

* Photographe, il photographie les frontières européennes qui ont, depuis les accords de Schengen, redessiné le territoire, ainsi que les postes-frontières désaffectés à l’intérieur de l’UE (compte : nicolas fussler).

Vignette : Stepanakert (Nicolas Fussler, août 2007)

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