Pour l’OTAN, la Russie n’a pas à interférer dans les décisions de pays souverains

À l’occasion du Youth & Leaders Summit du 18 janvier 2021, le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a déclaré que la Russie n’avait aucun droit à intervenir dans les décisions souveraines de démocraties à rejoindre l’Alliance atlantique.

Il a rejeté l’idée selon laquelle l’élargissement de l’OTAN serait une action agressive à l’égard de la Russie et justifierait de la part de Moscou un usage de la force, notamment dans le Donbass ukrainien ou en Géorgie : « Je pense que nous devons revenir aux bases. L’essentiel est que tous les pays européens ont signé l’Acte final d’Helsinki – ainsi que de nombreux autres documents – qui stipulent clairement que les nations ont le droit souverain de choisir leur propre voie. Il est évident que les nations souveraines devraient avoir et doivent avoir le droit de décider de leur propre voie, y compris du type d’arrangement de sécurité dont elles veulent ou ne veulent pas être parties. ».

Le Secrétaire général a cité le cas des États baltes qui, après avoir été de fait membres de l’URSS, ont décidé de rejoindre l’Alliance. Cette dernière n’a jamais forcé qui que ce soit. Et d’évoquer la Finlande et la Suède dont l’OTAN respecte totalement le choix souverain à ne pas être membres

La Géorgie souhaite devenir membre de l’OTAN et la Russie n’a pas à entraver ce processus, a précisé J. Stoltenberg. « Qui plus est, ce que la Russie a fait en Abkhazie et en Ossétie du Sud, en violant l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie, un pays indépendant, est inacceptable. C’est la même chose avec l’Ukraine, l’annexion illégale de la Crimée, la déstabilisation du Donbass, de l’Ukraine de l’Est. Il s’agit d’une violation des principes fondamentaux et absolus qui doivent permettre de créer un monde stable et pacifique. »

J. Stoltenberg a rappelé que l’OTAN était présente par diverses coopérations en Géorgie et en Ukraine mais cherchait aussi des solutions politiques. Qu’il s’agisse des conflits plus ou moins gelés de Moldavie ou du Haut-Karabagh, la souveraineté devait rester le maître-mot.

 

Sources : Nato.int, Ukrinform.net.

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