Début février 2026, la Première ministre de Lituanie Inga Ruginienė (Parti social-démocrate) a déclaré qu’en ouvrant un bureau de représentation de Taïwan en 2021 à Vilnius, sans coordination avec l’Union européenne et avec les Etats-Unis, la Lituanie avait « sauté devant un train et perdu ». Selon elle, la meilleure approche dans les relations avec la Chine est celle d’une position européenne unifiée.
Pékin n’a pas tardé à réagir, par la voix du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Lin Jian qui a déclaré que la porte pour le dialogue avec Vilnius restait ouverte : « Nous espérons que la Lituanie va transformer sa volonté d’améliorer les relations bilatérales en actions concrètes et va corriger son erreur dès que possible. »
Les deux pays ont en effet vu leurs relations bilatérales se dégrader depuis l’ouverture de ce bureau de représentation. Depuis mai 2025, il n’y a même plus de diplomates chinois accrédités en Lituanie. Le nouveau gouvernement de I. Ruginienė, lui, a bien inscrit au titre de ses priorités le rétablissement des relations diplomatiques avec la Chine au même niveau que dans les autres pays de l’UE.
La cheffe du gouvernement a néanmoins précisé que toute normalisation serait progressive et impérativement coordonnée avec les partenaires de la Lituanie : « Il est très difficile de reconstruire ce qui a été détruit ; nous avançons vers une situation où nous ne sommes plus ennemis mais entretenons au moins des relations plus normales, techniques et professionnelles », a-t-elle précisé.
Sources : Lrt.lt, Reuters.