Lituanie : pas de pressions sur le ministre des Affaires étrangères

Le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis, en poste depuis décembre 2020, a non seulement le sens de la formule mais, plus largement, la volonté de tenir à distance toute tentative de faire pression sur son pays.

Largement diffusée, sa réplique adressées à la demande de Minsk d’extrader l’opposante bélarusse Sviatlana Tsihanouskaya, réfugiée à Vilnius depuis l’été dernier, a fait mouche : « Il fera froid en enfer avant que nous n’examinions vos demandes ! », précise le communiqué publié par le ministère lituanien des Affaires étrangères. Pour le ministre, la Lituanie doit continuer d’être un abri pour toutes les personnes persécutées par leur régime, et la demande formulée par les autorités bélarusses le 5 mars n’a aucune chance d’être entendue.

Gabrielius Landsbergis n’en est pas à sa première déclaration attestant la fermeté de sa posture à l’égard de pressions extérieures. En février, commentant l’argumentaire de son homologue russe Sergueï Lavrov qui avait affirmé que Moscou serait prêt à rompre les liens avec l’UE si celle-ci lui imposait de nouvelles sanctions, le ministre lituanien avait déclaré que ces menaces ne devaient en aucun cas entamer l’unité européenne, qui repose sur des valeurs : si la Russie « pense que se battre pour ce genre de valeurs est un problème et qu’il faut interrompre les relations diplomatiques, c’est son choix ; mais cela ne devrait pas dissuader l’Europe de défendre ce qui est juste ». Pour G. Landsbergis, la déclaration de S. Lavrov n’est que de « du bruit destiné à détourner l’attention ».

Sources : LRT.lt, The Baltic Times, Charter97.org, Belsat.eu.

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