Roumanie : un soutien présidentiel affirmé à Kyiv et Chisinau

Lors du discours aux ambassadeurs étrangers du 15 janvier 2026, le président Nicușor Dan, europhile convaincu, a réaffirmé son soutien à l’Ukraine et à la Moldavie, deux de ses voisins directs menacés par l’impérialisme russe. La Roumanie souhaite une « paix rapide et durable, assortie de fermes garanties de sécurité pour l’Ukraine, à laquelle elle est prête à contribuer de manière substantielle ». N. Dan a dit soutenir les efforts de négociation du président Donald Trump mais a souligné que la Russie devait « abandonner son approche contre-productive et cesser de saper les efforts de paix ». Comme « rien n’indique que la Russie soit véritablement intéressée par des négociations, seule une pression accrue à son encontre, y compris par des sanctions, peut l’amener à la table des négociations ». Sur ce dossier, les Européens doivent faire preuve de courage, car ils « ne peuvent se permettre d’échouer ». C’est pourquoi la solidarité de Bucarest avec le peuple ukrainien se poursuivra en 2026 aux plans humanitaire, politique, économique et sécuritaire.

Le chef de l’État a réservé la seconde partie de son discours à la Moldavie, qui demeure une des priorités de la politique étrangère roumaine, reconnaissant que « l’agression russe affecte directement » ce pays et assurant Chisinau du soutien de Bucarest en vue de son adhésion à l’UE. Cette perspective permettra à la Moldavie de se développer économiquement, de se moderniser et surtout de mieux lutter contre l’ingérence extérieure, dont elle est victime depuis son indépendance et qui s’est exprimée lors des dernières élections.

Le chef de l’État roumain a réitéré son propos le 23 janvier lors d’un sommet du Conseil européen à Bruxelles, tout en précisant que l’union de la Roumanie avec la Moldavie, évoquée un temps par la Présidente moldave n’était pas à l’ordre du jour car pas soutenue massivement par l’opinion publique moldave.

Sources : Stirile Pro TV, AGERPRESS, Moldpress.